mercredi, juillet 20, 2005

Tiens! un bas! Et si nous nivellions vers lui?

Quand je lis une ânerie comme ça, je tombe en bas de ma chaise.

Ça fait plusieurs fois que j'entends des trucs du genre. On ne donne plus de notes aux étudiants au primaire: trop de stress pour performer. On ne fait plus redoubler les cancres, trop dommageable pour leur dévelloppement. Tim Horton fait une ligue pour apprendre à jouer au soccer aux jeunes de Montréal mais on ne compte pas les points, car l'important c'est de s'amuser. Tout ce charabia me rend dingue et me fout la frousse d'avoir des enfants.

Nous encourageons de plus en plus nos jeunes avec du renforcement positif: on leur dit qu'ils sont spéciaux, qu'ils sont uniques et ce même s'ils sont fantabuleusement ordinaires. Je veux bien comprendre que c'est difficile d'être objectif quand on a le fruit de notre union sur la selette. Mais bordel de merde, des fois nos enfants ont besoin d'un coup de pied au cul pour se rappeller que tout ne leur est dû.

J'ai entendu dans un reportage récemment que la nouvelle vague aux États-Unis c'est d'empêcher les jeunes de jouer à "la tag". En effet la traditionnelle tag était trop compétitive et certains enfants se sentent brimés d'être moins rapides que les autres. On joue maintenant à Cercle d'ami. Un jeu qui consiste à choisir un élève et tous les autres lui font un compliment afin de monter son estime de lui.

Et maintenant les 'échecs' seront appelés des 'succès reportés'... ... ... je suis littéralement incapable d'adresser une énormité aussi horrible.

J'ai grandi dans les années '70-'80, j'ai été un de ces enfants qui n'étaient pas bons à la tag, ni au ballon-chasseur, ni à la plupart des sports de la cours de récré. Même aujourd'hui, je manque de coordination générale ce qui fait que je sais que je ne suis pas fait pour la vie d'athlète professionnel. Mais dans la classe, excusez mon manque d'humilité, j'étais bon. Ma confiance en moi, je l'ai bâtie autour de ma réussite scolaire, que je sois incapable de faire une passe décente au voley-ball ne m'a jamais nui (sauf quand j'ai joué au voley-ball).

Quel genre de monde s'attend-t-on de voir les enfants d'aujourd'hui évoluer demain? S'ils n'ont jamais connu l'échec (pardon, le succès reporté), comment comprendront-ils que dans certains aspects de leur vie ils devront être meilleur ou mourrir?

Imaginez un monde ou on ne compare jamais personne entre eux de peur d'érafler leur estime d'eux.
  • Fini les couples de belles filles et beau gars. Les couples seront maintenant choisis au hasard et afin de ne pas encourager un sentiment de jalousie, les couples seront refaits à chaque 2 semaines.
  • Plus besoin de présenter une soumission compétitive lors d'un appel d'offre, suffit seulement de mentionner qu'on aimerait faire le projet et qu'on attend depuis longtemps depuis notre dernier contrat donc logiquement on est dû.
  • Au lieu de chanter Simply the Best, Tina Turner devrait chanter Simply Average
  • Fini les meilleurs salaires pour les gens les mieux qualifiés, on va prendre la masse salariale et la diviser également entre tous les membres du personnel d'une entreprise. Imaginez un peu l'hopital où le concierge et le docteur font le même salaire.
  • Dans les tournois, les équipes vont remplacer le chant traditionnel "Nous autres on est champion-champion, eux autres sont champignons" pour scander à la place "Nous autres on est correct-correct, Eux autres ils sont corrects".
Je ne peux pas voir comment les jeunes seront en mesure de compétitonner à l'échelle globale quand ils devront affronter d'autres gens qui eux auront appris de leurs 'succès reportés' car eux ils auront appris que réussire c'est bien mais rater, c'est mal. Comment nos jeunôts se remetront-ils de la première fois qu'on leur refusera du crédit, un poste alléchant, une promtion, etc.

Toute cette valse des mots où on refuse d'appeler un chat un chat n'est pas sans me rappeler 1984 de George Orwell. Dans ce livre, le gouvernement essaie d'abrutir la population en éliminant graduellement des mots de la langue anglaise, empêchant ainsi les membres de la population d'exprimer des concepts trop complexes. Au moins, Big Brother avouait ouvertement vouloir subjuguer la population. Ces groupes de professeurs à la gomme eux vont hypocritement subjuguer la relève "au nom des enfants".

Scotty has been beamed up.

Aujourd'hui le 20 août à 5h30 James Doohan, mieux connu pour son rôle de Scotty dans Star Trek, est mort.

http://www.startrek.com/startrek/view/news/article/12920.html

Kushiel's Dart

Maintenant que j'habite dans la banlieue et qu'il n'y a plus de cinéma à distance raisonnable, je lis beaucoup plus que pendant les derniers mois. Le dernier livre que j'ai complété s'intitule Kushiel's Dart de l'auteure Jacqueline Carey.

Le livre raconte l'histoire de Phèdre, une fille qui est élevée depuis son plus jeune âge pour devenir une pute. Mais attention, pas n'importe quelle sorte de péripatéticienne à 2 dollars, mais plutôt une servante de Namah. En effet, Phèdre a grandit dans une civilisation où la prostitution est vue comme un métier parmi tant d'autres et il y a même parmi les siens une certaine noblesse à vendre son corps. C'est doublement noble pour Phèdre car elle est marquée du sceau de l'ange de cruauté.

En effet, elle arbore une marque à l'œil appelée par son peuple le dard de Kushiel. Cette marque la désigne comme une anguissette, un terme qui semble être synonyme avec masochiste. Phèdre tirera donc une certaine satisfaction sexuelle quand elle reçoit de la douleur.

En plus d'être une escorte de luxe pour les nobles, Phèdre est formée par son proxénète pour être une espionne hors pair. Elle utilisera donc tous ses charmes pour espionner au compte de son patron qui joue son propre jeu politique. L'univers de Phèdre sera renversé sans dessus dessous quand son patron sera assassiné et qu'elle sera plongée dans une intrigue politique qui menace la couronne du royaume de Terre d'Ange.

L'action se déroule dans une Europe fictive où les personnages principaux sont du nord de la France et on mentionne l'équivalent des Goths, des Celtes, des Romains, des Perses, des Gitans et des Juifs.

À vue de nez, et en se fiant à la couverture qui promet "une histoire érotique", on serait en droit de penser que ce livre n'est rien de mieux qu'une grosse histoire de cul. Et on aurait tort. J'ai lu ce livre à la recommandation d'un confrère de travail, et je ne le regrette pas.

Oui, il y a des scènes de baise. Oui, Phèdre nous propose une nouvelle utilisation du "corps" diplomatique quand elle part en ambassadrice. Mais à part quelques extraits, on n'entre jamais dans des scènes vraiment explicites. Surtout, on ne tombe pratiquement pas dans ces euphémismes saugrenus que les auteurs de livres roses peuvent nous servir pour désigner les divers organes et actes sexuels. Il y en a quelques-uns mais j'ai déjà lu/entendu plus ridicule (comme le fourreau de velours pour désigner un vagin ou encore le tuyau de chair pour parler d'un pénis).

Le rythme du livre est assez soutenu et on ne se retrouve pas avec un bouquin lent dont l'action tient dans 2 ou 3 chapitres à la fin. Les personnages principaux ont une vie bien remplie et on a du mal à déposer le livre tant on veut savoir ce qui va se passer.

Une seule ombre au tableau, le livre n'est pas complet en soi. La porte n'est pas qu'un peu ouverte à une suite et on reste sur notre appétit à la fin du premier tome. Ce n'est pas une critique trop grande car l'auteure nous propose un bouquin assez chouette pour qu'on veuille lire le second livre.

Je donne à ce livre 4 ninjas mais ils sont prêts à faire pas mal ce que vous voulez pour le bon prix. Je recommande ce bouquin mais prenez garde, ça m'a prit quelques chapitres pour m'habituer au langage parfois un peu fleuri de l'auteure.

La Lune vue par Google

Pour célébrer l'alunissage, google a créer la page suivant s'inspirant de de son site qui permet de voir des image sattelites de la terre.allez ici (moon.google.com) et surtout, n'oubliez pas de faire le grossissement maximal sur l'un des site

lundi, juillet 18, 2005

Fantastic Four

On dirait que j'ai du mal à suivre les gros hits cette saisonet c'est avec presque 2 semaines de retard que je critique le film Fantastic Four.


Fantastic Four raconte l'histoire de 4 astronautes qui se font bombarder de rayons cosmiques et qui gagne ainsi des pouvoirs. Dans la version cinéma on en a profité pour ajouter un cinquième astronaute afin de ne pas avoir à expliquer trop dans le détail les origines du Dr Doom. Nos cinq larrons reviendront donc sur terre arborant un kyrielle de pouvoirs. Richard Reed (Mr Fantastique) peut allonger son corps à volonté. Susan Storm, la femme invisible, peut devenir invisible (vous ne l'auriez jamais deviné) et peut aussi créer des champs de force. Son frère, Johnny Storm (alias la torche humaine) peut voler et recouvrir son corps de feu. Ben Grimm, la chose, se transforme en pierre humaine et devient super-fort, super résitant et super orange. Le dernier lascar, Viktor von Doom (alias Viktor von Doom) se change en homme de métal et contrôle l'électricité.

J'aimerais pouvoir dire que j'ai aimé ce film. À défaut de cela j'aimerais pouvoir dire que je l'ai détesté avec une passion frôlant la folie mais ce film m'a laissé tellement indifférent que je suis un peu décontenancé.

Je vais donc essayer de critiquer comme je peux un film qui ne m'a absolument pas marqué.

L'histoire: que dire de l'histoire. C'est sûr que je ne m'attendais pas à de la grande trame dramatique mais je m'attendais au moins à autre chose que: 4 personnes avec des supers pouvoirs glandent à rien foutre dans leur appartement jusqu'à ce que le méchant décide de faire quelquechose. Quand un film compte 2 scènes dans une salle de bain, on sait que les auteurs cherchaient du matériel comique et n'en trouvaient pas.

La trame sonore: Il devait sûrement y avoir de la musique pendant les scènes mais rien qui n'accroche l'oreille. Rien non plus qui ne l'arrache. Je serais probablement incapable de sifflotter le thème musical même si on m'offrait 1 millions de dollars tellement il n'est pas mémorable.

Les dialogues: on tombe un peu plus dans le pas très bon ici. Mais c'est quand même un film de super-héros donc les répliques kitchs étaient attendues. J'ai toujours détesté la BD des 4 fantastiques pour cette habitude excécrable de certains personnages d'avoir une phrase qu'ils devaient dire à chaque épisode ("It's clobberin' time" pour la chose, "Flame On" pour la torche humaine, etc.)

Le jeu des acteurs: Du meilleur au pire on retrouve Ben Grimm, Johnny Storm et une troisième position difficile à séparer entre Dr Doom, Sue Storm et Reed Richards. Pas que l'acteur qui joue Johnny Storm soit si bon que ça mais c'est que les trois derniers sont si horribles que c'est difficile de faire pire.

On a d'un côté Mr Fantastique qui n'a jamais l'air d'avoir d'émotions. De l'autre, Dr Doom qui en a trop. Et au milieu Sue Storm qui n'a rien de brillant à dire ou à faire mais qui a quand même un décolleté plongeant.

Les effets spéciaux: assez chouettes. Je dirais même très bien. Du véritable bonbon de yeux (traduction libre de Eye Candy)

Je pense que je vais donner 2 ninjas à ce film, mais ces ninjas sont assez fantastiques pour quatre. Allez le voir, vous aurez probablement comme moi tout oublié du film le temps de vous rendre austationnement. Sauf peut-être le décolleté de Jessica Alba...

vendredi, juillet 15, 2005

Harry Potter

j'ai vu un article sur le site de la BBC qui m'a fait bien rigolé.

http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/lincolnshire/4682519.stm

Selon certains parents, donc, Harry Potter serait 'le mal'. Ils ont sûrement raison puisque même Benoît XVI semble abonder dans le même sens. Est-il nécessaire de souligner qu'il est infaillible?

Moi, je n'aime pas Harry Potter. Je ne le trouve pas méchant, je le trouve antipatique. En plus, il évolue dans un monde tout-à-fait incohérent. Remarquez que je base mon opinion sur ce que j'ai vu des films, ne réussissant pas à me résoudre à lire les livres.

Premièrement, on voit que Harry a passé les onze premières années de sa vie torturé psychologiquement et même parfois physiquement par son oncle et sa tante. Sa chambre consiste en un placard fermé sous les escaliers, il doit faire constemment des travaux ménagers, il n'est pas battu mais on sent qu'il n'y a pas très loin de la coupe au lèvres. On sait de plus que ses amis savent le traitement qu'il subit aux mains de sa famille adoptive. Pourtant personne ne lève le petit doigt pour le sauver. Ni ses amis, ni les responsables de son école ne sont foutus de simplement appeler les départements britaniques d'aide à la jeunesse.

Deuxièmement, on retrouve l'école où la majorité de l'action se trame. On a beau dire, c'est à onze ans qu'on force ses enfants dans les mondes des sorciers à choisir leur profession future. S'ils décident d'aller à l'école 'normale' un avenir morne de moldu les attends. sinon ils iront à Poudlard où il deviendront sorciers. Mais que fait-on de ceux qui abandonnent à mi-chemin. Ceux qui se rendent compte à 18 ou 20 ans que leur vie résidait plus dans le monde des moldus. Ils veulent devenir avocats ou encore docteurs. Ben ils peuvent oulier ça.

Pendant qu'ils apprennent leurs cours de potions et de défense des forces du mal, les petits étudiants apprennent les rudiments du calcul, de l'histoire et de leur langue parlée et écrite. C'est difficile de changer de carrière quand ton niveau de connaissance de l'anglais (ou du français), des maths et autres matières scolaires s'arrêtent à celles d'un enfant de onze ans.

Onze ans, c'est l'équivalent québécois d'une cinquième année. Donc, selon l'Unesco, les étudiants de Poudlard sont probablement considérés comme illetrés. Même Céline Dion s'est rendue en secondaire trois et elle ne pourra jamais se faire passer pour la lame la plus affutée du tirroir à couteaux. Imaginez si elle avait arrêté ses études au primaire.

Cette carence académique est peut-être la raison pourquoi les méchants du monde de JK Rowling sont si niais. Moi, à la place de Voldemort, j'aurais montré aux gens qui entourent Harry Potter que l'amour des parents ça laisse peut-être des cicatrices en forme d'éclair mais un calibre .38 ça laisse des trous que la médecine moderne à du mal à reboucher.

Évidemment je passe sous silence le gros du texte de Rowling qui laisse sous-entendre qu'on peut sorcier et cool ou moldu et insignifiant. Les moldus sont en effet décris comme étant sans intérêt, mesquin et un peu stupide. Comment ensuite expliquer à un enfant qui lit la série qu'il n'est pas sorcier mais qu'on l'aime quand même...malgré tout.

Évidemment, toutes ces critiques serait inutiles si au moins "l'oeuvre" de JK Rowling avait un tant soit peu d'originalité. Mais en 3 films ou me sert la même putain d'histoire, je ne trouve pas qu'il y a de quoi fouetter un chat.

"Mais les livre de Harry Potter amènent les enfants à la lecture". J'avoue, ça c'est un argument de taille. Mais quand j'aurai des enfants, je les initierai à la lecture avec des oeuvres bien mieux écrites, plus originales et tout aussi appropriées pour des enfants. Les chroniques de Narnia viennent à l'esprit, tout comme les livres mettant en vedette Tiffany Aching de Terry Pratchett. Je commence à avoir hâte que JK Rowling finisse son prochain livre. Au moins, on entendra plus parler de Harry pour un bout. Jusqu'à ce qu'elle se mette à laisser son nom à des séries de livres écrits par un paquet d'auteurs et qu'elle fasse de Harry Potter une franchise qui sera si mercantile et de si piètre qualité qu'elle donnera aux romans harlequin leurs lettres de noblesse.

mardi, juin 28, 2005

The Da Vinci Code (Le code de De Vinci)

Piqué de curiosité devant les ventes absolument astronomiques de ce bouquin, j’ai été un peu curieux et je me suis tapé la lecture de The Da Vinci Code.

Le livre raconte les péripéties de Jack Langdon, un américain spécialiste de la symbologie, qui est accusé d’avoir tué le curateur du Louvres, un certain Jacques Saunières. Accompagné de la petite-fille de sa présumée victime, il essaiera d’élucider l’énigme laissée par Saunières dans les derniers moments avant sa mort.

En avouant publiquement que j’ai lu ce livre, je me rends bien compte que je me suis mis à dos l’église catholique mais j’étais prêt à assumer le risque. L'Église est en effet un peu fâchée du message du livre qui prétend que Jésus-Christ était un type comme les autres, qu'il était marié et qu'il aurait même eu au moins un enfant.

Mais enfin, passons. J'ai trouvé le livre somme toute assez prévisible et je ne comprend pas tout l'engouement pour l'auteur. Le livre se lit très vite surtout parce que l'auteur a tendance à finir ses chapitres sur un coup de théâtre qui ne sera révélé qu'au chapitre suivant. On se dépêche donc de lire le chapitre entre le coup de théâtre et la révélation afin de savoir quelle est la réponse au suspense mais on est déçu à chaque fois. D'une déception ou révélation anti-climatique à l'autre, on fini par se lasser du style de l'auteur.

Et d'ailleurs, le titre du livre aurait dû être "the Jacques Saunières Code" parce que c'est son code à lui que les personnages principaux essaient de résoudre. Les peintures de Léonard de Vinci font plutôt office de toiles de fond et auraient pu être substituées par pas mal n'importe quel peintre. Quelques détails sont ajoutés sur l'œuvre de Léonard pour justifier le titre mais ces détails font "remplissage", comme si l'auteur essayait de remplacer la qualité du contenu par de la quantité. Certains trucs sont mentionnés et sont vraiment chouettes (comme le couteau fantôme dans la dernière Cène) mais l'auteur ne les amène nulle part, nous laissant nous demander pourquoi il les a mentionné en premier lieu.

D'ailleurs, l'auteur fait beaucoup de remplissage inutile. Par exemple: on mentionne la suite de Fibonace, le nombre d'or, les nombres complexes et quelques autres trucs mathématiques qu'on apprend pas forcément à la petite école mais ces détails ne viennent pas ajouter grand-chose à l'histoire (sauf la suite de Fibonace qui a son moment de gloire à un certain moment, mais c'est tout).

Si vous sentez le besoin absolu de lire ce livre, je ne peux pas trop vous suggérer la version illustrée. En effet, l'auteur fait allusion à plusieurs toiles et des dispositions architecturales et les photos permettent de bien voir ce que l'auteur essaie de nous relater.

Je donne 2 ninjas à The Da Vinci Code. Mais remarquez bien le sourire énigmatique de mes ninjas, les gens se demanderont pour les siècles à venir ce qu'ils ont à sourire. J'imagine qu'ils sourissent en pensant à ce bon vieux calembourg que je lègue à la postérité: C'est forgeant que l'on devient forgeron, c'est sciant que Léonard devint scie (dans le sens de, oui)

Batman Begins (Le début de l’homme-bâton)

Trois semaines d’abstention de cinéma en pleine saison des gros films, ça commençait à être long alors j’ai commencé mon ‘Rattrapage’ en allant voir le film Batman Begins.

Batman Begins raconte l’origine de Batman. Dans le film, Bruce Wayne est l’héritier d’une fortune de quelques milliards de dollars qui a vu ses parents se faire abattre sous ses yeux alors qu’il était enfant. Bruce grandira avec la soif de vengeance dans son cœur et partira s’entraîner avec un ordre secret quelque part en Asie en plein cœur des montagnes. Il reviendra ensuite dans sa ville natale où il assumera la personnalité de Batman, un justicier masqué qui punit les méchants.

Quand j’ai entendu parler qu’on voulait faire renaître la franchise de Batman sur le grand écran, j’ai eu peur. J’étais terrorisé à l’idée qu’on permette à Joel Schumacher de continuer de cracher sur les films plutôt chouettes que Tim Burton avait réalisé une troisième fois. J’avais détesté Batman Forever à un point tel que je n’ai jamais osé voir Batman and Robin. Mais les critiques de Batman Begins que je lisais sur le web semblaient relativement élogieuses. Je me suis donc pointé au cinéma avec des espoirs assez grands car j’ai toujours trouvé, en plus, que Batman représentait la quintessence du ninja.

En voyant qui jouait dans le film, mes espoirs grandissaient de plus en plus. Christian Bale, Morgan Freeman, Liam Neeson, Gary Oldman, Michael Caine et Rutger Hauer sont tous après tout des acteurs accomplis. J’aurais dû me douter qu’en mettant autant d’argent et de cachet dans la distribution, on devrait se contenter d’un singe attardé pour écrire le scénario. Pour citer Robin dans la vielle série des années ’50, "HOLY PLOT HOLE BATMAN !"

En effet le scénario est tellement plein de trous que toute la Suisse ne pourra pas pour des années à venir créer un gruyère qui lui arrivera à la cheville. Mais je reviendrai au scénario plus tard. Pour l’instant, je me contenterai de critiquer de façon à ne pas vendre de punchs.

Tout d’abord, comme je l’ai mentionné plus haut, la distribution est excellente. À part pour ‘la fille du film’ (Katie ‘Tom Cruise m’aime, bon’ Holmes) tout le monde fait un travail excellent. Il n’y a que Bale qui sonne un peu ridicule quand il fait la voix de Batman, mais ça on lui pardonne.

Les décors aussi sont à couper le souffle. On n’a pas droit aux décors néons absolument exécrables de Schumacher et le look fait un peu Burtonesque sans sombrer dans le kitsch.

Les gadgets de Batman ont généralement l’air assez cool mais la Batmobile n’est pas le modèle le plus élégant qui ait été porté à l’écran. Elle a l’air de l’enfant illégitime d’un Hummer et d’un tank. Certains aiment, d’autres détestent, moi je ris un peu de penser à la tête des conducteurs de tanks pendant que leur véhicule essaie de faire un petit au Hummer. Je crois que le plus triste pour la Batmobile, ce sont les scènes de chasse qui n’ont pas l’air d’être très rapides. En fait, tout le monde a l’air de rouler lentement sauf Batman qui roule peut-être un peu plus vite.

Évidemment, puisque Batman est un ninja, les batailles sont inévitables. Malheureusement, on a du mal à les suivre car la caméra va ça et là et comme tout est trop sombre, on n’a pas le choix d’attendre la fin du combat pour savoir qui a gagné.

La musique est, quant à elle, plus qu’oubliable et je ne peux pas me souvenir d’un seul morceau qui m’aurait marqué. Mais vient ensuite le scénario… Laissez-moi vous avertir que le scénario a des trous suffisamment grands pour que vous puissiez y construire votre Batcave.

NOTE : LE TEXTE QUI SUIT EN BLANC VEND DES PUNCHS DU FILM. SUIVEZ CE LIEN POUR SAUTER DIRECTEMENT À LA CONCLUSION.

Le scénario se tient relativement bien jusqu’à ce que Bruce Wayne soit sur le point de devenir membre de l’Ordre des Ombres. Son motif pour refuser est qu’il ne veut pas tuer un fermier meurtrier mais afin de l’épargner et de sauver sa peau, il tue au moins une trentaine de membres de l’Ordre dans sa fuite (et, vraisemblablement, le fermier qu’il voulait épargner).

L’arme ultime que les méchants utilisent est une sorte de gaz qui fait entrer quiconque le renifle dans une panique des plus complètes. Or, même si une bonne partie de la population est infectée au ‘Panic juice’, personne ne semble partir en courant dans une terreur aveugle. C’est plus un genre de terreur ordonnée qui fait en sorte que tout le monde s’acharne sur la même cible en même temps. C’est tellement ridicule que pendant quelques minutes, je me demandais si j’étais en train de me taper un film de zombies où tous les morts-vivants sautent sur le premier vivant qu’ils croisent.

D’ailleurs, quand le personnage de Katie Holmes est sur le ‘Panic Juice’ et qu’elle est à deux doigts de perdre son esprit (selon Batman et le Scarecrow), elle réussit à demeurer pas mal calme malgré le fait qu’elle est enfermée dans une auto qui va à 200 à l’heure avec un type tout habillé en noir qui ne fait pas d'efforts particuliers pour être rassurant.

Vient ensuite la scène où Gary Oldman embarque dans la Batmobile pour faire sauter les piliers du train afin de faire dérailler le mode de transport des méchants. Pourquoi diable Batman a-t-il cru bon d’aller confronter Ra's Al Ghûl (le méchant) dans le train s’il savait qu’il allait le faire dérailler? Il avait un besoin incontrôlable de claques sur la gueule? N’importe qui de sain d’esprit aurait fait dérailler le train d’abord pour ensuite aller foutre une raclée aux éventuels restes de méchants. Mais pas Bruce Wayne, il préférait être à bord du train lorsqu’il déraillait pour des raisons qui devaient être valables dans sa tête mais qui ne le sont pas dans la mienne.

Mais le pire reste l’outil de dissémination du ‘Panic Juice’. C’est une arme qui envoie des micro-ondes suffisamment fortes pour faire s’évaporer toute l’eau à quelques centaines de mètres à la ronde. Toute l’eau, sauf évidemment celle dans le corps des gens autour. Après tout l’être humain n’est constitué qu’à 70% d’eau.




FIN DES SPOILERS

J’avais de bons espoirs pour Batman Begins mais je ne lui donne que 2 petits ninjas. Évidemment, le film aurait pu facilement se faire un ninja de plus si chaque fois que Batman portait un coup on voyait en gros à l’écran des "BANG! ", "PAF!" et autres expressions de violence comme "MEUH!", "POUET!",et "BEDANG!". Mais tout espoir n’est pas perdu, la suite a déjà été annoncée et Katie Holmes a officiellement été radiée de la distribution, permettant à celle-ci de perdre son maillon le plus faible.

lundi, juin 20, 2005

Mise à jour

Je suis déménagé et je suis maintenant un banlieusard. j'ai affronté pour la première fois le traffic du matin et l'expérience était bien moins pire qu'on m'avais laissé l'entendre.

Après une semaine de peinture intensive et gossage de maison je peux affirmer que
1) je suis content de rentrer me reposer au bureau
2) je commence déjà à être écoeurer de voir l'intérieur du Rona l'entrepôt

Vu la quasi abscence de cinémas qui passent des films en VOA dans mon nouveau coin, ma consommation de cinéma devrait en théorie diminuer pas mal.

Le fait de devenir propriétaire a aussi fait évoluer mes lectures. Hier matin, je me suis surpris en lisant le catalogue de Canadian Tire et de trouver ça intéressant...

Premier choc culturel: À mon départ de Montréal à 10h le matin, mes voisins d'en dessous (qui avaient déjà 2 ou 3 bières dans le nez) était assis à faire des remarques de gars saouls pendant mon déménagement et essayaient de me vendre un vaissellier (comme neuf). À mon arrivée vers 13h en banlieue, le fils du voisin venait me demander s'il pouvait tondre mon gazon pour gratuit et il était vraissemblablement ajeunt.

2ième choc culturel: il n'y a pas de petits magasins, juste des gros. Des mégas-surfaces qui vendent de tout à toutes sortes de prix. Car les maisons de banlieue ont faim. Elles se nourissent de meubles et de vis et de tout plein de trucs.

Au moins les chats commencent à se retrouver un peu... Mais elles auront à affronter toute la semaine le chien de mes parents. Un charmant Yorkshire Terrier répondant au nom de Puce qui est composé de tout ce qui terrorise les minous. La semaine va surement promettre.

lundi, juin 06, 2005

Attention - danger

Si vous voulez avoir le coeur net sur ce que vous ne devriez pas lire, un groupe d'intellos de la droite américaine ont compilé une liste tout-à-fait pratique afin d'éviter que le petit peuple attrape la pensée critique. Cette liste c'est la liste des livres les plus dangereux du 19ième et 20ième siècle.

Suivez ce lien pour savoir si vous ou l'un de vos proches a été exposé à ses écrits odieux. (http://www.humaneventsonline.com/article.php?id=7591).

J'ai bien aimé voir que Darwin se mérite deux fois une 'mention honorable'