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dimanche, janvier 29, 2012

Monde Infernal: L'éveil

Haaaaaaa! Monde infernal.  Que nous avons une longue histoire ensemble.  Du premier film de ta série dont j'ai tellement ri, au second qui était presque une insulte au genre cinématographique à ton troisième chapitre qui était en fait un premier chapitre déguisé en troisième volet, tu m'as gardé fasciné.  Fasciné parce qu'en surface, je vois tout ce qu'il y à aimer en toi: des vampires et des loups-garous qui se battent avec des pitounes en cuir en trame de fond.  Mais je ne peux pas dire que je t'aime parce que Scott Speedman, hulk mauve poilu et ultraviolet bleu.

Par contre, tu es venu me chercher avec ton quatrième film.  Probablement parce que tu as pas mal coupé la quantité de Scott Speedman au minimum, que le hulk mauve poilu ne fait presque pas d'apparition ou encore parce que l'histoire se recentre sur la chick qui se déambule partout dans un suit de cuir/pvc qui doit sérieusement commencer à sentir le swing mort-vivant.  Ouaip-p! j'irais même jusqu'à dire que je n'ai pas été déçu de te voir au cinéma.

Ça ne veut pas dire que tu n'as pas ton lot de problèmes.  Oooooh! que neni! Le premier problème c'est que je ne comprend pas comment le personnage principal a pu avoir un enfant.  De surcroît, comment le personnage principal a pu avoir un enfant tout en étant cryogénée pendant douze ans.  Aussi, je ne peux pas concevoir que dans un monde où les vampires et les loups-garous sont des dangers connus aux humains, toutes les poignées de portes ne sont pas en argent et toutes les lumières de rues ne sont pas faites pour émettre de l'ultraviolet.

Malgré ton scénario qu'il ne faut pas regarder de trop près, tu sais par contre te reprendre sur les scènes d'action que tu nous sert comme du bonbon.  Et de l'action, tu nous en sert un char pis une barge.  En fait, tu t'arrêtes peut-être un peu trop rarement pour reprendre ton souffle mais c'est correct comme ça parce que quand tu ralentis t'as l'air d'un épais qui raconte n'importe quoi.  Alors garde ton rythme effréné et tes plans serrés sur les fesses recouvertes de PVC de Kate Beckinsale, c'est comme ça qu'on t'aime.



J'irai même te donner 2,5 ninjas , en espérant que ça nous raccommode. Ces ninjas ne font pas trop attention à ton histoire sans queue ni tête eux non plus.

mardi, avril 06, 2010

Le Choc des Titans (sauce 1981)

Il y a deux films qui m'ont amener à passionné à la mythologie grecque quand j'avais environ 7 ou 8 ans: Les Douze travaux d'Astérix (pour l'explication des douze travaux d'Hercule) et Le Choc des Titans.  Il y avait aussi un dessin animé intitulé The Mighty Hercules dont je ne comprenais pas un traitre mot, ne parlant pas anglais à cet âge (ça ne m'empêchait pas de l'écouter à tue-tête à six heures du matin au grand damn de mes parents).

Mais celui qui m'avais le plus marqué c'était Le Choc des Titans, que j'ai vu pour la première fois au ciné-parc avec mon papa et ma grande sœur.  Même si les effets spéciaux n'étaient pas à la mesure de La Guerre des Étoiles qui était sorti deux ans plus tôt, c'est probablement un des films qui a le plus impressionné le petit garçon que j'étais.

De savoir que le film allait recevoir le traitement du remake a carrément rallumé mon cœur d'enfant.  De plus, le remake sortait le jour de mon anniversaire, un signe clair que les Dieux Olympiens exigeaient que je me précipite vers le magasin le plus prêt qui tenait le film en inventaire.

C'est presque tremblotant que j'ai inséré le film dans mon lecteur et que je me suis assis pour écouter ce film baigné de ma nostalgie enfantine et de la révérence d'un mordu de cinéma pour Laurence Olivier (Zeus), Maggie Smith (Thetis, mieux connue des jeune pour avoir joué professeure McGonagall dans la série Harry Potter) et les effets spéciaux de Ray Harryhausen dans son dernier film. 

Et que pense l'adulte du film qui a meublé son monde imaginaire pendant ces années formatives de son enfance?  C'est un putain de miracle que je ne sois pas plus attardé que je ne le suis.

Je ne sais pas si c'est les textes livrés avec tout le naturel d'une beurrée de Cheez Whiz sur une tranche de polyester ou certains effets spéciaux qui sont vraiment horribles ou le hibou mécanique ancêtre spirituel de Jar-Jar Binks mais me semble que rien ne marche dans ce film.  Les acteurs qui jouent les dieux sortent leur épingle du jeu pas trop mal mais le seul attribut positif que je peux trouver à Harry Hamlin (qui tenait le rôle principal) c'est qu'il probablement les plus gros mamelons que j'ai pu voir sur un homme.

Heureusement, j'ai quand pu me réconforter du fait que le film reste raisonnablement près de la mythologie grecque et tisse des liens intéressants entre plusieurs légendes disparates.  À part bien sûr le Kraken qui tient plus des mythes scandinaves.  D'ailleurs, je ne comprend pas pourquoi on n'a pas emprunté un des multiples monstres des légendes grecques qui auraient amplement fait la job de "transformation de la ville en écrapout".

Je donne donc au Choc des Titans (version 1981) 2,5 ninjas.  Mais prenez garde, il y a au moins un ninja et demie de cette note composée de pure nostalgie et de souvenirs d'une soirée ou mon papa nous a amené voir un film, ma sœur et moi.

dimanche, février 28, 2010

The Crazies / Les Cinglés

Et non!  je n'ai toujours pas vu Avatar.  Par contre, je suis quand même allé voir le remake du film de Romero The Crazies.

 En gros c'est l'histoire d'un village perdu de l'Iowa où se déclenche une épidémie de folie meurtrière.  Évidemment, l'armée américaine se précipitera pour contenir l'épidémie de la manière la plus expéditive possible (un indice: leur méthode plus de lance-flammes que seringues épidermiques pleines de pénicilline).  Le résultat final se situe quelque part entre The Stand  et un film de zombies de Romero (sauf, pas de zombies).

Je ne sais pas pour vous mais je pars toujours avec un préjugé un peu négatif quand je vais voir un remake.  J'ai toujours l'impression qu'au départ le studio avait assez de fric pour faire un film mais assez de guts pour développer une idée originale.  En plus, j,ai toujours un peu l'impression de regarder une photocopie. 
Mais quand un film qui est à priori un exercice dans le manque d'originalité se cannibalise lui-même pour essentiellement refaire les mêmes scènes à quelques reprises, ça fait pik-pik un peu.

The Crazies est un film d'horreur à sursauts.  Le gros de la tension et de l'horreur sont évacués par une série de soubresauts cheaps qui deviennent définitivement prévisibles.  En fait, on est jamais vraiment surpris mais on fait quand même le saut quand le méchant du moment arrive de nulle part pour nous évoquer une réaction.

Cette recette, bien qu'une formule éprouvée du genre, c'est un peu décevant quand la bande-annonce semblait présager un genre de film un peu plus creepy, un peu plus cérébral.  Il ne faut pas se tromper, malgré ma critique qui semble assez sévère, c'est un film à popcorn décent mais je m'attendais à un peu plus de film et en même temps à beaucoup moins.  Je suis à la fois déçu du résultat mais quand même satisfait.  Un peu comme un ado qui prend sa première bière et qui trouve que ça goûte le cul mais qui est intrigué par cette première intoxication.

Je donne donc à The Crazies 2,5 ninjas, des ninjas qui probablement mieux aimé voir des zombies dans le mix du film... on ne se trompe jamais avec des zombies.

samedi, janvier 16, 2010

Sherlock Holmes

Une autre année, un autre essai de ressusciter mon blogue. À date je suis un mauvais critique car je n'ai pas encore été voir Avatar malgré le fait que c'est LE film à voir. Ou en tous cas, c'est le film sur lequel on m'a le plus questionné depuis sa sortie.

En attendant, je suis allé voir le nouveau Sherlock Holmes de Guy Ritchie. En gros c'est une nouvelle intrigue pour le super détective de la rue Baker et c'est une tentative de revenir dans les bonnes grâces des critiques pour Ritchie. L'histoire tourne autour d'une cabale qui essaie de prendre le contrôle du parlement anglais par des moyens surnaturels. De toutes façons, il est évident que la compagnie qui a produit le film veut se servir de celui-ci pour assoir une nouvelle franchise car ce film est plus une introduction de personnages qu'une bonne histoire de détectives.

Il y a eu beaucoup de controverses autour de ce film. Notamment autour de la relation entre Sherlock Holms et son compère, le docteur Watson. Le noeud de la controverse serait autour d'un supposé sous-texte homo-érotique entre les deux protagonistes. Mon opinion sur le sujet, c'est que si je n'avais pas lu sur cette soi-disante tension sexuelle, je ne l'aurais pas vu. Oui, les deux personnages s'engueulent comme un vieux couple et Holmes est manifestement jaloux de la relation entre Watson et sa fiancée mais il y a loin de la coupe aux fesses comme on pourrait paraphraser. L'affaire sent un peu la controverse ajoutée par les studios pour pousser les gens à aller voir le film.

Quant au travail de Guy Ritchie, c'est un bel effort mais c'est évident que le directeur na pas fait un bon film depuis longtemps et qu'il essaie fort, fort de se rappeler comment ça marche. Enfin libérer de l'emprise de Madonna, Guy n'a pas l'air de savoir quel facture donner au film et ça donne des résultats un peu brouillons par endroit.

C'est difficile de faire un film de Sherlock Holmes sans donner au spectateur une enquête digne de ce nom mais ce film réussis quand même. Oui Sherlock nous impressionne par son ses déductions mais il prend des sauts de logique presque olympiens pour arriver à certaines conclusions et le spectateur n'a aucune chance de pouvoir résoudre l'énigme avant la grande révélation à la fin.

Je donne donc à ce film deux ninjas et demie mais ces ninjas sont particulièrements déçus de ne pas avoir entendu "élémentaire mon cher Watson!" une seule fois du film. Si vous avez envie de voir ce film, je pense que vous serez mieux servis de le voir en DVD qu'en salle, le spectacle ne vaut pas le prix d'entrée pour deux personne plus du popcorn. Surtout que la rumeur veut que le film aura une sortie devancée en DVD afin de ne pas se faire écraser par la sortie éventuelle d'Avatar.

lundi, janvier 26, 2009

Monde infernal - la révolte des Lycans

J'ai un problème.

J'ai trouvé horrible le premier Monde infernal (Underworld en VOA) et le second etait encore pire, mais je continue d'aller voir les films de cette série en salle. Donc le fait que mon argent subventionne cette horrible, horrible franchise fait de moi un partie du problème (en plus d'avoir un problème moi-même). Pour une troisième fois, donc, je me soumets à mon masochisme cinématographique pour me taper la troisième partie de cette série.

L'histoire est en fait un prologue au premier film. L'histoire se passe dans le passé lointain. L'année n'est pas précisée mais c'est avant l'invention du shampoing et après l'invention du savon à en juger par les cheveux sales et la peau propre de pas mal tous les personnages du film. Toujours est-il que les vampires (qui s'appellent des vampires dans le film) ont commencé un esclavage des loups-garous (qui s'appellent eux des lycans, la raison du pourquoi que les vampires peuvent garder leur nom mais pas les loups-garous n'est jamais expliquée mais je soupçonne que les loups-garous sont juste trops imbéciles pour retenir des mots de plus de deux syllabes... je reviendrai là-dessus plus tard). Mais un des lycans tombe en amour avec une vampire. Un remake de Roméo et Juliette s'ensuivra sauf avec plus de mordant (dans le sens de vampire, mordant, ah pis! laissez faire...) pour un résultat final qui s'apparente donc à Roméo-Garou et Vampirette.

De dire que mes attentes étaient basses pour ce film serait l'euphémisme du siècle. Mais puisque celui qui ne s'attend à rien est rarement déçu, j'ai été presque agréablement surpris par le film. On est loin du grand art et ce n'est pas un film que je pense ajouter à ma vidéothèque mais ça m'a permis de passer un bon petit moment avec du popcorn et de fermer mon cerveau pendant 90 minutes. J'irais même jusqu'à le recommender à des gens quand il sortira en DVD.

Les scènes d'action et de combat tombent moins dans le moule "image-floue-filmée-avec-une-caméra-qui-branle-avec-un-mauvais-éclairage" qui m'avait horripilé dans le second film de la série mais on reste quand même dans les coupes rapides qui ont pour but de désorienter le téléspectateur et de ne pas trop montrer que les acteurs ont appris à se battre il y a une semaine spécialement pour le film.

Le scénario par contre confirme ce que j'avais pu dégagé de la première partie de la franchise: la raison pour laquelle les loups-garous ne peuvent pas vaincre les vampires c'est parce qu'ils ont des troubles d'apprentissage graves. Un façon polie pour dire qu'aucun des loups-garous ne risque d'exposer sa communauté avec ses théorie révolutionnaires sur la physique quantique. Une autre façon de dire qu'à la gang ils n'ont qu'un neurone et le gars qui devait le surveiller l'a mangé par inadvertance. Ce qui revient à dire que s'tune belle gang de caves attardés mentaux pas vites dans la vie.

J'en tient pour preuve ces perles de sagesse. Première preuve: alors qu'ils se sauvent du château des vampires qui les gardent prisonniers depuis des décenies, l'un des loups-garous s'exclame à propos d'une attaque qu'ils planifient sur le sus-mentionné château: "nous devrons retourner chez notre baron car nous n'avons pas d'armes". Si l'un des loups-garous présent eut un peu de lettres ou d'esprit, me semble que quelqu'un, n'importe qui aurait répondu: "T'es un un loup-garou, crisse! Quand tu tu te changes en bebitte t'as des dents, des griffes pis du poil! kessé que tu pense qu'un couteau va te donner de plus? maudit moron". Mais non car d'esprit, du plus lamentable des êtres ils n'en eûtes pas un atome et de lettres ils n'ont que les 7 qui forment le mot "taouins" (comme dirait l'autre). Non seulement ils vont piller un baron mais en plus ils vont voir un autre baron pour le piller lui aussi.

Seconde preuve que les lycans sont des imbéciles: Quand les loups-garous planifient leur attaque massive sur le château des vampires, ils décident d'attaquer en pleine nuit. Je veux bien croire qu'aucun de leur maître n'a osé leur passer un recueil des plus grandes oeuvres de Sun-Tzu mais me semble que t'as pas besoin d'avoir lu L'Art de la Guerre pour comprendre la relation: si on attaque la nuit, les vampires sont actifs pis ils peuvent nous tirer dessus et riposter si on les fesse. Par contre, si on attend 2-3 heures que le soleil se lève, tout le monde est couché pis le combat va être tellement plus facile. De deux choses l'une, donc, soit les lycans sont des imbéciles heureux ou encore l'accnt britanique obligatoire que tout le monde sauf le gros noir essaient de nous faire gober vient avec un sens hyper-gonflé du fair-play.

Il y a sûrement un couple d'autres preuves de "l'ingéniosité" des lycans mais un moment donné c'est comme rire de Michael Jackson, c'est tellement facile qu'il n'y a pas de défi alors t'arrête un peu parce que ça commence à faire pitié.

Je donne à Monde Inferal III 2,5 ninjas mais ces ninjas savent , et ce sans même avoir vu l'autre film, que les vampires de Underworld seraient capables de sacrer un méchante volée aux vampires de Twilight.

jeudi, décembre 04, 2008

Wanted

Wesley Gibson est un loser chronique. Sa blonde le trompe à plein cul avec son meilleur ami, sa job est complètement inintéressante et sa boss est une chipie émasculante. En plus sa vie est agrémentée de crises d'anxiété et de guichets automatiques qui le traitent de moumoune ("Pussy" dans le texte original).

C'est pendant qu'il est dans cet état déprimé et déprimant que la Fraternité, un groupe d'assassins à la solde d'un bout de tissu, le recrute avec des promesses d'argent, d'entrainement dans son super-pouvoir latent et de vues occasionnelles sur les fesses d'Angelina Jolie. En fait, la Fraternité voient en Wesley le seul qui serait capable de tuer Cross, un ex-Fraterneux qui s'est retourné contre son organisation avec le but de les tuer un par un.

Apparemment, ce film est basé sur une bande dessinée (ou Graphic Novel pour ceux qui ne veulent pas admettre à eux-mêmes qu'ils lisent encore des BD à leur âge) et sur plusieurs points, ça paraît. Mais ça parait dans le bon sens du terme, un peu comme ça paraissait que The Matrix avait été envisagé comme un manga originalement. Le look est slick, les plans de caméra sont souvent assez déments.

Le problème c'est le rythme du film qui passe de rapide et punché avec des cascades et des effets visuels époustouflant à un montage d'entraînement pas trop intéressant et interminable. Quand, enfin, le montage d'entraînement se termine et que le film essaie de reprendre son rythme, il ne réussit jamais vraiment à repartir avec la même fougue qu'au début. sauf que rendu là, l'histoire devient aussi un peu prévisible (pas complètement mais assez pour trouver le temps un peu long).

N'en demeure pas moins que ce film nous apprend enfin ce que nos profs de bio, de physique et d'informatique. Vous serez, j'en suis sûr, heureux comme moi d'apprendre que finalement:
- Avoir un cœur qui bat à 400 coups minutes ne tue pas, en fait ça permet de courir plus vite et frapper plus fort grâce au surplus d'adrénaline véhiculé par le sang qui circule plus vite.
- Le balles ne tirent en ligne droite que parce que c'est ça qu'on nous a toujours appris. Si on s'applique, il est faisable facile de tirer en courbe. En fait je ne vois pas là dedans tant une dérogation à la physique qu'une application pratique de géométrie hyperbolique (négative ou positive, je ne pourrais pas dire)
- Et finalement la norme unicode UFT-32 n'a pas été inventée par le consortium unicode en 1991 mais bien par les égyptiens il ya une couple de milliers d'années et la première implémentation est un métier à tisser automatique qui fourni les noms des gens à abattre.

C'est donc 2,5 ninjas que je donne à Wanted. Ces ninjas commencent fort mais leur performance inégale qui leur coûte des gros points.

J'ai loué deux autres films au club vidéo en louant Wanted. Gardez donc l'oeil ouvert pour au moins une critique de la suite du classique des classiques Lost Boys et d'un film de loups-garous appelé Skinwalkers si ce n'est pas trop mauvais pour se mériter une critique.

mercredi, novembre 26, 2008

L'aveuglement - le livre

En voyant les annonces du film Blindness, mettant en vedette Mark Ruffalo et Julianne Moore, j'ai été intrigué par la prémisse. Assez intrigué pour mettre la main sur une copie du livre de Jose Saramago qui a servi d'inspiration au film.

En gros, le livre raconte l'histoire d'une épidémie d'aveuglements, Cette étrange maladie plonge ses victimes dans une blancheur totale et aveuglante. La seule personne qui ne succombe pas à cette maladie c'est la femme du docteur (quel docteur? un ophtalmologue qu'on croise dans le texte, plus à ce propos plus tard). Celle-ci servira de guide à un petit groupe qu'elle rencontrera quand son mari et elle seront mis en quarantaine dans un asyle.

À mon grand damn, j'ai du me contenter de l'édition du livre qui coïncide avec le film ce qui a eu pour effet de me transformer en affiche marchante pour le temps où j'ai lu le livre. La couverture est assez évocatrice d'ailleurs sur ce sujet. La phrase "Now a major motion picture" (maintenant disponible en format film) est écrite en super gros et dans une étoile de surcroit. La mention "nobel winning author" (Auteur qui a gagné un Nobel) est quant à elle bien plus petite. on voit sur quoi les gens de marketing considèrent comme un accomplissement: Film = super bon, reconnaissance internationale par d'autres auteurs = c'est le fun qu'on en parle.

C'est bien beau l'enveloppe me direz-vous, mais que dire du contenu du livre lui-même. Tout d'abord: à moins que vous ne parliez portugais couramment, ça vaut la peine d'attendre pour une version dans votre langue maternelle. J'ai pris la version anglaise pensant que ma maitrise de cette langue ne devrais pas affecter ma lecture, erreur! Le texte est dense et l'auteur ne semble pas vouloir faire utiliser la ponctuation, comme s'il essayait de tuer par essoufflement ceux qui lisent à voix haute. il n'est pas rare de croiser dans le texte des phrases qui font une bonne demie-page. Donc, si vous êtes pour vous casser la noix pour comprendre le texte aussi bien le faire dans votre langue maternelle.

En plus des phrases interminables et alambiquées, l'auteur ne donne de nom à aucun personnage. Par exemple: le personnage principal c'est "la femme du docteur" et son mari ophtalmologue c'est juste "le docteur". Cette nomenclature devient un peu ironique quand l'auteur commence à décrire les personnages par des attributs physiques comme le petit garçon qui louche. Mais elle devient complètement loufoque quand on décrit les personnages par un accessoire comme la fille aux lunettes sombres. On serait en droit de se demander ce qui arriverait si la femme du docteur enfilait les fameuses lunettes. Est-ce qu'elle concentrerait les caractéristiques des deux personnages?

L'histoire, elle, oscille entre la morale paternalisto-fleur-bleue et les scènes de viol et de brutalité. La rencontre des deux genres laisse parfois un drôle de sentiment qui prend un peu le lecteur de court.

Je pense que je vais donner à L'aveuglement deux ninjas et demie, mais ces ninjas s'attendait peut-être à trop d'un auteur qui a gagné un prix Nobel. Ce n'est un mauvais un mauvais bouquin mais je ne peux pas dire qu'il m'a fait tripper des bulles non plus. Ça fait peut-être de moi un inculte mais au moins je suis un inculte qui s'assume.