mardi, février 07, 2012

Aventures au club vidéo

Ayant une petite rage de films je suis allé au club vidéo parce que je suis trop boyscout pour téléchatger des films illégalement et trop néanderthal pour télécharger un film sur une des multitudes de plate-formes qui me permettent de le faire dans ma maison.

J'ai donc vu trois films la semaine dernière

Premier film: Cowboy et Extra-terrestres
Comme je l'ai dit dans ma critique de Snakes on the Plane j'aime bien l'honnêteté dans mes titres de films.  Ici on a droit à un film avec des cowboys et, vous l'aurez deviné, des extra-terrestres.  J'avais lu la BD sur laquelle ce film est sensé être basé avant de le voir et je n'aurais peut-être pas dû.  La BD est plutôt chouette mais le film l'est plutôt pas.  Je donne deux ninjas au film .

Second film: Attack the Block
Désolé, je ne me souviens plus du titre en français.  Ce film raconte l'histoire d'une invasion extra-terrestre qui sévit dans un quartier mal fâmé de Londres où une gang de jeunes mécréants devront défendre leur territoire contre la menace de l'espace avec les moyens à leur disposition.  J'avais entendu des bonnes choses sur ce film d'autres critiques mais je ne savais pas à quoi à m'attendre.  J'ai été très agréablement de ce film mais pour l'apprécier ça prend une haute tolérance aux antis-héros parce que les personnages principaux sont essentiellement des jeunes criminels qui ne donnent pas trop dans le sympatique.  Je donne quand même à ce film 4 ninjas  de l'espace.

Troisième film: Requins (shark Night)
j'avais bien aimé le film Pirhana 3-d quand il est sorti en cinéma et pas juste pour la quantité abberante de seins mis de l'avant par une brochette de stars de la porno qui tiennent des rôles dans ce film.  Voulant jouer dans les crénaux "mutilations dans un lac", "poisson qui n'a pas d'affaire là" et "pitounes qui se promènent en bikini" ce simulacre nous offre à peu près la même chose violence, nudité et effets spéciaux réussis en moins.  De plus, alors que Piranha 3D ne se prend pas au sérieux pour une seule microseconde, Requins se prend pour un film réussi pas mal sur toute la ligne.  Je donne à ce film un seul ninja  mais ce ninja sait que c'est lui la créature la plus dangereuse sur la plage.

La dame en noir (lady in black)

Ah! Mardi!  Comme tu attirres les cheapos dans les cinémas.  Et en tant que cheapo, il me fit plaisir de me diriger dans un cinéma pour voir un film que je n'aurais probablement pas pris la chance d'aller voir plein prix.  Et cette semaine, ce film c'est La Dame en Noir mettant en vedette Daniel "S'il-vous-plaît Seigneur faites que je ne reste pas pris dans le rôle de Harry Potter pour toujours" Radcliffe.

L'action se passe dans l'Angleterre du début du siècle et Radcliffe joue un avocat au tempérament suicidaire qui se fait envoyer au fin fond nulle part pour investiguer la paperasse d'une maison abandonnée.  Évidemment, comme c'est un film et qu'une maison isolée par la mer c'est pas assez épeurant, la maison est hantée par une madame en noir qui tue les enfants du village voisin quand quelqu'un la voit.

À la lumière de ce film, on peut se poser quelques questions.  Premièrement: pourquoi il y a encore des gens qui ont des enfants qui restent dans ce village? Mais surtout pourquoi Harry ne s'est pas juste débarrasser du tourmenteur dans la maison abandonnée avec un Patronus bien placé?

Le gros problème de ce film c'est qu'il n'est qu'une suite de scènes qui se suivent et se ressemblent.

  1. Harry Potter entend un son étrange ou voit quelque chose dans une fenêtre
  2. Il se dirige vers le son/l'image
  3. la musique arrête
  4. un gros crescendo et on fait un saut pour rien.
Bref, Radcliffe parcoure une maison et relativement rien de mal ne lui arrive.  Et vous savez ce qui est plus épeurant que rien?  Pas mal n'importe quoi.

OK, le film essaie de faire dans l'ambiance morbide et épeurante mais en ce faisant il se travesti en film à sauts cheaps comme on en voit pas mal partout.  Au moins le gore reste au minimum (pour ne pas dire à 0).

Je donne donc à La Dame en Noir 2 ninjas .  Ces ninjas apparaissent en flou dans une fenêtre au loin mais de toutes façons quand on voit un ninja il est souvent trop tard parce qu'on est mort.  C'est ça la vie des ninjas.

lundi, janvier 30, 2012

Pour la science! - jour 2

Ouais ben, comme disent les français: "Ça me fait une belle jambe". Une jambe qui me semble être pas mal plus blême que le reste de mon corps couleur crème qui n'a jamais vu le soleil.
Tout aussi doux que du vrai colon

 Après 24 heures et une sortie cinéma à 0 degrés celcius, je ne remarque pas de différences dans ma perception du froid et ce peu importe la jambe.  En fait, il n'y a qu'au cinéma (où je suis allé voir Monde infernal 4) où j'ai cru sentir une brise le long de ma jambe pendant le film.  Étant donné qu'on était alors à l'intérieur depuis au moins une demie-heure, j'ai tendance à croire que c'Est pas la température ambiante mais peut-être juste une ventilation aléatoire.

Côté poil: toujours assez inexistant pour qualifier ma jambe d'imberbe même si je remarque un ou deux poils errants qui ont été manqués au rasage et que je peux sentir "les p'tits nouveaux" si je flatte ma jambe à rebrousse poil.  Ça fait un peu de me gratter la jambe et de ne pas y voir toute ma splendide crinière qui orne toujours la région entre mes orteils et mon genou.

Bon et bien, onward et upward comme qu'ils disent.

dimanche, janvier 29, 2012

Monde Infernal: L'éveil

Haaaaaaa! Monde infernal.  Que nous avons une longue histoire ensemble.  Du premier film de ta série dont j'ai tellement ri, au second qui était presque une insulte au genre cinématographique à ton troisième chapitre qui était en fait un premier chapitre déguisé en troisième volet, tu m'as gardé fasciné.  Fasciné parce qu'en surface, je vois tout ce qu'il y à aimer en toi: des vampires et des loups-garous qui se battent avec des pitounes en cuir en trame de fond.  Mais je ne peux pas dire que je t'aime parce que Scott Speedman, hulk mauve poilu et ultraviolet bleu.

Par contre, tu es venu me chercher avec ton quatrième film.  Probablement parce que tu as pas mal coupé la quantité de Scott Speedman au minimum, que le hulk mauve poilu ne fait presque pas d'apparition ou encore parce que l'histoire se recentre sur la chick qui se déambule partout dans un suit de cuir/pvc qui doit sérieusement commencer à sentir le swing mort-vivant.  Ouaip-p! j'irais même jusqu'à dire que je n'ai pas été déçu de te voir au cinéma.

Ça ne veut pas dire que tu n'as pas ton lot de problèmes.  Oooooh! que neni! Le premier problème c'est que je ne comprend pas comment le personnage principal a pu avoir un enfant.  De surcroît, comment le personnage principal a pu avoir un enfant tout en étant cryogénée pendant douze ans.  Aussi, je ne peux pas concevoir que dans un monde où les vampires et les loups-garous sont des dangers connus aux humains, toutes les poignées de portes ne sont pas en argent et toutes les lumières de rues ne sont pas faites pour émettre de l'ultraviolet.

Malgré ton scénario qu'il ne faut pas regarder de trop près, tu sais par contre te reprendre sur les scènes d'action que tu nous sert comme du bonbon.  Et de l'action, tu nous en sert un char pis une barge.  En fait, tu t'arrêtes peut-être un peu trop rarement pour reprendre ton souffle mais c'est correct comme ça parce que quand tu ralentis t'as l'air d'un épais qui raconte n'importe quoi.  Alors garde ton rythme effréné et tes plans serrés sur les fesses recouvertes de PVC de Kate Beckinsale, c'est comme ça qu'on t'aime.



J'irai même te donner 2,5 ninjas , en espérant que ça nous raccommode. Ces ninjas ne font pas trop attention à ton histoire sans queue ni tête eux non plus.

samedi, janvier 28, 2012

Pour la science! Jour 1

J'ai remarqué que ma femme se rase beaucoup moins souvent l'hiver que l'été.  N'écoutant que ma curiosité, je lui ai demandé pourquoi elle me fait le coup de la jambe poilue pas mal plus souvent quand il y a de la neige au sol.  Son argument: le froid (elle insiste pour que je dise qu'elle n'est pas sérieuse).  Elle prétend que les rares poils qui adornent ses jambes (qu'elle a fort jolies d'ailleurs) lui confère une sort de protection mystique au frette.

Étant doté de mon moi-même de jambes fort velues (comme peut en faire état cette photo de ma jambe droite (qui sera ma jambe témoin)) je me lance donc dans une expérience.
Je n'ai rien à envier au Sasquatch


N'écoutant donc que mon courage et étant accro à la sensation d'avoir raison, j'ai décidé de risquer mon corps, sans parler de ma dignité, pour mettre une fois pour toute un terme à ce genre d'élucubrations enpassant ma pilosité au rasage (voir la jambe gauche (qui sera la jambe spécimen-01)


hmmmmmmm! Spécimen ou sexy-man?

Évidemment, j'ai peur que si à la fin de l'expérience, si je ne peux pas tirer de conclusions sur la qualité de la protection de mon poil face au frette, ma femme conclue que mon poil d'orteil me protège et que tout la démarche est caduque de toutes façons.

J'ai rasé le dessus du pied mais pas les orteils parce j'avais peur d'avoir l'air fou

dimanche, janvier 22, 2012

J'ai fouillé dans ma vidéothèque - Ghostbusters

Il existe une phrase en anglais qu'on ne peut plus utiliser parce qu'elle aura toujours la même réponse: "who you gonna call?".  Que vous soyez en train de mourir au bout de votre sang ou juste à la recherche de billets pour un spectacle, dès que quelqu'un vous demande qui vous allez appeler la réponse sera toujours: "Ghostbusters".

C'est donc avec un peu de curiosité que je me suis retapé le classique de 1984 en partie pour voir si mes yeux d'adultes allaient être déçus par ce film que j'ai adoré à l'époque en sachant qu'a l'époque j'avais environ une dizaine d'années et que j'aurais aimé n'importe quel film où quelqu'un se fait engluer.

Première constat: je n'avais remarqué à quel point Bill Murray était sarcastique.  C'est peut-être parce que je l'ai originalement vu en français et qu'une bonne couche de sarcasme s'est perdue dans la traduction mais j'ai été impressionné par la manière dont Bill envoi ses gags.

Second constat, même en retouchant certains effets spéciaux pour l'édition Blu-Ray ceux-ci trahissent quand même leur âge.

Troisième constat: le dernier acte où les personnages principaux se battent contre Gozer le Gozeréen est plus drôle en français que dans la version originale.  Après tout "Zut, flûte, caca-boudin" est une ligne de dialogue bien plus classique que "Mother Pus bucket" et encore aujourd'hui la phrase "c'est pas ma faute, ça a fait jboum! là-dedans" me fait encore rouler par terre.

Je donne donc, avec mon regard un peu blasé sur le cinéma, 3 ninjas et demie à Ghostbusters.  Et ces ninjas sont d'accord, cet homme est un châtré.

Piégée (Haywire)

Petite sortie cinéma et enième tentative de reprendre le blog.  En plus, il y a un nouveau film dans la série Underworld que je "dois" aller avoir absolument parce que come on, il y a de ces traditions qui ne se perdent pas.

Donc je suis allé voir Piégée au cinoche hier.  en gros c'est l'histoire d'une fille capable de botter des culs sur une échelle absolument proverbiale qui se offrir un film d'action malgré le fait qu'elle n'est pas une très bonne actrice, que le film n'est pas écrit par un scénariste doué et que le réalisateur ne sait pas comment finir un film de façon satisfaisante.  Cette fille donc joue dans Piégée qui raconte l'histoire d'une agente secrète qui travaille pour une firme privée et qui se fait enfirouaper dans une histoire de kidnapping/meurtre et qui doit nettoyer son nom.


Vous savez quoi, c'est rafraichissant de voir une fille dans un film d'action qui se bat et qui n'a pas l'air d'avoir commencé à apprendre à se battre un ou deux mois avant le tournage (pour un exemple du contraire, voir Bridgette Wilson qui joue Sonya Blade dans Mortal Kombat).  C'est parce que la vedette, Gina Carano, est championne de combats ultimes et serait probablement capable de me sacrer une volée de tous les diables si elle savait que je n'ai pas aimé son film.  Mon seul espoir c'est qu'elle ne lit pas le français.

Bon, histoire de protéger mes rotules, je dois dire que ce n'est pas seulement la faut de Gina si ce film fait un peu pik-pik.  Le scénario, comme je l'ai mentionné plus haut est un foutoir apocalyptique qui prend forme dans une sorte de flashback mal foutu.  En bout de ligne on ne sait pas vraiment qui a fait quoi, ni pourquoi mais on a quand même vu une fille sacrer des volées légendaires à un paquet de gars.

Je donnes donc à Piégée 2 ninjas mais ces ninjas se font particulièrement discrets de peur de se faire ramasser par l'actrice principale du film.

mardi, avril 06, 2010

Le Choc des Titans (sauce 2010)

C'est dopé à la nostalgie (et un peu au popcorns) que je me suis lancé vers le cinéma pour aller voir le remake du film qui m'a le plus marqué étant jeune.  Contrairement à d'autres grands ados de mon âge, ce n'était pas La Guerre des Étoiles qui m'avais marqué à jamais mais bien Le Choc des Titans.  Et si original ne se mesure pas au souvenir que j'en ai, il a au moins le mérite d'être quelques ordre de grandeur de meilleur à son remake.

Le remake de Le Choc des Titans répond enfin à la question: qu'est-ce qui se passerait si on faisait un film sur la mythologie grecque sans vraiment savoir de quoi on parle.  J'ai LITTÉRALEMENT vu des épisodes de Xena: Warrior Princess qui se collaient plus au mythes grecs.  Et ça c'était juste la narration à l'ouverture du film.

En fait, j'ai une vision de ce qui s'est passé dans la réunion où le scénario a été écrit.  Dans ma vision je vois une bande de scénaristes hollywoodiens qui regardent le film original et une montagne de cocaïne.

Oui,  tous les moments forts du premier film sont frappés: le pégase, Charon, le Kraken, la salle ou Zeus garde des statues de tous les hommes, Médusa, les sorcières stygiennes et l'épée magique mais les rassemble dans un ordre absolument aléatoire et chaque élément ne sert qu'à servir une scène d'action qui n'attend pas l'autre.  Ils ont même remplacé Maggie "Thetis/ McGonnagal" Smith par Ralph "Ares / Voldemort" Fiennes pour garder le même nombre d'acteurs qui ont contribué aux deux franchises.

Je pense que les 15-20 premières minutes du film sont les plus confuses que je n'ai jamais vu à l'écran.  Pas que le reste du film fasse du sens trop-trop mais c'est moins pire.  Jusqu'au moment ou un des scénaristes dans un délire orgiastique de coke et de d'arrogance de croire qu'il est meilleur que les autres dise: "Savez-vous ce qu'il manque à ce film basé sur la mythologie grecque avec un monstre scandinave?  Des sorciers inspirés des légendes arabes".  Oui Monsieur!  Ils ont rajouté des Djinns.  Des djinns en bois à part ça.  J'vous ai-tu dit qu'ils étaient gelé comme des balles quand ils écrit ce scénario là?

À la fin j'ai calculé rapidement que pour rentrer le temps d'une éclipse dans la ville dont il s'est éloigné pendant 10 jours, le héros a du parcourir une distance approximative de 1000 kilomètres en environ 10 minutes.  Ce qui donne environ 1667 m/s à dos de cheval volant.  Vous pensez peut-être que ce n'est pas impressionnant mais gardez en tête que le son voyage à 343 m/s dans l'air.

Et pourquoi rentrer à Argos à environ Mach 4,9? Pour sauver une princesse qui doit dire en tout une vingtaine de mots dans le film.  Je pense sérieusement que je n'ai jamais vu un personnage dont j'en avait autant rien à foutre de le voir se faire sacrifier dans un film.  Le père adoptif du héros parle plus que elle dans tout le film et il  meurt environ à la 5 ou 6ième minute.  (il est peut-être un peu tard pour répéter ma règle que je me fous des spoilers pour les films envers lesquels je n'ai aucun respect.  Considérez-vous avertis)

Ce qui me donne le plus de maux de tête par contre c'est que je ne peux pas voir si le message du film est pro-athéisme ou pro-religion.  D'un côté on a le héros qui fait tout pour renier l'aide des dieux et qui proclame la  supériorité de l'Homme sur le divin et de l'autre on a des dieux qui prennent vengeance sur la race humaine parce que celle-ci se pense meilleure qu'eux.  J'imagine que cette ambiguïté permet à chacun de voir ce qu'ils veulent.  Pour les ultra-religieux, c'est une parabole qui devrait servir d'avertissement aux pécheurs en tout genre que Dieu/Yaweh/Allah/Boudha/L. Ron Hubbard ou autre bonhomme dans le ciel va finir par perdre patience et déclencher sa version de la fin des temps.  D'un autre côté, les athéistes peuvent souligner que le héros n'a (presque) pas besoin des dieux pour réussir dans la vie.

Évidemment, je serais curieux de lire ce qu'un type comme Richard Dawkins pourrait bien écrire sur l'athéisme dans un monde où les dieux, s'ils sont assez fâchés, peuvent passer chez-vous pour te balancer des briques dans ta fenêtre de salon. 

Je donne un demi-ninja à ce film sauf que dans cette note il y a un quart de ninja qui correspond à la plogue gratuite et inutile du hibou mécanique du premier film qui était probablement juste là pour faire plaisir aux fanboys.

Je vous implore de ne pas aller voir ce film. Sérieusement, je recommande Twilight avant de recommander ce film.

Le Choc des Titans (sauce 1981)

Il y a deux films qui m'ont amener à passionné à la mythologie grecque quand j'avais environ 7 ou 8 ans: Les Douze travaux d'Astérix (pour l'explication des douze travaux d'Hercule) et Le Choc des Titans.  Il y avait aussi un dessin animé intitulé The Mighty Hercules dont je ne comprenais pas un traitre mot, ne parlant pas anglais à cet âge (ça ne m'empêchait pas de l'écouter à tue-tête à six heures du matin au grand damn de mes parents).

Mais celui qui m'avais le plus marqué c'était Le Choc des Titans, que j'ai vu pour la première fois au ciné-parc avec mon papa et ma grande sœur.  Même si les effets spéciaux n'étaient pas à la mesure de La Guerre des Étoiles qui était sorti deux ans plus tôt, c'est probablement un des films qui a le plus impressionné le petit garçon que j'étais.

De savoir que le film allait recevoir le traitement du remake a carrément rallumé mon cœur d'enfant.  De plus, le remake sortait le jour de mon anniversaire, un signe clair que les Dieux Olympiens exigeaient que je me précipite vers le magasin le plus prêt qui tenait le film en inventaire.

C'est presque tremblotant que j'ai inséré le film dans mon lecteur et que je me suis assis pour écouter ce film baigné de ma nostalgie enfantine et de la révérence d'un mordu de cinéma pour Laurence Olivier (Zeus), Maggie Smith (Thetis, mieux connue des jeune pour avoir joué professeure McGonagall dans la série Harry Potter) et les effets spéciaux de Ray Harryhausen dans son dernier film. 

Et que pense l'adulte du film qui a meublé son monde imaginaire pendant ces années formatives de son enfance?  C'est un putain de miracle que je ne sois pas plus attardé que je ne le suis.

Je ne sais pas si c'est les textes livrés avec tout le naturel d'une beurrée de Cheez Whiz sur une tranche de polyester ou certains effets spéciaux qui sont vraiment horribles ou le hibou mécanique ancêtre spirituel de Jar-Jar Binks mais me semble que rien ne marche dans ce film.  Les acteurs qui jouent les dieux sortent leur épingle du jeu pas trop mal mais le seul attribut positif que je peux trouver à Harry Hamlin (qui tenait le rôle principal) c'est qu'il probablement les plus gros mamelons que j'ai pu voir sur un homme.

Heureusement, j'ai quand pu me réconforter du fait que le film reste raisonnablement près de la mythologie grecque et tisse des liens intéressants entre plusieurs légendes disparates.  À part bien sûr le Kraken qui tient plus des mythes scandinaves.  D'ailleurs, je ne comprend pas pourquoi on n'a pas emprunté un des multiples monstres des légendes grecques qui auraient amplement fait la job de "transformation de la ville en écrapout".

Je donne donc au Choc des Titans (version 1981) 2,5 ninjas.  Mais prenez garde, il y a au moins un ninja et demie de cette note composée de pure nostalgie et de souvenirs d'une soirée ou mon papa nous a amené voir un film, ma sœur et moi.

dimanche, février 28, 2010

The Crazies / Les Cinglés

Et non!  je n'ai toujours pas vu Avatar.  Par contre, je suis quand même allé voir le remake du film de Romero The Crazies.

 En gros c'est l'histoire d'un village perdu de l'Iowa où se déclenche une épidémie de folie meurtrière.  Évidemment, l'armée américaine se précipitera pour contenir l'épidémie de la manière la plus expéditive possible (un indice: leur méthode plus de lance-flammes que seringues épidermiques pleines de pénicilline).  Le résultat final se situe quelque part entre The Stand  et un film de zombies de Romero (sauf, pas de zombies).

Je ne sais pas pour vous mais je pars toujours avec un préjugé un peu négatif quand je vais voir un remake.  J'ai toujours l'impression qu'au départ le studio avait assez de fric pour faire un film mais assez de guts pour développer une idée originale.  En plus, j,ai toujours un peu l'impression de regarder une photocopie. 
Mais quand un film qui est à priori un exercice dans le manque d'originalité se cannibalise lui-même pour essentiellement refaire les mêmes scènes à quelques reprises, ça fait pik-pik un peu.

The Crazies est un film d'horreur à sursauts.  Le gros de la tension et de l'horreur sont évacués par une série de soubresauts cheaps qui deviennent définitivement prévisibles.  En fait, on est jamais vraiment surpris mais on fait quand même le saut quand le méchant du moment arrive de nulle part pour nous évoquer une réaction.

Cette recette, bien qu'une formule éprouvée du genre, c'est un peu décevant quand la bande-annonce semblait présager un genre de film un peu plus creepy, un peu plus cérébral.  Il ne faut pas se tromper, malgré ma critique qui semble assez sévère, c'est un film à popcorn décent mais je m'attendais à un peu plus de film et en même temps à beaucoup moins.  Je suis à la fois déçu du résultat mais quand même satisfait.  Un peu comme un ado qui prend sa première bière et qui trouve que ça goûte le cul mais qui est intrigué par cette première intoxication.

Je donne donc à The Crazies 2,5 ninjas, des ninjas qui probablement mieux aimé voir des zombies dans le mix du film... on ne se trompe jamais avec des zombies.