vendredi, juin 26, 2009

On the Road Again

Finalement, nous sommes en route pour un road trip. Notre plan original était de se rendre à Hershey en Pennsylvanie et d'avoir un thème "Charlie et la fabrique de chocolat". Une visite au site de l'endroit où nous nous voulions aller nous a convaincu que ça prend une lobotomie frontale pour vouloir aller là. Allez sur le site à vos risques, la musique qu'on y entend rend vraiment dingue.

C'est donc vers la côte du Maine qu'on se dirige finalement. Par contre, un petit détour s'est imposé de lui-même; nous allons faire un ti-détour dans la ville de Salem au Massachussets pour tourister les trucs de sorcière.

Pas grand choses d'autre que de la route aujourd'hui. Par contre, je me suis rendu compte que quand on trouve le jeu qu'on vouler amener au club vidéo avant de prendre la route dans l'auto une fois rendu au Vermont, on se trouve con en crisse. Je vais donc devoir payer un retard de fou sur un jeu que j'ai trouvé ordinaire. grrr.

Par contre, nous écoutons un audiobook qui est le premier de la série "the Dresden files". Je dois avouer que je suis pas mal tomber sous le charme du style de l'auteur même si l'histoire à date est plutôt banale. Je remercie quand même mes amis Max et Marie-Eve pour la recommendation.

jeudi, mai 14, 2009

pratiquement plagié

Zut! Zut! et Rezut!

Patrick Lagacé a honteusement copié mon dernier billet sur son blogue.
La preuve: http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70722912

Non mais! si je n'avais pas moi-même pillé cette nouvelle sur Le site de The Register, je serais carrément insulté.

La preuve qu'il m'a copié: l'heure et la date affichés sur mon billet précèdent le sien d'environ 12 heures. Évidemment, mes pièces à convictions ne sont pas ce qui se font de mieux parce que je peux changer l'heure affichée sur mes billets à ma guise mais bon! le principe est là. On pourrait aussi arguer que son texte est complètement différent du mien mais encore là, on défend un principe. Un peu comme crier "Liberté" partout.

M. Lagacé, si vous repassez ici, oermettez-moi de vous servir le bonhomme-grimacce en émoticon de la réprobation :P (j'en ai d'autre enréserve si vous me recopiez à l'avenir, considérez-vous averti... et réprobé)

mercredi, mai 13, 2009

Petites nouvelles des années '80

Vous vous souvenez de Debborah "Debbie" Gibson?

Les chances sont minces si vous avez moins de 30 ans. Pour les vieux pichous génération X parmi vous, vous serez heureux de savoir que madame gibson est encore active dans le show business.

Oui monsieur, elle fait des films maintenant.

Et quels films! Voici un trailer d'une de ses futures "oeuvres".



Je dois dire que je vais garder l'oeil ouvert pour ce film dans mon club vidéo local. Je pense qu'il est difficile de trouver une prémisse plus ridicule pour un film.

dimanche, mai 03, 2009

Repo! the genetic opera

Je dois l'avouer, je suis fan de Joss Whedon. Cela signifie que j'ai suivi assez religieusement les péripéties de Buffy à l'époque. Alors quand une comédie musicale mettant en vedette Anthony Stewart Head (Giles dans la série Buffy) j'ai tout de suite voulu voir le film. Pourquoi je ne l'ai pas vu tout de suite? Parce que ce film met aussi en vedette Paris Hilton.



Repo! the Genetic Opera (R!tGO) raconte l'histoire d'un futur pas trop lointain où une épidémie de panne d'organes fait rage. Heureusement, la compagnie GeneCo fournit des organes artificiels beaux, bons, pas trop chers. Par contre, si vous vous retrouvez en défaut de paiement, ils enverront le terrible Repoman pour reprendre possession de vos organes de pauvre.



Si vous êtes comme moi, vous dans une relation ou l'un (bon, avouons-le, une) des membres veut toujours regarder des comédies musicales et l'autre aime bien les films ou le sang jaillit un brin. Les films qui satisfont à toutes ces demandes sont plutôt limités. À part R!tGO, je ne peux penser qu'à Sweeney Todd qui satisfasse aux exigences de tous. Du moins jusqu'à ce que la version orchestrale d'Orange mécanique arrive en salles.

Il y a deux gros problèmes dans ce film. Le premier problème c'est que la distribution des rôles n'est pas nécessairement allée aux acteur qui ont la meilleure voix. On leur a préféré ceux qui sont prêts à travailler pour pas cher et d'être vu dans le même film que Paris Hilton. Et quand le talent n'est pas le premier critère, le côté comédie musicale en prend pour son rhume. Heureusment que Sarah Brightman et Anthony Steward Head sont là pour remonter la moyenne parce que le reste des acteurs vont du "tolérable" au Paris Hilton.

Le second problème de ce film c'est qu'il semble évident que les producteurs visaient d'en faire un film culte dès le départ. Mais faire un film culte, c'est comme faire un enfant cool. Si tu essaies trop fort, ton jupon dépasse et t'as l'air fou plus que d'autres choses.

Sinon, l'histoire est un peu confuse mais j'ai déjà vu des comédies nusicales ou des opéras tout aussi flyés. Par contre la musique est un peu oubliable. Je serais incapable de sifflotter ne serais-ce qu'une ou deux mesures de ce film. Le plus triste (pour ce film) c'est que même ma femme qui est bien plus mélomane que moi ne pouvais chantonner un seul air non plus. Il ne faut donc pas s'attendre, en voyant ce film, à unfilm qui va vous marquer à jamais.

Sommes toutes, c'est un film très violent mettant en vedette un casting presque totalement dépourvu de talent (à part sarah brightman et Anthony Steward Head) avec des tounes oubliables mais des décors assez chouettes. Ça peut valoir une location mais sachez dans quoi vous vous embarquez.

Je donne donc 2 ninjas à ce film. Ces ninjas comprennent maintenant pourquoi Paris Hilton s'est mérité un Razzie pour ce film et s'ennuient des bons vieux jours où elle ne faisait que des films en vision nocturne.

samedi, mai 02, 2009

X-Men Origines: Wolverine

Grâce aux merveilles des attaques d'insomnies provoquées par un épisode de stress (comme de savoir que quelqu'un d'autre profite de mon ordi performant et que je me contenter de mon ordinosaure Linux à cause d'un cambriolage) j'ai tout le loisir de prendre un peu de temps pour écrire un critique de X-Men Origins: Wolverine.

Ce film narre l'origine du personnage de Logan (alias Wolverine) et agit comme un prologue au film X-Men. Ce film prend comme base la série Weapon-X et lui fait des choses horrible.

Quand vous travaillez sur un projet de film basé sur une BD et que votre producteur connait le matériel de base et lui accorde le même respect que les autres fans lui portent, vous obtenez des films comme Watchmen, X-Men, X-Men 2, Batman Returns, 300 ou Superman Returns. Quand vous confiez le film à un type qui ne connait du sujet que les films précédents et qui imagine son projet comme une BD, ça donne des trucs comme Batman & Robin, Fantastic Four, X-Men the Last Stand ou X-Men Origins.

La même formule qui ne fonctionnait pas pour X-Men The Last Stand est reprise dans Origins: si un mutant c'est cool, 2 mutants c'est deux fois plus cool et par conséquent une bonne vingtaine de mutants c'est 20 fois plus cool. Évidemment, l'univers ne fonctionne pas comme ça et plutôt que de reposer sur 4 ou 5 personnages mémorables, le film s'embourbe dans une véritable tribu de personnages qu'on oubliera en moins de deux parce que chacun d'entre eux peut se considérer chanceux s'il a plus que trois lignes de dialogues.

De plus, parce qu'il est impossible de créer des liens ou des conflits avec des personnages aussi minces, l'histoire de Wolverine se fait savonner avec un traitement Soap-Operatesque ou tout le monde devient le frère ou la soeur de tout le monde. Grâce à cette technique, Wolverine et Sabretooth deviennent frère et Emma Frost et Silver Fox deviennent soeurs. Ce dernier lien est assez impressionnant étant donné que l'un des personnages (Silver Fox) est d'origine amérindienne et Frost est une blondinette aux bleux.

Si le film n'était pas basé sur une bande dessinée existante qui cmprend déjà une mythologie établie et un univers connu de ses fans, ces changements seraient mineurs. Mais ces modifications à l'emporte-pièce vont irriter surtout ceux qui rendent ces films rentables: les fans.

Ce qui est ironique c'est que le problème de la surmultiplication des personnages est aussi faite pour faire plaisir aux fans. Dans ce film c'est l'inclusion de Gambit qui a été "donnée" comme bonbon à ceux-ci. Mais même ce personnage populaire a été modifié (il s'est fait enlever son accent Cajun entre autre) et il ne reçoit qu'entre 5 et lignes de dialogue.

Et que dire de Sabertooth? Ce peronnage du premier film revient mais cette fois-ci c'est Liev Schreiber qui le joue. Ils ont confié le rôle d'un gros poilu anial et sauvage a l'acteur qui me vient a l'esprit quand on pense à "clean-cut". Au moins, il est enthousiaste et il semble prendre goût au rôle. ce qui n'est pas le cas pour tout le monde.

Hugh Jackman qui reprend le rôle titre ne semble pas se donner autant que dans les films précédents. On dirait parfois qu'il reprend le personnage par dépit, parce que de refaire un film de super-héros est le seul moyen de redorrer son étoile qui n'a jamais connu de succès commerciaux critiques en dehors des films des X-Men.

Mais si on essaie de juger le film sur ses propres mérites, il n'y a pas grand choses pour le sauver non plus. L'histoire est confuse et pleine de trous et les dialogues sont à toute fins pratiques, inexistants. Il reste donc que les effets spéciaux qui sont chouettes et quelques scènes d'action qui sont correctes mais sans plus.

Je donne donc à X-Men Origins: Wolverine 2 ninjas, deux ninjas qui sortent du cinéma déçus car ils s'attendaient à voir un documentaire sur l'origine des carcajous.

vendredi, mai 01, 2009

La critique de Wolverine va vnir plus tard

Car nous avons été victimes de cambriolage.

Ils on pris l'ordi qui a Windows, mais ils ont laissé une machine Linux et un viel écran 14 pouces .

Criss!

dimanche, avril 05, 2009

DE la bouche de l'Acteur lui-même

Pour ceux qui n'aiment pas que j'ai attaqué leur précieux Twilight, n'écoutez pas cette entrevue avec Robert Pattinson. N'écoutez surtout à partir de la troisième minute où il donne son avis sur la série.

mardi, mars 24, 2009

Twilight, la fascination - Le livre

Ouf!

Le film n’était pas les gros chars mais au moins c’était une grosse amélioration par rapport au livre. Je pense que je suis littéralement chagriné par tous les arbres détruits pour imprimer les multiples copies de ce roman harlequin qui se donne des airs.

Tout d’abord, je n’ai pas « lu » le livre, j’ai écouté la version audio en allant et revenant au boulot. C’est le quatrième fois que j’écoute un livre comme ça mais je dois dire que c’est la première fois que la voix du narrateur (une narratrice dans ce cas précis) me tombe autant sur les nerfs. Donc en plus ne pas recommander le livre, je vous dirais de vous tourner vers la version papier tant qu’à vous taper la voix geignarde de la lectrice. Malgré que je me suis tourné vers ce média ne voulant pas gaspiller de mon précieux temps de lecture sur ce livre que je n'étais pas vraiment sûr d'aimer.

Mais que dire du bouquin lui-même. Ben… c’est d’la marde. Et voilà, c’est dit. Ce n’est pas constructif mais ça a le mérite d’être vrai. Laissez-moi plutôt étoffer cette opinion.

Tout d’abord, l’histoire. Sur une vingtaine de chapitres (23 ou 24, je ne m’en souviens plus), on doit attendre au chapitre 17 avant que les antagonistes fassent leur apparition. Avant ce chapitre, ils sont mentionnés en passant au chapitre 15 et c’est tout. Dire que je trouvais qu’ils sortaient de nulle part dans le film, au moins celui-ci faisait l’effort de nous les montrer pas mal depuis le début. Ces méchants qui surviennent de nulle part font en sorte qu’on a aucun suspense, aucune appréhension, bref, leur importance part rapport à l’histoire est virtuellement nulle.

Les 16 autres chapitres quant à eux raconte la belle histoire d’amour. Ha! J’oubliais! Il y a aussi une passe de baseball.

Ensuite viens le style de l’auteur qui redonne aux compositions écrites d’un élève de cinquième année ses lettres de noblesse. L’auteure à l’air de penser que son public cible est composé de gens incapables de se souvenir de ce qui a été dit il y a quatre phrases donc elle s’efforce de répéter ses points encore, et encore, et encore, encore une couple de fois et une ou deux fois de plus pour faire bonne mesure. Son leitmotiv de prédilection c’est de souligner à quel point Edward est beau. Il n’est pas juste beau, il est superbe. Il n’est pas superbe, il est divin. Il n’est pas divin, il me ressemble. Il est décrit comme étant

  • Beau
  • Angélique
  • Séraphique
  • Ressemblant Adonis (Adonis est spécifié 2 fois mais il est aussi comparé à un dieu grec non spécifique. Quelque chose me dit que Bella ou l'auteure ne pensait pas spécifiquement à Héphaïstos)
  • Parfait
  • un gars tellement pitou qu'on l'appellerait « chien-chien »
  • Il fait soupirer les madames dans les catalogues
  • il avait l'air d'avoir la face toute aussi douce que du vrai minou
  • Aussi joli qu'un beau flamand rose volant majestueusement vers le soleil couchant avec une belle peinture en son bec
  • Aussi beau qu'une fille moche au last call et que je suis particulièrement saoul
  • Même avec un masque, on sent sa beauté qui suinte à travers les trous pour les yeux
  • Il sent bon pour que les aveugles le trouvent cute eux aussi
  • Remet le "sublime" dans "sublimation de la fougue féministe"
  • il est à la beauté ce qu'Ottawa est à l'emmerdement
  • tellement beau qu'il doit se rouler dans la shnoutte pour que ses amis arrêtent de jouer avec

Bon, bon, je l’avoue, certaines de ces descriptions sont de moi mais j’exagère à peine quand je dis que dans certains passages environ une phrase sur cinq sert à nous rappeler à quel point Edward est beau. Après deux ou trois chapitres, c’est ronflant.

Le pire, c’est qu’à part d’être beau, Edward est comme un genre d’écœurant. Tout d’abord, il fait quelques manœuvres pour isoler Bella de ses amis. Ensuite, il passe son temps à faire des remarques qui sont carrément menaçante (quand il ne détruit pas carrément le paysage autour d’elle). De plus, il épie les pensées de ses amies pour intercepter ses conversations privées. On peut aussi ajouter le fait qu’il fait grand état de ses difficultés à contrôler sa colère et à quel point il se sent « protectif » de la santé de Bella. Bref, c’est un contrôlant chronique qui isole Bella de ses amis, qui l’espionne sans arrêt et qui la menace quand il ne verse pas carrément dans la violence autour d’elle. Je ne veux pas insinuer qu’il a le profil d’un batteur de femme mais mettons qu’on peut dire qu’il n’est pas étranger à la violence psychologique.

Mais pour en revenir au style, on dirait que l’auteure a entendu parler des adverbes et des adjectifs ensemble et qu’elle a décidé que tant qu’a n’en mettre, mettons-en en grand. On fini par trouver ça rapidement énervant. Quand ça ne sombre pas dans le carrément emmerdant. Pour ne pas dire joliment pouiche. Une fois de temps en temps, ce n’est pas si pire. Par contre, quand un dialogue précise à chaque ligne le ton précis, précis, précis de chaque remarque on aimerait passer à autre chose.

En fait, tout ce qu’il manquerait pour rendre ce livre plus pénible, ce serait une morale à cinq sous sur la pureté. Heureusement, l’éducation mormone de l’auteure vient à la rescousse. Edward ne doit jamais perdre le contrôle autour de sa belle Bella. Et même si celle-ci le veut pour son corps. Il doit se retenir de peur de la tuer. Pureté, abstinence, alléluia. Ha! j'oubliais aussi le petit détour vers le créationisme quand Edward explique qu'il pense que les vampires ont été créés en même temps que les humains.

Malgré tout ceci, ce qui me dérange le plus dans ce ramassis de médiocrité c'est la relation entre les protagonistes. Cette relation qui est illustrée dans une des scènes "phares" du roman. Dans la scène en question, Edward et Bella sont dans un sous-bois, loin de toute civilisation. Edward explique à Bella que la nature l'a doté d'une foule d'avantages qui le rendent irrésistibles aux humains et lui refait le coup du "normalement je devrais être en train de te tuer en ce moment et tu ne pourrais rien y faire". Mais Bella lui explique qu'elle l'aime malgré tout.

En repensant à cette scène, je me demande sincèrement quelle relation il peut y avoir entre ces deux êtres. Parce que peu importe ce qu'Edward peut faire, Bella sera inévitablement attirée parce que le vampirisme le rend super beau, gracieux, élégant et lui donne même une odeur qui le rend attirant. Elle ne peut rien faire pour résister à ses pouvoirs et Edward le sait. Ceci ne l'empêche pas de poursuivre la relation. La seule image à laquelle je peux comparer ceci c'est celle du gars qui couche avec une fille inconsciente dans un party. Elle ne peut pas lui résister, il sait qu'elle ne peut rien faire mais il assume son consentement malgré le fait qu'elle ne peut pas vraiment offrir de résistance.

Il n'y a rien de sain dans ce roman. Et de penser qu'il y a une fille quelque part qui cherche une relation comme celle entre Bella et Edward ne me perturbe pas qu'un peu. Et je suis loin d'être le porte-étandard du féminisme.

Je donne donc à la version écrite de Twilight un petit demi-ninja tout insignifiant mais ce ninja préfère se faire sepukku que de réécouter l'horrible version narrée par Ilyana Kadushin. Du point de vue positif, ce livre permet d'apprécier n'importe quel autre auteur à sa juste valeur parce que c'est pratiquement impossible de faire pire

Ça va tellement mal pour le Canadien ces temps-ci...

Qu'à la fin de son spectacle au centre Bell Britney Spears est sortie avec un score de Britney 2, Canadiens 1.

jeudi, mars 19, 2009

Watchmen

Il existe de ces histoires qui prennent une éternité à atteindre le grand écran. Et cette semaine c'est un projet qui mis un poil plus de vingt ans à voir le jour qui été porté au grand écran. Je parle du grand-père de tous les Graphic Novels: Watchmen.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce cantique des cantiques geeks, Watchmen est une BD de Alan Moore qui déconstruit le mythe du super-héros costumé qui prend la justice dans ses mains. En fait, on parle plutôt de héros proprement dits que de super-héros car à une exception prêt, aucun des personnages n'ont de super-pouvoirs.

L'histoire suit principalement deux anciens amis: Rorsarch (un super-héros qui n'a jamais lâché son travail de héros malgré un loi qui rend ces activités illégales) et Daniel "Nite Owl" Dreiberg (héros à la retraite) qui enquêtent sur un complot pour éliminer les anciens super-héros.

C'est Zack Snyder qui refait la même magie qu'il avait fait pour 300 en adaptant pour le cinéma cette histoire qui avait la réputation d'être "infilmable". En voyant le travail qui a été accompli, on peut dire que cette réputation n'a peut-être plus raison d'être. Ça ne veut pas dire que l'œuvre s'est rendue à l'écran sans perdre quelques plumes.

Première victime du coupage au montage: l'histoire du type perdu sur son radeau. Cette histoire dans l'histoire reprenait quelques thèmes de la trame principale. Étant donnée que j'ai trouvé cette partie un peu plus pénible à lire que le reste de l'histoire, ça ne m'a pas fait de peine de la voir coupée au montage. Par contre, je peux voir la justification que ce mécanisme de narration passait bien sur papier mais ça aurait été impossible à inclure dans l'histoire sur film.

Seconde victime: les extraits du livre du premier Nite Owl. Encore une fois, c'est quelque chose qui aurait été difficile d'inclure dans le film sans ruiner le rythme. Le générique d'ouverture résume quand même quelques points de background. Ce générique d'ouverture vaut presque à lui seul le prix du billet d'entrée selon moi.

Troisième victime: la fin. Afin de simplifier l'histoire qui est quand même complexe, la fin a été réécrite. La nouvelle version reste quand même dans l'esprit général de la BD. Chaque fin possède ses forces ses faiblesses mais j'ai quand même préféré celle du livre. Par contre, j'accepte l'argument du réalisateur qui a admis qu'il a choisi cette fin car l'originale aurait demander un 15-20 minutes de plus au film pour l'expliquer. Comme le film fait déjà 2h38, ce temps supplémentaire aurait rendu le film impossible à faire passer en salle.

Quatrième victime: la censure. Même si la BD était assez violente et qu'il y avait un peu de nudité, ce n'est rien à comparer au film. Des scènes de sexe assez explicites, du sang présent au gallon et un énorme et omniprésent pénis bleu crèvent l'écran presque continuellement. Et quand on le voit en IMAX et qu'on passe une bonne partie de ce 2h38 à regarder une gigantesque bitte qui doit faire 3-4 mètres de haut à l'écran, ça marque son homme.

Sommes toutes, le film est très chouette et demeure dans l'essentiel fidèle à la BD. Mais cette fidélité vient un peu lui tirer dans le pied.

Il n'y a pas de "bons" dans ce film. Malheureusement, quand les gens pensent "super-héros", ils pensent à "bon". Or, comme l'histoire est une déconstruction du genre "héros en collants", la plupart des spectateurs auront une réaction négative à l'histoire. Je ne pense pas que beaucoup de gens vont sortir du film sans se rendre compte qu'un des points que l'auteur essaie de faire c'est que ça prend un sorte de personne spéciale pour décider de se balader en collants pour foutre des raclées à des "méchants". Spécifiquement, quand on y pense un peu, ça prend des genre de psychopathes ou encore des qui prennent en main les fonctions de juge, jury et bourreau.

Les thèmes du pouvoir et des abus qui viennent de ceux qui sont en situation de pouvoir sont peut-être aussi présents que dans le film mais encore une fois, c'est difficile de vendre du popcorn pour un thème aussi abstrait.

Je donne quand même 4 ninjas à Watchmen, des ninjas qui ont été bien content d'apprendre que Doc Manhathan est circoncis. Mais je suggère à ceux qui ne connaissent pas la BD de peut-être attendre de le voir en DVD. Les messages du film passent probablement mieux quand on peut prendre des pauses-pipi après avoir ingurgité un sceau de boisson gazeuse comme j'ai fait quand j'ai vu le film en salle.