mardi, juin 28, 2005

The Da Vinci Code (Le code de De Vinci)

Piqué de curiosité devant les ventes absolument astronomiques de ce bouquin, j’ai été un peu curieux et je me suis tapé la lecture de The Da Vinci Code.

Le livre raconte les péripéties de Jack Langdon, un américain spécialiste de la symbologie, qui est accusé d’avoir tué le curateur du Louvres, un certain Jacques Saunières. Accompagné de la petite-fille de sa présumée victime, il essaiera d’élucider l’énigme laissée par Saunières dans les derniers moments avant sa mort.

En avouant publiquement que j’ai lu ce livre, je me rends bien compte que je me suis mis à dos l’église catholique mais j’étais prêt à assumer le risque. L'Église est en effet un peu fâchée du message du livre qui prétend que Jésus-Christ était un type comme les autres, qu'il était marié et qu'il aurait même eu au moins un enfant.

Mais enfin, passons. J'ai trouvé le livre somme toute assez prévisible et je ne comprend pas tout l'engouement pour l'auteur. Le livre se lit très vite surtout parce que l'auteur a tendance à finir ses chapitres sur un coup de théâtre qui ne sera révélé qu'au chapitre suivant. On se dépêche donc de lire le chapitre entre le coup de théâtre et la révélation afin de savoir quelle est la réponse au suspense mais on est déçu à chaque fois. D'une déception ou révélation anti-climatique à l'autre, on fini par se lasser du style de l'auteur.

Et d'ailleurs, le titre du livre aurait dû être "the Jacques Saunières Code" parce que c'est son code à lui que les personnages principaux essaient de résoudre. Les peintures de Léonard de Vinci font plutôt office de toiles de fond et auraient pu être substituées par pas mal n'importe quel peintre. Quelques détails sont ajoutés sur l'œuvre de Léonard pour justifier le titre mais ces détails font "remplissage", comme si l'auteur essayait de remplacer la qualité du contenu par de la quantité. Certains trucs sont mentionnés et sont vraiment chouettes (comme le couteau fantôme dans la dernière Cène) mais l'auteur ne les amène nulle part, nous laissant nous demander pourquoi il les a mentionné en premier lieu.

D'ailleurs, l'auteur fait beaucoup de remplissage inutile. Par exemple: on mentionne la suite de Fibonace, le nombre d'or, les nombres complexes et quelques autres trucs mathématiques qu'on apprend pas forcément à la petite école mais ces détails ne viennent pas ajouter grand-chose à l'histoire (sauf la suite de Fibonace qui a son moment de gloire à un certain moment, mais c'est tout).

Si vous sentez le besoin absolu de lire ce livre, je ne peux pas trop vous suggérer la version illustrée. En effet, l'auteur fait allusion à plusieurs toiles et des dispositions architecturales et les photos permettent de bien voir ce que l'auteur essaie de nous relater.

Je donne 2 ninjas à The Da Vinci Code. Mais remarquez bien le sourire énigmatique de mes ninjas, les gens se demanderont pour les siècles à venir ce qu'ils ont à sourire. J'imagine qu'ils sourissent en pensant à ce bon vieux calembourg que je lègue à la postérité: C'est forgeant que l'on devient forgeron, c'est sciant que Léonard devint scie (dans le sens de, oui)

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