mardi, juin 26, 2012

Réponse simples à un problème sexiste

L'auteur a un peu trop de temps sur ses mains


Dans un éditorial publié chez La Presse, Paul Daniel Muller (un économiste) nous fait une déclaration que seul un économiste peut faire: toutes choses étant égales par ailleurs la politique de sacs réutilisables à la SAQ est sexiste.  Bon, c'est moi qui ai ajouté le "toutes choses étant égales par ailleurs" mais mes deux cours d'économie à l'université m'ont appris qu'un économiste dit toujours ça. Ça impressionne la plèbe.


En gros, l'auteur dit qu'à 75 sous, le prix d'un sac constitue une taxe de 5% sur une bouteille de 15$ pour les humains qui n'ont pas l'habitude de trimbaler une sacoche.  En fait, la bouteille la moins chère disponible à la SAQ est un Chardonnay Gallo Family Vineyards Californie 2008  à 3,60$ et la taxe monte alors à 20% et la plus chère, un Château Palmer Margaux grand cru classé 1945 vous coûtera la bagatelle de 6930$ taxée à hauteur de 0,01% pour un sac.  Établissons donc la moyenne à 10% (tant qu'à donner dans la logique foireuse).  Mais, soyons honnête, si t'es vraiment le genre à envisager intenter un recours collectif pour 0,75$ la bouteille, tu te trouves vraisemblablement plus du côté "colon" que "parvenu" dans ton arc-en-ciel de clients de la SAQ.


Monsieur Muller nous indique aussi qu'il refuse de prendre un sac réutilisable dans sa réserve tous les matins parce que la SAQ devrait lui faciliter la vie.  Du point de vue purement économique, la SAQ n'a aucun incitatif à nous faciliter la vie.  Les sacs à usage unique sont une perte pure pour la SAQ.  Leur option est donc de dissimuler le prix de ces sacs dans le prix des bouteilles ou encore de changer cette perte en gain en nous vendant des sacs avec une marge.


Monsieur Muller souhaiterait que la SAQ nous vende plutôt un sac de plastique à 0,05$ comme on le fait dans presque toutes les épiceries du Québec.  Si seulement il y avait des épiceries au Québec qui acceptaient de nous vendre du vin et des sacs à 5 sous... comme... comme toutes les épiceries que j'ai fréquentées depuis que je fais mes courses moi-même.  Mais bon, si monsieur Muller veut aller à la SAQ, essayons d’adresser son problème.


Une petite recherche informelle (j'ai demandé à ma femme) m'indique qu'un bon prix pour une sacoche est de 30$.  Ajoutons 10$ parce que ma femme m'a sûrement menti pour dissimuler le vrai prix de ses accessoires (et parce que j'ai regardé sur ce site et je vois que 40$ a l'air d'un prix assez moyen pour un sac à main).  Une femme dépensera donc 40$ pour une sacoche ce qui correspond à environ 53 sacs réutilisables.


À la lumière de ces chiffres, je proposerais donc à monsieur Muller de repenser son choix de ne pas utiliser de sacoche si sa consommation excède 1 bouteille par semaine.  Après tout, il faut considérer les incitatifs.  D'un côté, on a le côté pratique de toujours avoir un sac sous la main (pour trimbaler des affaires de mâles comme des revues de fesses, de la bière, des outils ou des animaux qu'on a tué nous même par exemple) au nez et à la barbe de tous tout en économisant en plus cette surtaxe sur la masculinité.  Par contre, les diktats de la mode étant ce qu'ils sont, ça a l'air un peu moumoune de se promener avec une sacoche.


J'ai fait une recherche sur "sacoche pour homme" et je ne trouve que des sites avec des prix en Euro.  La solution, une besace ou encore une gibecière (préférablement en cuir d'un animal mignon) et vous serez à la page.  Vous n'aurez pas l'air efféminé, vous aurez l'air "Européen".  Il y a aussi l'option "sac de courrier" que la multitude de cyclistes de Montréal semblent être amourachés de.


Bon, bon, je vous vois venir: de prévoir votre journée 8h+ d'avance, ça vous fait chier et passer prendre une bouteille de vin à l'épicerie c'est pour les pauvres ou pour quand la SAQ est en grève.  Heureusement, j'ai des solutions pour vous.


Malheureusement, je ne bois pas de vin (je suis plus type Scotch moi-même) mais j'ai essayé de trouver une  solution qui permet de concilier spontanéité et la vie d'un mâle moderne, un vrâ (pas un vrai, un vrâ de vrâ).


Comme substitut de bouteille de vin, je me contente de cette bouteille de vin de cuisson qu'on m'a offert il y a un certain temps:



La première solution marie élégamment la vie de bureau et la boisson:  les Post-its.  Ça tient dans une poche, c'est pas cher (encore mieux, si vos collègues  ne sont pas prudents avec leurs fournitures de bureau, c'est gratuit).  Vous avez une petite soif à 17h: un petit paquet glissé dans une poche et vous avez un camoufle-bouteille qui fera l'envie des pauvres dans le transport public
Chateauneuf du Pape ou Bébé Duck ?  Impossible de savoir
La photo ci-haut a nécessité environ 13 post-its.  La leçon importante: la colle de post-its qui ne sont pas de la marque "post-it" ne vaut pas de la shnoutte sur du verre.  Tu voudras peut-être faire le test avec le vrai produit et me revenir sur tes résultats.  Pour 13$ bureau en gros offre un paquet de 600 post-its ce qui fait que chaque bouteille recouverte reviendrait à environ 0,28$ pour recouvrir une bouteille (c'est quand même presque 0,50$ dans ta poche - WIN)

La seconde option à laquelle j'ai pensé c'est une capote.  Ça s'étire et ça se glisse dans une poche et c'est difficile d'accuser un gars de moumounerie quand il a une poche pleine de préservatifs.  L'idée ici c'est de faire de l'indirection.  C'est un truc de magicien: les gens seront tellement occupés de parler du gars qui transporte sa bouteille dans un condom que personne ne remarquera quelle marque porte la bouteille.  Malheureusement mes tests préliminaires me montrent que les prophylactiques ont une efficacité limitée pour couvrir une bouteille.  J'aurais probablement dû me servir d'un imperméable à pénis grand format.  Et si tu trouves que ça fait frimeur de se promener avec des bouteilles de vin à 35$, essaie d'avoir l'air cool en achetant des préservatifs formats extra-large.

À 2$ le paquet de trois, au moins tu t'en sors à 0,66$ le "sac"

Par contre, l'idée du condom m'a fait penser aux bons vieux gants de latex.  Je suggères les noirs tels qu'utilisés pour ma photo.
On les enfile le matin dissimulant notre montre (une montre de pauvre fait pingre, après-tout et une montre à 5000$ ça fait parvenu)

Des gants comme ceux-ci vont changer chaque jour de ta vie en épisode de Dexter.  Je te garantie que tes collègues vont arrêter de voler tes post-its pour cacher leurs bouteilles si tu te promènes au bureau avec des gants qui ne laissent pas d'empreintes digitales.  Toi par contre, tu auras toute la latitude nécessaire pour voler les leurs sans laisser de traces.  Mais le mieux c'est quand tu te pointes à la SAQ et que tu veux sortir sans montrer ta bouteille et sans acheter leur putains de sacs
Et le soir on peut faire un doigt d'honneur aux pseudos-biens-pensants sexistes et misandres de la SAQ
Ma prochaine idée est un peu plus terre-à-terre: les sharpies.  Si tu préfères, ces crayons feutres qui écrivent sur tout.  Quelques secondes ou minutes sont tout ce dont tu auras besoin pour cacher au curieux membres du petit peuple ce que tu bois.  La photo suivante montre une preuve de concept.  Tu pourras obtenir des résultats plus probants en barbouillant toute l'étiquette.
Et si tu préfères, tu peux sniffer le stylo pour un buzz pas cher et  éviter de payer une bouteille aux tarifs usuriers de la SAQ
Mais la solution des solutions, celle que tous les mâles peuvent implémenter avec ce qu'ils ont dans leur garage: le duct tape.  Ma photo n'est pas très probante parce que je n'ai pas mis la main sur mon rouleau de tape gris mais encore une fois, la preuve de concept est là:
Les vrais hommes ont du tape gris... je devrais avoir honte
Après tous ces tests, j'ai remarqué que le monde regorge de solutions.  En fait tout le problème peut être réglé avec cet accessoire (que tu peux probablement trouver en quantité importante un peu partout, je te suggères de t'en garder une couple dans un tiroir dans ton bureau).  Note, les pharmacies Jean Coutu n'ont rien à voir avec cet article, c'est juste l'endroit où j'achète mes post-its et mes condoms.
Rasoir, Occam.  Occam, rasoir.
J'espère que ma petite dissertation te fera comprendre que tu es aux prises avec ce que les experts décrivent comme un "first world problem" (désolé pour le lien en anglais).   Le genre de problème causé par ta propre consommation d'un bien de luxe.  Tu veux une solution terre-à-terre pour ton problème de sac: arrête de boire.  Plus de visites à la SAQ, plus besoin de sac.


Si seulement la vie venait avec Photoshop
De toutes façons, les vrais hommes ça bois de la bière.  Non seulement ça fait pithécantropiquement mâle de rotter de l'orge mais en plus, un six pack ou une caisse de 12 ou 24 ça vient avec une poignée fait que pas besoin de sac.  Pis si c'est si important que ça pour toi de boire du vin pis pas acheter de sac, fait donc comme un vrai mâle et envoie ta femme chercher ce que tu veux avec sa sacoche.

Non, mais.


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Ajout:
Apparement Monsieur Muller a lu mon billet et a même eu la gracieuseté de me lier dans son blogue.  J'espère que vos collègues gardent leurs post-its à l'oeil.  De toutes façons, ils sauront qui blâmer s'il advenait à en manquer tout d'un coup.

lundi, mars 26, 2012

Hunger Games le Film

J'ai lu les livre de la trilogie "Hunger Games" (que je traduirai assez librement comme Les Jeux de la Faim) il ya maintenant un peu plus d'un an.  Après avoir goûté à la littérature pour adolescents avec Twilight, j'étais plutôt réticent à me lancer dans une série de livre super populaire dans ce segment de la population.

J'ai du ravaler bien vite mes réticence parce que j'ai adoré la trilogie.  D'ailleurs j'avais à peine déposé le dernier tome de la série quand j'ai appris qu'une adaptation du livre était prévue.  Adaptation que j'ai vue hier au cinéma.

L'histoire se résume un peu comme suit: dans un monde post-apocalyptique, le continent nord américain est divisé en 13 parties: la capitale où la vie est facile et ou le progrès permet à tous de profiter du pain et des jeux et 12 districts pauvres où la population est gardé sous le joug despotique des armées de la capitale et où les gens sont gardés ignorants pauvres et affamés.  Afin de rappeler aux districts leur place sur l'échiquier, la capitale organise tous les ans les "jeux de la Faim" où un un garçon et une fille de chaque district âgé entre 12 et 18 ans sont envoyés dans une arène où ils devront s'entretuer jusqu'à ce qu'il ne reste que le vainqueur.  Pour les 74ième jeux, Katniss Everdeen se portera volontaire à la place de sa soeur.

De mon souvenir, le film est plutôt fidèle au livre à un détail près: le livre lésine pas mal moins sur la violence que le film.  C'est un peu compréhensible parce qu'on peut facilement voir que ce n'est pas très "marketing" de montrer des enfants en train de s'entretuer sur grand écran.  Mais là c'est assez systématique: à chaque fois qu'un des enfants vient pour mourir la caméra se détourne juste le temps nécessaire pour qu'un javelot traverse un sternum ou qu'une épée perce un flanc, etc.  J'imagine que ces artifices étaient nécessaires pour que le film puisse recevoir la cote "PG13" aux États-Unis ce qui permet aux adolescents d'aller voir le film sans être accompagné d'un adulte.

Dès les premières minutes du film, l'émotion est à fond et je me suis retrouvé la gorge nouée dans les 5 premières minutes.  Je me suis dit alors que le film ne pourrait pas durer comme ça trop longtemps sinon j'aurais été obligé de pleurer au cinéma et ça aurait permis à ma femme de me narguer pour au moins quelques semaines.

Malheureusement, et c'était à prévoir, les scènes d'entrainement entre le tirage des candidats et le déroulement des jeux eux-même viennent ralentir le rythme et la charge émotionnelle du film ce qui m'a permis de me débarrasser de ces sentiments superflus (parce que tout le monde sait que les vrais hommes n'ont que 2 sentiments: 1) c'est correct et 2) ça saigne).

Je done donc à Hunger Games - Le Film 4 ninjas .  Et après tout un film à se poser la question de "dans quel autre film j'ai vu Seneca Crane donc?" ces ninjas sont heureux de se souvenir que c'était l'acteur qui jouait le weirdo dans American Beauty (spécifiquement le weirdo qui filmait des sacs en plastique dans le vent)

mardi, février 07, 2012

Aventures au club vidéo

Ayant une petite rage de films je suis allé au club vidéo parce que je suis trop boyscout pour téléchatger des films illégalement et trop néanderthal pour télécharger un film sur une des multitudes de plate-formes qui me permettent de le faire dans ma maison.

J'ai donc vu trois films la semaine dernière

Premier film: Cowboy et Extra-terrestres
Comme je l'ai dit dans ma critique de Snakes on the Plane j'aime bien l'honnêteté dans mes titres de films.  Ici on a droit à un film avec des cowboys et, vous l'aurez deviné, des extra-terrestres.  J'avais lu la BD sur laquelle ce film est sensé être basé avant de le voir et je n'aurais peut-être pas dû.  La BD est plutôt chouette mais le film l'est plutôt pas.  Je donne deux ninjas au film .

Second film: Attack the Block
Désolé, je ne me souviens plus du titre en français.  Ce film raconte l'histoire d'une invasion extra-terrestre qui sévit dans un quartier mal fâmé de Londres où une gang de jeunes mécréants devront défendre leur territoire contre la menace de l'espace avec les moyens à leur disposition.  J'avais entendu des bonnes choses sur ce film d'autres critiques mais je ne savais pas à quoi à m'attendre.  J'ai été très agréablement de ce film mais pour l'apprécier ça prend une haute tolérance aux antis-héros parce que les personnages principaux sont essentiellement des jeunes criminels qui ne donnent pas trop dans le sympatique.  Je donne quand même à ce film 4 ninjas  de l'espace.

Troisième film: Requins (shark Night)
j'avais bien aimé le film Pirhana 3-d quand il est sorti en cinéma et pas juste pour la quantité abberante de seins mis de l'avant par une brochette de stars de la porno qui tiennent des rôles dans ce film.  Voulant jouer dans les crénaux "mutilations dans un lac", "poisson qui n'a pas d'affaire là" et "pitounes qui se promènent en bikini" ce simulacre nous offre à peu près la même chose violence, nudité et effets spéciaux réussis en moins.  De plus, alors que Piranha 3D ne se prend pas au sérieux pour une seule microseconde, Requins se prend pour un film réussi pas mal sur toute la ligne.  Je donne à ce film un seul ninja  mais ce ninja sait que c'est lui la créature la plus dangereuse sur la plage.

La dame en noir (lady in black)

Ah! Mardi!  Comme tu attirres les cheapos dans les cinémas.  Et en tant que cheapo, il me fit plaisir de me diriger dans un cinéma pour voir un film que je n'aurais probablement pas pris la chance d'aller voir plein prix.  Et cette semaine, ce film c'est La Dame en Noir mettant en vedette Daniel "S'il-vous-plaît Seigneur faites que je ne reste pas pris dans le rôle de Harry Potter pour toujours" Radcliffe.

L'action se passe dans l'Angleterre du début du siècle et Radcliffe joue un avocat au tempérament suicidaire qui se fait envoyer au fin fond nulle part pour investiguer la paperasse d'une maison abandonnée.  Évidemment, comme c'est un film et qu'une maison isolée par la mer c'est pas assez épeurant, la maison est hantée par une madame en noir qui tue les enfants du village voisin quand quelqu'un la voit.

À la lumière de ce film, on peut se poser quelques questions.  Premièrement: pourquoi il y a encore des gens qui ont des enfants qui restent dans ce village? Mais surtout pourquoi Harry ne s'est pas juste débarrasser du tourmenteur dans la maison abandonnée avec un Patronus bien placé?

Le gros problème de ce film c'est qu'il n'est qu'une suite de scènes qui se suivent et se ressemblent.

  1. Harry Potter entend un son étrange ou voit quelque chose dans une fenêtre
  2. Il se dirige vers le son/l'image
  3. la musique arrête
  4. un gros crescendo et on fait un saut pour rien.
Bref, Radcliffe parcoure une maison et relativement rien de mal ne lui arrive.  Et vous savez ce qui est plus épeurant que rien?  Pas mal n'importe quoi.

OK, le film essaie de faire dans l'ambiance morbide et épeurante mais en ce faisant il se travesti en film à sauts cheaps comme on en voit pas mal partout.  Au moins le gore reste au minimum (pour ne pas dire à 0).

Je donne donc à La Dame en Noir 2 ninjas .  Ces ninjas apparaissent en flou dans une fenêtre au loin mais de toutes façons quand on voit un ninja il est souvent trop tard parce qu'on est mort.  C'est ça la vie des ninjas.

lundi, janvier 30, 2012

Pour la science! - jour 2

Ouais ben, comme disent les français: "Ça me fait une belle jambe". Une jambe qui me semble être pas mal plus blême que le reste de mon corps couleur crème qui n'a jamais vu le soleil.
Tout aussi doux que du vrai colon

 Après 24 heures et une sortie cinéma à 0 degrés celcius, je ne remarque pas de différences dans ma perception du froid et ce peu importe la jambe.  En fait, il n'y a qu'au cinéma (où je suis allé voir Monde infernal 4) où j'ai cru sentir une brise le long de ma jambe pendant le film.  Étant donné qu'on était alors à l'intérieur depuis au moins une demie-heure, j'ai tendance à croire que c'Est pas la température ambiante mais peut-être juste une ventilation aléatoire.

Côté poil: toujours assez inexistant pour qualifier ma jambe d'imberbe même si je remarque un ou deux poils errants qui ont été manqués au rasage et que je peux sentir "les p'tits nouveaux" si je flatte ma jambe à rebrousse poil.  Ça fait un peu de me gratter la jambe et de ne pas y voir toute ma splendide crinière qui orne toujours la région entre mes orteils et mon genou.

Bon et bien, onward et upward comme qu'ils disent.

dimanche, janvier 29, 2012

Monde Infernal: L'éveil

Haaaaaaa! Monde infernal.  Que nous avons une longue histoire ensemble.  Du premier film de ta série dont j'ai tellement ri, au second qui était presque une insulte au genre cinématographique à ton troisième chapitre qui était en fait un premier chapitre déguisé en troisième volet, tu m'as gardé fasciné.  Fasciné parce qu'en surface, je vois tout ce qu'il y à aimer en toi: des vampires et des loups-garous qui se battent avec des pitounes en cuir en trame de fond.  Mais je ne peux pas dire que je t'aime parce que Scott Speedman, hulk mauve poilu et ultraviolet bleu.

Par contre, tu es venu me chercher avec ton quatrième film.  Probablement parce que tu as pas mal coupé la quantité de Scott Speedman au minimum, que le hulk mauve poilu ne fait presque pas d'apparition ou encore parce que l'histoire se recentre sur la chick qui se déambule partout dans un suit de cuir/pvc qui doit sérieusement commencer à sentir le swing mort-vivant.  Ouaip-p! j'irais même jusqu'à dire que je n'ai pas été déçu de te voir au cinéma.

Ça ne veut pas dire que tu n'as pas ton lot de problèmes.  Oooooh! que neni! Le premier problème c'est que je ne comprend pas comment le personnage principal a pu avoir un enfant.  De surcroît, comment le personnage principal a pu avoir un enfant tout en étant cryogénée pendant douze ans.  Aussi, je ne peux pas concevoir que dans un monde où les vampires et les loups-garous sont des dangers connus aux humains, toutes les poignées de portes ne sont pas en argent et toutes les lumières de rues ne sont pas faites pour émettre de l'ultraviolet.

Malgré ton scénario qu'il ne faut pas regarder de trop près, tu sais par contre te reprendre sur les scènes d'action que tu nous sert comme du bonbon.  Et de l'action, tu nous en sert un char pis une barge.  En fait, tu t'arrêtes peut-être un peu trop rarement pour reprendre ton souffle mais c'est correct comme ça parce que quand tu ralentis t'as l'air d'un épais qui raconte n'importe quoi.  Alors garde ton rythme effréné et tes plans serrés sur les fesses recouvertes de PVC de Kate Beckinsale, c'est comme ça qu'on t'aime.



J'irai même te donner 2,5 ninjas , en espérant que ça nous raccommode. Ces ninjas ne font pas trop attention à ton histoire sans queue ni tête eux non plus.

samedi, janvier 28, 2012

Pour la science! Jour 1

J'ai remarqué que ma femme se rase beaucoup moins souvent l'hiver que l'été.  N'écoutant que ma curiosité, je lui ai demandé pourquoi elle me fait le coup de la jambe poilue pas mal plus souvent quand il y a de la neige au sol.  Son argument: le froid (elle insiste pour que je dise qu'elle n'est pas sérieuse).  Elle prétend que les rares poils qui adornent ses jambes (qu'elle a fort jolies d'ailleurs) lui confère une sort de protection mystique au frette.

Étant doté de mon moi-même de jambes fort velues (comme peut en faire état cette photo de ma jambe droite (qui sera ma jambe témoin)) je me lance donc dans une expérience.
Je n'ai rien à envier au Sasquatch


N'écoutant donc que mon courage et étant accro à la sensation d'avoir raison, j'ai décidé de risquer mon corps, sans parler de ma dignité, pour mettre une fois pour toute un terme à ce genre d'élucubrations enpassant ma pilosité au rasage (voir la jambe gauche (qui sera la jambe spécimen-01)


hmmmmmmm! Spécimen ou sexy-man?

Évidemment, j'ai peur que si à la fin de l'expérience, si je ne peux pas tirer de conclusions sur la qualité de la protection de mon poil face au frette, ma femme conclue que mon poil d'orteil me protège et que tout la démarche est caduque de toutes façons.

J'ai rasé le dessus du pied mais pas les orteils parce j'avais peur d'avoir l'air fou

dimanche, janvier 22, 2012

J'ai fouillé dans ma vidéothèque - Ghostbusters

Il existe une phrase en anglais qu'on ne peut plus utiliser parce qu'elle aura toujours la même réponse: "who you gonna call?".  Que vous soyez en train de mourir au bout de votre sang ou juste à la recherche de billets pour un spectacle, dès que quelqu'un vous demande qui vous allez appeler la réponse sera toujours: "Ghostbusters".

C'est donc avec un peu de curiosité que je me suis retapé le classique de 1984 en partie pour voir si mes yeux d'adultes allaient être déçus par ce film que j'ai adoré à l'époque en sachant qu'a l'époque j'avais environ une dizaine d'années et que j'aurais aimé n'importe quel film où quelqu'un se fait engluer.

Première constat: je n'avais remarqué à quel point Bill Murray était sarcastique.  C'est peut-être parce que je l'ai originalement vu en français et qu'une bonne couche de sarcasme s'est perdue dans la traduction mais j'ai été impressionné par la manière dont Bill envoi ses gags.

Second constat, même en retouchant certains effets spéciaux pour l'édition Blu-Ray ceux-ci trahissent quand même leur âge.

Troisième constat: le dernier acte où les personnages principaux se battent contre Gozer le Gozeréen est plus drôle en français que dans la version originale.  Après tout "Zut, flûte, caca-boudin" est une ligne de dialogue bien plus classique que "Mother Pus bucket" et encore aujourd'hui la phrase "c'est pas ma faute, ça a fait jboum! là-dedans" me fait encore rouler par terre.

Je donne donc, avec mon regard un peu blasé sur le cinéma, 3 ninjas et demie à Ghostbusters.  Et ces ninjas sont d'accord, cet homme est un châtré.

Piégée (Haywire)

Petite sortie cinéma et enième tentative de reprendre le blog.  En plus, il y a un nouveau film dans la série Underworld que je "dois" aller avoir absolument parce que come on, il y a de ces traditions qui ne se perdent pas.

Donc je suis allé voir Piégée au cinoche hier.  en gros c'est l'histoire d'une fille capable de botter des culs sur une échelle absolument proverbiale qui se offrir un film d'action malgré le fait qu'elle n'est pas une très bonne actrice, que le film n'est pas écrit par un scénariste doué et que le réalisateur ne sait pas comment finir un film de façon satisfaisante.  Cette fille donc joue dans Piégée qui raconte l'histoire d'une agente secrète qui travaille pour une firme privée et qui se fait enfirouaper dans une histoire de kidnapping/meurtre et qui doit nettoyer son nom.


Vous savez quoi, c'est rafraichissant de voir une fille dans un film d'action qui se bat et qui n'a pas l'air d'avoir commencé à apprendre à se battre un ou deux mois avant le tournage (pour un exemple du contraire, voir Bridgette Wilson qui joue Sonya Blade dans Mortal Kombat).  C'est parce que la vedette, Gina Carano, est championne de combats ultimes et serait probablement capable de me sacrer une volée de tous les diables si elle savait que je n'ai pas aimé son film.  Mon seul espoir c'est qu'elle ne lit pas le français.

Bon, histoire de protéger mes rotules, je dois dire que ce n'est pas seulement la faut de Gina si ce film fait un peu pik-pik.  Le scénario, comme je l'ai mentionné plus haut est un foutoir apocalyptique qui prend forme dans une sorte de flashback mal foutu.  En bout de ligne on ne sait pas vraiment qui a fait quoi, ni pourquoi mais on a quand même vu une fille sacrer des volées légendaires à un paquet de gars.

Je donnes donc à Piégée 2 ninjas mais ces ninjas se font particulièrement discrets de peur de se faire ramasser par l'actrice principale du film.

mardi, avril 06, 2010

Le Choc des Titans (sauce 2010)

C'est dopé à la nostalgie (et un peu au popcorns) que je me suis lancé vers le cinéma pour aller voir le remake du film qui m'a le plus marqué étant jeune.  Contrairement à d'autres grands ados de mon âge, ce n'était pas La Guerre des Étoiles qui m'avais marqué à jamais mais bien Le Choc des Titans.  Et si original ne se mesure pas au souvenir que j'en ai, il a au moins le mérite d'être quelques ordre de grandeur de meilleur à son remake.

Le remake de Le Choc des Titans répond enfin à la question: qu'est-ce qui se passerait si on faisait un film sur la mythologie grecque sans vraiment savoir de quoi on parle.  J'ai LITTÉRALEMENT vu des épisodes de Xena: Warrior Princess qui se collaient plus au mythes grecs.  Et ça c'était juste la narration à l'ouverture du film.

En fait, j'ai une vision de ce qui s'est passé dans la réunion où le scénario a été écrit.  Dans ma vision je vois une bande de scénaristes hollywoodiens qui regardent le film original et une montagne de cocaïne.

Oui,  tous les moments forts du premier film sont frappés: le pégase, Charon, le Kraken, la salle ou Zeus garde des statues de tous les hommes, Médusa, les sorcières stygiennes et l'épée magique mais les rassemble dans un ordre absolument aléatoire et chaque élément ne sert qu'à servir une scène d'action qui n'attend pas l'autre.  Ils ont même remplacé Maggie "Thetis/ McGonnagal" Smith par Ralph "Ares / Voldemort" Fiennes pour garder le même nombre d'acteurs qui ont contribué aux deux franchises.

Je pense que les 15-20 premières minutes du film sont les plus confuses que je n'ai jamais vu à l'écran.  Pas que le reste du film fasse du sens trop-trop mais c'est moins pire.  Jusqu'au moment ou un des scénaristes dans un délire orgiastique de coke et de d'arrogance de croire qu'il est meilleur que les autres dise: "Savez-vous ce qu'il manque à ce film basé sur la mythologie grecque avec un monstre scandinave?  Des sorciers inspirés des légendes arabes".  Oui Monsieur!  Ils ont rajouté des Djinns.  Des djinns en bois à part ça.  J'vous ai-tu dit qu'ils étaient gelé comme des balles quand ils écrit ce scénario là?

À la fin j'ai calculé rapidement que pour rentrer le temps d'une éclipse dans la ville dont il s'est éloigné pendant 10 jours, le héros a du parcourir une distance approximative de 1000 kilomètres en environ 10 minutes.  Ce qui donne environ 1667 m/s à dos de cheval volant.  Vous pensez peut-être que ce n'est pas impressionnant mais gardez en tête que le son voyage à 343 m/s dans l'air.

Et pourquoi rentrer à Argos à environ Mach 4,9? Pour sauver une princesse qui doit dire en tout une vingtaine de mots dans le film.  Je pense sérieusement que je n'ai jamais vu un personnage dont j'en avait autant rien à foutre de le voir se faire sacrifier dans un film.  Le père adoptif du héros parle plus que elle dans tout le film et il  meurt environ à la 5 ou 6ième minute.  (il est peut-être un peu tard pour répéter ma règle que je me fous des spoilers pour les films envers lesquels je n'ai aucun respect.  Considérez-vous avertis)

Ce qui me donne le plus de maux de tête par contre c'est que je ne peux pas voir si le message du film est pro-athéisme ou pro-religion.  D'un côté on a le héros qui fait tout pour renier l'aide des dieux et qui proclame la  supériorité de l'Homme sur le divin et de l'autre on a des dieux qui prennent vengeance sur la race humaine parce que celle-ci se pense meilleure qu'eux.  J'imagine que cette ambiguïté permet à chacun de voir ce qu'ils veulent.  Pour les ultra-religieux, c'est une parabole qui devrait servir d'avertissement aux pécheurs en tout genre que Dieu/Yaweh/Allah/Boudha/L. Ron Hubbard ou autre bonhomme dans le ciel va finir par perdre patience et déclencher sa version de la fin des temps.  D'un autre côté, les athéistes peuvent souligner que le héros n'a (presque) pas besoin des dieux pour réussir dans la vie.

Évidemment, je serais curieux de lire ce qu'un type comme Richard Dawkins pourrait bien écrire sur l'athéisme dans un monde où les dieux, s'ils sont assez fâchés, peuvent passer chez-vous pour te balancer des briques dans ta fenêtre de salon. 

Je donne un demi-ninja à ce film sauf que dans cette note il y a un quart de ninja qui correspond à la plogue gratuite et inutile du hibou mécanique du premier film qui était probablement juste là pour faire plaisir aux fanboys.

Je vous implore de ne pas aller voir ce film. Sérieusement, je recommande Twilight avant de recommander ce film.

Le Choc des Titans (sauce 1981)

Il y a deux films qui m'ont amener à passionné à la mythologie grecque quand j'avais environ 7 ou 8 ans: Les Douze travaux d'Astérix (pour l'explication des douze travaux d'Hercule) et Le Choc des Titans.  Il y avait aussi un dessin animé intitulé The Mighty Hercules dont je ne comprenais pas un traitre mot, ne parlant pas anglais à cet âge (ça ne m'empêchait pas de l'écouter à tue-tête à six heures du matin au grand damn de mes parents).

Mais celui qui m'avais le plus marqué c'était Le Choc des Titans, que j'ai vu pour la première fois au ciné-parc avec mon papa et ma grande sœur.  Même si les effets spéciaux n'étaient pas à la mesure de La Guerre des Étoiles qui était sorti deux ans plus tôt, c'est probablement un des films qui a le plus impressionné le petit garçon que j'étais.

De savoir que le film allait recevoir le traitement du remake a carrément rallumé mon cœur d'enfant.  De plus, le remake sortait le jour de mon anniversaire, un signe clair que les Dieux Olympiens exigeaient que je me précipite vers le magasin le plus prêt qui tenait le film en inventaire.

C'est presque tremblotant que j'ai inséré le film dans mon lecteur et que je me suis assis pour écouter ce film baigné de ma nostalgie enfantine et de la révérence d'un mordu de cinéma pour Laurence Olivier (Zeus), Maggie Smith (Thetis, mieux connue des jeune pour avoir joué professeure McGonagall dans la série Harry Potter) et les effets spéciaux de Ray Harryhausen dans son dernier film. 

Et que pense l'adulte du film qui a meublé son monde imaginaire pendant ces années formatives de son enfance?  C'est un putain de miracle que je ne sois pas plus attardé que je ne le suis.

Je ne sais pas si c'est les textes livrés avec tout le naturel d'une beurrée de Cheez Whiz sur une tranche de polyester ou certains effets spéciaux qui sont vraiment horribles ou le hibou mécanique ancêtre spirituel de Jar-Jar Binks mais me semble que rien ne marche dans ce film.  Les acteurs qui jouent les dieux sortent leur épingle du jeu pas trop mal mais le seul attribut positif que je peux trouver à Harry Hamlin (qui tenait le rôle principal) c'est qu'il probablement les plus gros mamelons que j'ai pu voir sur un homme.

Heureusement, j'ai quand pu me réconforter du fait que le film reste raisonnablement près de la mythologie grecque et tisse des liens intéressants entre plusieurs légendes disparates.  À part bien sûr le Kraken qui tient plus des mythes scandinaves.  D'ailleurs, je ne comprend pas pourquoi on n'a pas emprunté un des multiples monstres des légendes grecques qui auraient amplement fait la job de "transformation de la ville en écrapout".

Je donne donc au Choc des Titans (version 1981) 2,5 ninjas.  Mais prenez garde, il y a au moins un ninja et demie de cette note composée de pure nostalgie et de souvenirs d'une soirée ou mon papa nous a amené voir un film, ma sœur et moi.

dimanche, février 28, 2010

The Crazies / Les Cinglés

Et non!  je n'ai toujours pas vu Avatar.  Par contre, je suis quand même allé voir le remake du film de Romero The Crazies.

 En gros c'est l'histoire d'un village perdu de l'Iowa où se déclenche une épidémie de folie meurtrière.  Évidemment, l'armée américaine se précipitera pour contenir l'épidémie de la manière la plus expéditive possible (un indice: leur méthode plus de lance-flammes que seringues épidermiques pleines de pénicilline).  Le résultat final se situe quelque part entre The Stand  et un film de zombies de Romero (sauf, pas de zombies).

Je ne sais pas pour vous mais je pars toujours avec un préjugé un peu négatif quand je vais voir un remake.  J'ai toujours l'impression qu'au départ le studio avait assez de fric pour faire un film mais assez de guts pour développer une idée originale.  En plus, j,ai toujours un peu l'impression de regarder une photocopie. 
Mais quand un film qui est à priori un exercice dans le manque d'originalité se cannibalise lui-même pour essentiellement refaire les mêmes scènes à quelques reprises, ça fait pik-pik un peu.

The Crazies est un film d'horreur à sursauts.  Le gros de la tension et de l'horreur sont évacués par une série de soubresauts cheaps qui deviennent définitivement prévisibles.  En fait, on est jamais vraiment surpris mais on fait quand même le saut quand le méchant du moment arrive de nulle part pour nous évoquer une réaction.

Cette recette, bien qu'une formule éprouvée du genre, c'est un peu décevant quand la bande-annonce semblait présager un genre de film un peu plus creepy, un peu plus cérébral.  Il ne faut pas se tromper, malgré ma critique qui semble assez sévère, c'est un film à popcorn décent mais je m'attendais à un peu plus de film et en même temps à beaucoup moins.  Je suis à la fois déçu du résultat mais quand même satisfait.  Un peu comme un ado qui prend sa première bière et qui trouve que ça goûte le cul mais qui est intrigué par cette première intoxication.

Je donne donc à The Crazies 2,5 ninjas, des ninjas qui probablement mieux aimé voir des zombies dans le mix du film... on ne se trompe jamais avec des zombies.

jeudi, janvier 21, 2010

Twilight: La Tentation - New Moon

Je ne sais pas si c'est parce que je n'apprend pas de mes erreurs ou par un sens d'abnégation pour ceux qui voudraient savoir de quoi ce livre a l'air mais n'ont pas le courage de le lire mais j'ai attaqué le second bouquin de la série Twilight, j'ai nommé La Tentation. En fait, je sais exactement pourquoi j'ai lu ce livre: ma critique originale est de loin l'article le plus lu de mon blogue et j'ai un plaisir malsain à me faire traiter de tata par les fangirls (et qui sait, peut-être aussi les fanboys) de Meyer. Pour paraphraser Descartes: "Je me fais traiter de tata donc je suis."

Donc, tant qu'a ruiner mes chances d'une relation amoureuse avec ces jeunes filles qui arborent des t-shirts Team Edward ou Team Jacob, je me lance dans cette nouvelle critique de son opus qui relate la vie de Bella, une fille au prises avec un amour fou pour un vampire et des problèmes de co-dépendance gros comme le bras.

L'histoire de ce bouquin se résume comme suit: 19 chapitres de rien suivi de 2 chapitres de pseudo-action et 3 chapitres de wrap-up. Plus précisément, Edward (un vampire centenaire avec un fétiche pour les mineures) décide de quitter Bella (une mineure avec un fétiche pour les cadavres ambulants) quand son "frère" Jasper (autre vampire qui joue le jeu de la famille avec Edward et ses potes) l'attaque suite à un banal accident de coupure sur du papier. Ne voulant plus mettre la vie de Bella en danger et parce que ce serait juste trop compliqué de demander à son "frère" d'aller voir ailleurs s'il peut se retenir d'attaquer sa blonde, Edward et sa pseudo famille s'éparpillent aux quatre vents laissant Bella avec un trou béant dans la poitrine (un trou figuré, pas littéral). Heureusement pour Bella, son ami Jacob (un loup-garou qui... woops! je viens de vendre un punch.) sera là pour la réconforter malgré toute la douleur qu'elle peut ressentir. Cette nouvelle idylle sera perturbée quand Bella apprendra que Edward veut se suicider car il la croit morte par un assemblage de circonstances trop complexes et poches pour être résumés ici. Pourra-t-elle arriver en Italie à temps pour la sauver? Choisira-t-elle Jacob par dessus Edward? Pourra-t-elle trouver de nouveaux superlatifs pour décrire la beauté d'Edward? Et comment ça se fait que Jasper s'énerve de même pour une coupure sur un papier quand il fréquente une école secondaire où on peut supposer que la majorité des filles (y compris Bella) se mettent à saigner plus ou moins abondamment pendant 4-5 jours à tous les mois sans compter les dizaines de coupures de papier propres aux gens qui s'entourent quotidiennement de livres (comme des étudiants au secondaire par exemple)?

Si vous tenez à le savoir: Oui, Non, bin quin, et ne posez pas trop de questions car pour reprendre Nietzsche cette fois-ci: "Quant à celui qui scrute le trou béant dans l'histoire, le trou béant dans l'histoire le scrute à son tour"

Tout d'abord, afin de faire taire ceux qui me disent que tant qu'a n'avoir rien de bon à dire sur Meyer, je devrais fermer ma gueule, je vais commencer par ce que je peux faire de mieux comme compliment à ce livre: il est moins pire que le premier. Meyer a vraisemblablement été assignée à un éditeur qui a su calmer ses envolées de sur-écriture. Elle n'a pas été prise au piège de presque systématique ajouter un adverbe à chaque adjectif ce qui rend la lecture de son livre bien moins pénible.

Ses 2-3 chapitres "d'action" sont eux aussi un peu mieux amenés que dans le premier livre ce qui fait qu'on est un tantinet plus impressionné par les Volturi que par James (le vampire qui est sensé être un méga méchant dans le premier livre mais qui ne vit que l'espace de trois chapitres).

Mais à part de ça, yiiiiche! faut se forcer pour embarquer dans l'histoire. J'avais mentionner dans les commentaires de ma critique de La Fascination que Bella était une garce et on me l'a un peu reproché. Aujourd'hui je peux dire qu'elle gradué l'école des garces avec honneurs et qu'elle pratique maintenant avec brio la carrière d'agace. Une agace qui d'un côté dit à Jacob qu'il ne l'intéresse pas comme chum mais qui d'un autre côté le laisse se promener avec elle main dans la main sur la plage. Qui laisse monter la tension amoureuse allant presque jusqu'à l'embrasser mais en le laissant choir dès qu'elle a une piste pour retrouver son Edward.

Le pire c'est que je peux comprendre où il pourrait y avoir une relation entre Jacob et Bella. Contrairement à sa relation avec Edward, Jacob et Bella ont des activités ensemble, ils se parlent, il rigolent ensemble et celui-ci n'agit pas comme un type qui a un profile de violence conjugal comme Edward. Jusqu'au moment où il décide de le faire bien sûr.

Voyez-vous, quand Bella devine le secret de Jacob, celui-ci l'amène voir ses amis loups-garous et la femme de leur "chef" a complètement été défiguré par celui-ci qui l'a mutilé parce qu'il n'a pas su contrôler sa colère devant elle. Bien sûr tout le monde est plein de remords mais on parle quand même d'un épisode de violence qui a laissé de marques profonde sur la moitié de son corps, pas juste d'une taloche à l'emporte-pièce. Mais apparemment pour Meyer, ce genre de chose est doit être correct car personne n'adresse de reproches au chef de meute. On ne va pas jusqu'à dire "c'est de la faute à fille, elle l'a provoqué" mais c'est tout comme. Dans le fond, on ne saura jamais puisque les circonstances de cet épisode ne sont pas éclaircis. Tiens, je serais curieux de savoir comment le père de Bella réagirais si elle lui annonçait que Jacob lui a foutu une raclée mais qu'il n'a pas fait exprès.

Sinon l'auteure continue sa quête vers la manière la plus hyperbolique de décrire la beauté d'Edward. Mais cette fois-ci ce n'est pas le look d'Edward qui fait que Bella perd les pédales (puisque celui-ci est absent pour la majorité du livre) c'est sa voix qu'elle peine à se rappeler en son absence. Ça me donne un peu peur de lire les deux autres bouquins de la série car après la vue et l'ouïe, je me demande quel sens de Bella sera obnubilé par Edward et j'ai un peu peur que Meyer passe les trois quarts du bouquin à nous rappeler à quel point Edward goûte bon.

Cette fois-ci j'ai compté combien de fois Edward est décrit comme beau (ou comme ayant une voix de velours): 69 fois (sans compter les fois où elle ne fait que décrire les 2001 parties de l'anatomie d'Edward sans émettre d'opinion sur ladite partie). Si on compte 347 pages (moins les 8 premières où on trouve la dédicace et les infos sur le tirage du livre, etc) ça donne quand même une fois au 4,9 page environ (en comptant les 3 pages qui ne contiennent que les noms des mois qui passent en SUPER GROS). Ce n'est pas une mauvaise moyenne sauf que Edward est à l'avant plan seulement des pages 9 à 53 et ne revient qu'à la page 276 pour une présence totale de 113 pages. Donc une mention de 'cute' à chaque page et demie de temps de glace environ. Roméo ne réussit pas à atteindre des stats comme celles-là.

Et tant qu'à parler de Roméo, que dire des commentaires de l'auteure qui se réclame d'avoir recréer Roméo et Juliette à la sauce vampirique. Et on doit le mentionner car elle veut qu'on fasse le parallèle. Edward et Bella écoutent le film de Roméo et Juliette en début de film, Bella fait un travaille sur le livre en classe, elle se demande comment la tragédie se serait joué si Juliette avait été mise dans ses circonstances, bref elle insiste sur son inspiration. Certains diraient que c'est arrogant d'ainsi se comparer à Shakespeare mais devant un tel manque de talent, il serait plus juste de parler de prétention.

Au moins(oui, c'est un au moins sarcastique), Meyer reste sur son message pro religion mais on peut y entrevoir un petit d'honneur à la foi catholique. En gros, Edward se base sur l'argument suivant pour refuser de vampiriser Bella: il ne veut pas détruire son âme. Par contre, malgré toute sa posture pro-âme, il trouve l'idée de se suicider si Bella devait mourir tout à fait normale. Quand on connait la vision de l'Église catholique sur le suicide (pour les non-initiés: c'est franchement mal vu et c'est un des trucs qui promet un aller-simple pour l'enfer) on peut voir que pour Meyer, ce genre de croyance c'est pour les nuls. J'imagine de que c'est plus simple d'accepter que les amérindiens sont une tribu manquante d'Israël, que le paradis est en Iowa, que Jésus est un extra terrestre et que Xenu nous a enfermer sur les volcans de la Terre (excusez-moi, je confonds toujours un peu les mouvements mormons, raëliens et scientologues).

Finalement, pour faire court, je donne un seul ninja à Twilight: La tentation. Ce ninja voit dans ces livres la clé d'un avenir nouveau où des centaines de fans de Meyer voient la violence conjugale comme une norme acceptable plutôt qu'une abomination.

En attendant donc, je vais trancher sur le débât "team Jacob" versus "team Edward" et lancer un "Go Team Bella!" en espérant crier assez fort pour que celle-ci se réveille et se rende compte que son homme est comme un genre un de trou d'cul.

Une dernière remarque avant de partir: ça a valu la peine de lire ce livre car cela m'a permit de lire cette phrase qui m'a fait éclatter de rire qund elle décrit Edward en ces mots à la page 13: "[Edward was] like a marble tribute to some forgotten pagan god of beauty" ( [Édward était] comme une éloge de marbre à quelque dieu païen oublié de la beauté) . J'vous jure, des tournures de phrases comme celle-là, ça ne s'invente pas, ça se régurgite.

samedi, janvier 16, 2010

Daybreakers

Imaginez si on faisait un film sur I am Legend (le livre de Richard Matheson, pas le film attardé avec Will Smith) sauf en prenant le point de vue des vampires au lieu de celui du dernier humain sur la terre. Vous obtiendrez alors Daybreakers, un film qui raconte l'histoire d'un vampire hématologue qui doit trouver une solution à une pénurie éminente de sang humain qui aurait pour effet de faire dé-évoluer les vampires en bêtes sauvages qui de vagues airs de chauves-souris.

La première chose que je veux dire sur ce film c'est que ça fait crissement du bien de ne pas voir un film de vampire qui ne soit pas une excuse pour une histoire d'amour. Pas de moumouneries comme dans Twilight, pas de romantisme sudiste comme dans True Blood, même pas de relation fuckées comme seule Anne Rice peut les écrire. En fait, les premiers humains qu'on voit sont tous dans un coma artificiel et pompés pour leur précieux, précieux sang.

Le problème, c'est que les vampires n'ont pas vraiment le sens de la planification alors ils se rendent compte de la disette imminente avec seulement un mois de préavis. C'est quand même étonnant de voir que des êtres immortels ne sont pas capables de voir plus loin que le prochain chèque de loyer. On aurait pu croire que l'immortalité aurait plutôt redéfini les investissements à long terme mais bon!

Sommes toutes, ce film est assez bien ficelé et si vous êtes prêts à passer par dessus une poignée de trous de logiques, ous devriez être quittes pour un bon petit divertissement.

Je donne à Daybreakers 3 ninjas et demie mais ces ninjas ne brillent définitvement pas dans le jour et n'essaie pas de séduire une fille qui a un cinquième de leur âge.

Sherlock Holmes

Une autre année, un autre essai de ressusciter mon blogue. À date je suis un mauvais critique car je n'ai pas encore été voir Avatar malgré le fait que c'est LE film à voir. Ou en tous cas, c'est le film sur lequel on m'a le plus questionné depuis sa sortie.

En attendant, je suis allé voir le nouveau Sherlock Holmes de Guy Ritchie. En gros c'est une nouvelle intrigue pour le super détective de la rue Baker et c'est une tentative de revenir dans les bonnes grâces des critiques pour Ritchie. L'histoire tourne autour d'une cabale qui essaie de prendre le contrôle du parlement anglais par des moyens surnaturels. De toutes façons, il est évident que la compagnie qui a produit le film veut se servir de celui-ci pour assoir une nouvelle franchise car ce film est plus une introduction de personnages qu'une bonne histoire de détectives.

Il y a eu beaucoup de controverses autour de ce film. Notamment autour de la relation entre Sherlock Holms et son compère, le docteur Watson. Le noeud de la controverse serait autour d'un supposé sous-texte homo-érotique entre les deux protagonistes. Mon opinion sur le sujet, c'est que si je n'avais pas lu sur cette soi-disante tension sexuelle, je ne l'aurais pas vu. Oui, les deux personnages s'engueulent comme un vieux couple et Holmes est manifestement jaloux de la relation entre Watson et sa fiancée mais il y a loin de la coupe aux fesses comme on pourrait paraphraser. L'affaire sent un peu la controverse ajoutée par les studios pour pousser les gens à aller voir le film.

Quant au travail de Guy Ritchie, c'est un bel effort mais c'est évident que le directeur na pas fait un bon film depuis longtemps et qu'il essaie fort, fort de se rappeler comment ça marche. Enfin libérer de l'emprise de Madonna, Guy n'a pas l'air de savoir quel facture donner au film et ça donne des résultats un peu brouillons par endroit.

C'est difficile de faire un film de Sherlock Holmes sans donner au spectateur une enquête digne de ce nom mais ce film réussis quand même. Oui Sherlock nous impressionne par son ses déductions mais il prend des sauts de logique presque olympiens pour arriver à certaines conclusions et le spectateur n'a aucune chance de pouvoir résoudre l'énigme avant la grande révélation à la fin.

Je donne donc à ce film deux ninjas et demie mais ces ninjas sont particulièrements déçus de ne pas avoir entendu "élémentaire mon cher Watson!" une seule fois du film. Si vous avez envie de voir ce film, je pense que vous serez mieux servis de le voir en DVD qu'en salle, le spectacle ne vaut pas le prix d'entrée pour deux personne plus du popcorn. Surtout que la rumeur veut que le film aura une sortie devancée en DVD afin de ne pas se faire écraser par la sortie éventuelle d'Avatar.

vendredi, juin 26, 2009

On the Road Again

Finalement, nous sommes en route pour un road trip. Notre plan original était de se rendre à Hershey en Pennsylvanie et d'avoir un thème "Charlie et la fabrique de chocolat". Une visite au site de l'endroit où nous nous voulions aller nous a convaincu que ça prend une lobotomie frontale pour vouloir aller là. Allez sur le site à vos risques, la musique qu'on y entend rend vraiment dingue.

C'est donc vers la côte du Maine qu'on se dirige finalement. Par contre, un petit détour s'est imposé de lui-même; nous allons faire un ti-détour dans la ville de Salem au Massachussets pour tourister les trucs de sorcière.

Pas grand choses d'autre que de la route aujourd'hui. Par contre, je me suis rendu compte que quand on trouve le jeu qu'on vouler amener au club vidéo avant de prendre la route dans l'auto une fois rendu au Vermont, on se trouve con en crisse. Je vais donc devoir payer un retard de fou sur un jeu que j'ai trouvé ordinaire. grrr.

Par contre, nous écoutons un audiobook qui est le premier de la série "the Dresden files". Je dois avouer que je suis pas mal tomber sous le charme du style de l'auteur même si l'histoire à date est plutôt banale. Je remercie quand même mes amis Max et Marie-Eve pour la recommendation.

jeudi, mai 14, 2009

pratiquement plagié

Zut! Zut! et Rezut!

Patrick Lagacé a honteusement copié mon dernier billet sur son blogue.
La preuve: http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70722912

Non mais! si je n'avais pas moi-même pillé cette nouvelle sur Le site de The Register, je serais carrément insulté.

La preuve qu'il m'a copié: l'heure et la date affichés sur mon billet précèdent le sien d'environ 12 heures. Évidemment, mes pièces à convictions ne sont pas ce qui se font de mieux parce que je peux changer l'heure affichée sur mes billets à ma guise mais bon! le principe est là. On pourrait aussi arguer que son texte est complètement différent du mien mais encore là, on défend un principe. Un peu comme crier "Liberté" partout.

M. Lagacé, si vous repassez ici, oermettez-moi de vous servir le bonhomme-grimacce en émoticon de la réprobation :P (j'en ai d'autre enréserve si vous me recopiez à l'avenir, considérez-vous averti... et réprobé)

mercredi, mai 13, 2009

Petites nouvelles des années '80

Vous vous souvenez de Debborah "Debbie" Gibson?

Les chances sont minces si vous avez moins de 30 ans. Pour les vieux pichous génération X parmi vous, vous serez heureux de savoir que madame gibson est encore active dans le show business.

Oui monsieur, elle fait des films maintenant.

Et quels films! Voici un trailer d'une de ses futures "oeuvres".



Je dois dire que je vais garder l'oeil ouvert pour ce film dans mon club vidéo local. Je pense qu'il est difficile de trouver une prémisse plus ridicule pour un film.

dimanche, mai 03, 2009

Repo! the genetic opera

Je dois l'avouer, je suis fan de Joss Whedon. Cela signifie que j'ai suivi assez religieusement les péripéties de Buffy à l'époque. Alors quand une comédie musicale mettant en vedette Anthony Stewart Head (Giles dans la série Buffy) j'ai tout de suite voulu voir le film. Pourquoi je ne l'ai pas vu tout de suite? Parce que ce film met aussi en vedette Paris Hilton.



Repo! the Genetic Opera (R!tGO) raconte l'histoire d'un futur pas trop lointain où une épidémie de panne d'organes fait rage. Heureusement, la compagnie GeneCo fournit des organes artificiels beaux, bons, pas trop chers. Par contre, si vous vous retrouvez en défaut de paiement, ils enverront le terrible Repoman pour reprendre possession de vos organes de pauvre.



Si vous êtes comme moi, vous dans une relation ou l'un (bon, avouons-le, une) des membres veut toujours regarder des comédies musicales et l'autre aime bien les films ou le sang jaillit un brin. Les films qui satisfont à toutes ces demandes sont plutôt limités. À part R!tGO, je ne peux penser qu'à Sweeney Todd qui satisfasse aux exigences de tous. Du moins jusqu'à ce que la version orchestrale d'Orange mécanique arrive en salles.

Il y a deux gros problèmes dans ce film. Le premier problème c'est que la distribution des rôles n'est pas nécessairement allée aux acteur qui ont la meilleure voix. On leur a préféré ceux qui sont prêts à travailler pour pas cher et d'être vu dans le même film que Paris Hilton. Et quand le talent n'est pas le premier critère, le côté comédie musicale en prend pour son rhume. Heureusment que Sarah Brightman et Anthony Steward Head sont là pour remonter la moyenne parce que le reste des acteurs vont du "tolérable" au Paris Hilton.

Le second problème de ce film c'est qu'il semble évident que les producteurs visaient d'en faire un film culte dès le départ. Mais faire un film culte, c'est comme faire un enfant cool. Si tu essaies trop fort, ton jupon dépasse et t'as l'air fou plus que d'autres choses.

Sinon, l'histoire est un peu confuse mais j'ai déjà vu des comédies nusicales ou des opéras tout aussi flyés. Par contre la musique est un peu oubliable. Je serais incapable de sifflotter ne serais-ce qu'une ou deux mesures de ce film. Le plus triste (pour ce film) c'est que même ma femme qui est bien plus mélomane que moi ne pouvais chantonner un seul air non plus. Il ne faut donc pas s'attendre, en voyant ce film, à unfilm qui va vous marquer à jamais.

Sommes toutes, c'est un film très violent mettant en vedette un casting presque totalement dépourvu de talent (à part sarah brightman et Anthony Steward Head) avec des tounes oubliables mais des décors assez chouettes. Ça peut valoir une location mais sachez dans quoi vous vous embarquez.

Je donne donc 2 ninjas à ce film. Ces ninjas comprennent maintenant pourquoi Paris Hilton s'est mérité un Razzie pour ce film et s'ennuient des bons vieux jours où elle ne faisait que des films en vision nocturne.

samedi, mai 02, 2009

X-Men Origines: Wolverine

Grâce aux merveilles des attaques d'insomnies provoquées par un épisode de stress (comme de savoir que quelqu'un d'autre profite de mon ordi performant et que je me contenter de mon ordinosaure Linux à cause d'un cambriolage) j'ai tout le loisir de prendre un peu de temps pour écrire un critique de X-Men Origins: Wolverine.

Ce film narre l'origine du personnage de Logan (alias Wolverine) et agit comme un prologue au film X-Men. Ce film prend comme base la série Weapon-X et lui fait des choses horrible.

Quand vous travaillez sur un projet de film basé sur une BD et que votre producteur connait le matériel de base et lui accorde le même respect que les autres fans lui portent, vous obtenez des films comme Watchmen, X-Men, X-Men 2, Batman Returns, 300 ou Superman Returns. Quand vous confiez le film à un type qui ne connait du sujet que les films précédents et qui imagine son projet comme une BD, ça donne des trucs comme Batman & Robin, Fantastic Four, X-Men the Last Stand ou X-Men Origins.

La même formule qui ne fonctionnait pas pour X-Men The Last Stand est reprise dans Origins: si un mutant c'est cool, 2 mutants c'est deux fois plus cool et par conséquent une bonne vingtaine de mutants c'est 20 fois plus cool. Évidemment, l'univers ne fonctionne pas comme ça et plutôt que de reposer sur 4 ou 5 personnages mémorables, le film s'embourbe dans une véritable tribu de personnages qu'on oubliera en moins de deux parce que chacun d'entre eux peut se considérer chanceux s'il a plus que trois lignes de dialogues.

De plus, parce qu'il est impossible de créer des liens ou des conflits avec des personnages aussi minces, l'histoire de Wolverine se fait savonner avec un traitement Soap-Operatesque ou tout le monde devient le frère ou la soeur de tout le monde. Grâce à cette technique, Wolverine et Sabretooth deviennent frère et Emma Frost et Silver Fox deviennent soeurs. Ce dernier lien est assez impressionnant étant donné que l'un des personnages (Silver Fox) est d'origine amérindienne et Frost est une blondinette aux bleux.

Si le film n'était pas basé sur une bande dessinée existante qui cmprend déjà une mythologie établie et un univers connu de ses fans, ces changements seraient mineurs. Mais ces modifications à l'emporte-pièce vont irriter surtout ceux qui rendent ces films rentables: les fans.

Ce qui est ironique c'est que le problème de la surmultiplication des personnages est aussi faite pour faire plaisir aux fans. Dans ce film c'est l'inclusion de Gambit qui a été "donnée" comme bonbon à ceux-ci. Mais même ce personnage populaire a été modifié (il s'est fait enlever son accent Cajun entre autre) et il ne reçoit qu'entre 5 et lignes de dialogue.

Et que dire de Sabertooth? Ce peronnage du premier film revient mais cette fois-ci c'est Liev Schreiber qui le joue. Ils ont confié le rôle d'un gros poilu anial et sauvage a l'acteur qui me vient a l'esprit quand on pense à "clean-cut". Au moins, il est enthousiaste et il semble prendre goût au rôle. ce qui n'est pas le cas pour tout le monde.

Hugh Jackman qui reprend le rôle titre ne semble pas se donner autant que dans les films précédents. On dirait parfois qu'il reprend le personnage par dépit, parce que de refaire un film de super-héros est le seul moyen de redorrer son étoile qui n'a jamais connu de succès commerciaux critiques en dehors des films des X-Men.

Mais si on essaie de juger le film sur ses propres mérites, il n'y a pas grand choses pour le sauver non plus. L'histoire est confuse et pleine de trous et les dialogues sont à toute fins pratiques, inexistants. Il reste donc que les effets spéciaux qui sont chouettes et quelques scènes d'action qui sont correctes mais sans plus.

Je donne donc à X-Men Origins: Wolverine 2 ninjas, deux ninjas qui sortent du cinéma déçus car ils s'attendaient à voir un documentaire sur l'origine des carcajous.