mercredi, juillet 19, 2006

Pirates des caraïbes

J'avais aimé le premier alors je suis allé voir le second. Pirates of the Carabeans: Dead Man's Chest (PotC:DMC) est la suite de Pirates of the Carabeans tout court et met en vedette sensiblement les mêmes personnes.

Je vais essayer de résumer un peu l'histoire un peu complexe de ce film comme suit: un méchant(tm) qui veut la boussole du Capitaine Jack Sparrow (joué par Johnny Depp) fait chanter Will Turner (joué par Orlando Bloom) afin que celui-ci la récupère faute de quoi celui-ci et sa dulcinée seront exécuté pour avoir aidé Jack Sparrow à échapper de l'échafaud à la fin du premier film. Cette aventure l'amènera à la recherche du coeur toujours battant du très décédé Davey Jones, capitane du Hollandais Volant, qui lui permettra de rendre la liberté à l'âme de son père. Mais Sparrow veut le coeur pour lui-même car il veut éponger sa dette avec Jones et le méchant (tm) veut le coeur parce que... ben... il est méchant, il n'a pas besoin de raison. Bon d'accord, on imagine qu'il veut contrôler Davey Jones et le Kraken.

J'avais bien aimé le premier film. Je trouvais l'histoire complexe mais la trame narrative se tenait quand même assez bien. On dirait qu'on a essayer de faire un second film tout aussi complexe mais on a oublié de faire quelques liens entre les scènes. Le résultat final est plutôt décousu et fait en sorte que le film est relativement difficile à suivre par moment. Ça faisait un peu Van Helsing-esque comme manière de faire un film. Par contre, les scènes d'actions sont vraiment, vraiment cool, contrairement à Van Helsing qui joue au cinéplex de l'enfer pour torturer les damnés quand la fourche et le feu ne font plus effet. La scène de la roue à aube vaut pas mal à elle seule le coût d'admission.

Ce qui passe moins bien c'est que ce film est le second d'une trilogie et la fin fait définitivement queue de poisson. En sortant, j'ai compris comment les gens qui n'avais jamais lu le Seigneur des Anneaux se sentaient à la fin de Fellowship of the Ring. Je n'étais pas allé voir Kill Bill en salle parce que je trouvais que ça m'aurait couté cher de voir un seul film en deux sorties cinéma. Et bien PotC:DMC fait exactement le même genre d'entourloupettes. Vous pensez aller voir un film complet juste pour vous rendre compte que vous n'avez vu qu'un demi-film.

Un demi-film avec un protagoniste qui a une face de pieuvre en plus. Voyez-vous les membres d'équipage de Davey Jones ainsi que Davey lui-même sont tous des "hommages aux créatures de la mer". On ne sait pas pourquoi sinon que c'était pour essayer de jeter de la poudre aux yeux et essayter de faire impressionant. Dans certains cas ça marche. Dans d'autre (comme la sus-mentionnée face de pieuvre ou l'homme-requin-marteau qui a quatre yeux) c'est moins efficace.

Un autre symptome de cette poudre aux yeux c'est la multiplication du "membre d'équipage qui a l'AIR cool mais pas assez pour qu'on inclus son nom dans l'histoire". L'équipage de la Perle Noire, le bateau de Sparrow, est constitué de Nain, Vieux-Loup-De-Mer, les deux comedy relief du premier film et des fois: gars d'extra. La taille de l'équipage n'est pas trop consistente d'une fois à l'autre non plus. Parfois ils sont nombreux, parfois ils le le sont mois. Ainsi malgré le fait que le capitaine n'ait engagé que 5 hommes en plus des personnages sus-nommés pour un certain voyage on a parfois l'impression d'avoir 20-30 membres d'équipage. Même le méchant (tm) a un sbire (tm) qui un peu britanico-ninja dont on ne sait jamais son nom.

Un autre truc qui m'a un peu agacé ce sont les accents. Bien que j'admire l'effort qui a été montré pour montrer que ce n'est pas tout le monde qui parle anglais (on a droit à une phrase en français quand même) certains personnages ont un accent absolument incompréhensible. La vielle sorcière Jamaïcaine est la principale coupable dans cette catégorie.

Mais ce qui m'a le plus énervé c'est qu'il est évident que le film original est devenu une trilogie à cause qu'ila fait une tonne de fric. Il n'y a pratiquement aps de liens entre le premier film et le second. Il y a plusieurs références du second au premier mais l'inverse est faux. Rien ne laissait préssentir que Jack Sparrow avait un contrat avec Davey Jone, le Hollandais Volant n'est jamais mentionné ou aperçu, le méchant (tm) n'est jamais allégué ou contacté ou quoi que ce soit. Bref c'est comme si quelqu'un chez Walt Disney s'est assis dans son fauteuil, a regardé les colonnes de profits, a fait un grand sourrire est a dit tout haut: on peut sûrement en tirer deux autres films si on tire la sauce encore un brin.

Pour un film qui reste quand même assez divertissant plein de scènes d'action cools je donne quand même 3 ninjas et demie à PotC:DMC. Mais par contre, je le déconseille au cinéma. Attendez patiemment qu'il sorte en vidéo. Et même quand il sortira, attendez que la suite soit aussi disponible parce que la fin est vraiment chiante.

jeudi, juillet 06, 2006

Heavé métal

J'ai vu la semaine dernière le documentaire Metal: a headbanger's journey où un anthropogue (Sam Dunn) essaie d'explorer la culture qu'il a épousé depuis longtemps: le métal. Spécifiquement, pourquoi le métal est-il toujours marginalisé, mis de côté ou snobbé.

Dunn pass à travers l'histoire du genre, rencontre les fans et les artistes du métal et passe en entrevue des sociologues, musicologues et autres spécialistes.

Si vous ou une personne de votre entourage est un tripeux de métal, vous devez voir ce film. Comment savoir si vous êtes un fan de métal? Les symptomes sont les suivants:
  • Vous avez tendance à faire le signe contre le mauvais oeil en écoutant de la musique ( index et auriculaires dépliés alors que le pouce garde le majeur et l'annulaire repliés)
  • Vous avez les cheveux longs
  • Vous aimez brasser votre tignasse au son de la musique
  • Vous pensez que les nouveaux albums de Metallica c'est de la shnoutte.
Le documentaire était assez chouette et plutôt éducatif.

Mais dans la partie sur la censure que le métal a été victime dans les années '80, le réalisateur passe ne entrevue nul autre que Dee Snyder, le chanter de Twisted Sister. De le voir parler de cette époque bénie où les groupes de métal se faisaient harrassé par des groupes comme le PMRC.

Comble de la coincidence, je suis allé à Québec en fin de semaine pour célébrer l'anniversaire d'une amie et le festival d'été de Québec offrait une soirée avec nulle autre que les Twisted Sister eux-même en personne.

je n'ai pas pu résister. J'y suis aller pour me tapper avec ma copine une soirée Twisted Sister et Pierre Lapointe. Deux genres qui se mélange bien, vous en conviendrez.

J'ai été surpris de voir que les chansons que j'écoutais sur la cassette (oui, oui, une cassette. Pas un CD) de twisted sisters n'ont pas quitté ma mémoire. Le groupe offrait un bon show et le chanteur a su lever la foule en écorchant un peu American Idol au passage. j'ai pu faire mes cornes de devil jusqu'à plus soif et même ma copine qui n'a jamais mis les pieds dans un concerts plus métal que Notre Dame de Paris a embarqué dans la cohue.

j'ai pris quelques photos, je vais essayer de les publier un peu plus tard. Mais le spectacle m'a rendu assez nostalgique pour que j'achète le CD que j'écoutais tout jeune dans la chambre de ma soeur (parce qu'elle avait un système de son assez kick-ass, merci).

hmmmmm, we're not gonna take it :)

Übermench ist züruch

Et oui, comme le dit si bien le titre, Superman est revenu (OK, ça ne roule pas super-bien sur la langue en allemand mais je trouvais la référence à Nietsche comique... Et je me rend compte que ce n'est pas super-comique si je dois l'expliquer)

oui, il revenu dans nos Super-cinéplex l'homme d'acier, le kryptonnien le plus populaire au monde, le fils de Jor-El, j'ai nommé: Superman.

Après des années d'absence Superman est revenu. Bon, d'accord pendant son absence on a pu le voir dans The New Adventures of Lois and Clark, dans les dessins animés de Justice League le samedi matin et dans Smallville (pour ne nommer que ce dont je me souviens comme ça) donc ce n'est pas exactement comme si on s'était super-ennuyé mais bon.

Mais l'événement qui souligne ce "retour" c'est le film de Bryan Singer Superman Returns. Ayant quitté la franchise X-Men Singer a pris le contrôle d'un film qui raconte l'histoire de Superman qui reviens sur Terre après 5 ans d'absence pendant lesquelles il est parti en quête de sa planète natale: Krypton. Mais pendant à son retour il aprend que:
  • Lex Luthor est sorti de prison
  • Lois Lane a commencé à se tapper Cyclops
  • Celle-ci a un enfant
  • Ce n'est parce que tu gagnes un Pullitzer que ton boss va te donner un bureau fermé
Le reste du film raconte la réinsertion de Superman dans la société et ses tribulations contre Lex Luthor qui mis la main sur des éléments essentiels de sa forteresse de solitude.

J'avais des inquiétudes par rapport au film. Le projet est passé dans les mains de pluieurs personnes (dont Kevin Smith et McG) avant d'aller à Singer et à peu près toute la colonnie artistique a été assigné au casting du film. D'habitude, ce genre de trucs pendant la préproduction laisse planer l'aura de super-navet. Et un navet de 154 minutes, ça fait navet longtemps.

Mais je dois avouer que j'ai bien aimé. L'histoire est bien rythmée de sorte qu'il n'y a pas de super-longueurs et il n'y a pas de scènes de super-bataille endiablée où il est impossible de voir quoi que ce soit.

Les scène de superman sont en fait une série d'images assez iconiqes comme Superman qui dépose un avion en douceur après l'avoir sauvé, Superman qui attrappe une voiture en perte de contrôle, etc.

Mais ce sont les scènes sans Superman qui sont moins supers. En fait ce sont les trous qui restent dans l'histoire qui chicottent. Par exemple, même si Lois Lane et Cyclops habitent dans une super-maison et Cyclop est le neveu du rédacteur en chef du Daily Planet et que Lois Lane a gagné le Pullitzer (qui octroie quand même un bon montant), Lois Lane amène quotidiennement son fils au travail. C'est presque à s'en demander si pour payer son hypothèque elle doit se passer de gardienne. C'est agaçant. Presque chaque scène au Daily Planet a un bout avec le môme. Je ne connais pas de bureau qui permette ainsi d'amener tous les jours son enfant au travail. Une fois de temps en temps, ça peut toujours passer mais tous les jours! J'aurais dit à mon neveu de se débarrasser du môme si j'avais été Perry.

Puis il y a l'histoire de Superman qui prétend être allé à Krypton et qui est revenu en dedans de 5 ans. Ce n'est pas super-crédible. Si on prend pour acquis qu'il n'y a rien à moins de 4,22 années-lumières d'ici (Proxima du centaure) et que Superman se déplace à la vitesse de la lumière, il est impossible qu'il aie pu faire l'aller-retour si vite. Et ça c'est en faisant abstraction du phénomène de dilatation du temps. Ma théorie sur son absence c'est que Superman est parti faire la nouba à Végas et quand il a flambé tout son fric il est revenu à Métropolis avec une histoire à la gomme et qu'il s'est retrouvé son ancien emploi afin de se refaire les fonds nécessaire pour repartire sur une super-dérappe.

Mais si on fait abstraction des trous d'histoires qui ne sont rien d'autre que du coupage de cheveux en quatre, Kevin spacey fait un excellent boulot à camper le rôle de Luthor­. en fait, il vole la majorité des scènes où il apparait. Brian routh dans le rôle de Superman/Clark Kent s'en tire assez bien. Mais le reste des acteurs vont du tolérable (Lois lane) à l'étranglable (Jimmy Olsen) en passant par le "veux-tu ben me dire qu'est-ce que tu fais" (Cyclops ou entéka le gars joué par James Marsters).

Je donne à Superman 3 ninjas. Mais si vous n'avez pas le pouvoir de la super-vessie je vous conseille d'attendre la sortie DVD. Et comme c'est le cas avecles films super-longs du genre, la version DVD aura sûrement des extraits de plus.

mercredi, juin 14, 2006

Viens ici que je te taboote

Ce matin à Radio-Canada, j'écoutais une sexologue qui lançait un cri d'alerte à cause d'un nouveau groupe: Black Taboo.

Vous ne connaissez pas? C'est un groupe de musique hip hop qui ont des textes on ne peut plus édifiant. Des trucs comme:
God bless the topless
Écarte toi les fesses
Si t'es une bonne chienne
On va Slaker ta laisse
(tiré de God Bless the topless)

ou encore des classiques comme:
Une plotte c't'une plotte
Une queue ça pas yeux
Un coup d'langue dans slut
Pis ton string pogne en feu
(tiré de Une plotte s'tune plotte)


La sexologue décriait cette culture de banalisation du sexe qui s'immisce dans la chanson et qui risque d'influencer notre jeunesse et l'entraîner vers l'abîme. Selon elle ces textes sont de la propagande haineuse sexuelle et la chanson véhicule un message de sexualité dominée par un seul des deux sexes.

À date je ne suispas trop en désacord avec ce que dit la sexologue. Ce que je trouve étrange c'est cet aura de "ça débarque sur les rives vierges de l'océan culturel québécois". C'est à ce moment que je trouve que le discours devient légèrement alarmiste. La vulgarité, ça ne date pas d'hier au Québec.

Je peux même affirmer que la vulgarité a au moins 5 ans d'existence ici. À cette époque, j'était un jeunôt dans la vingtaine qui accompagnait sa nouvelle flamme et future femme dans un bar on ne peut plus Québécois: La boîte à Marius. Or dans cette boîte, les deux chansonniers ont entonné au grand plaisir de la foule une chanson intitulée "La p'tite grenouille", fleuron du répertoire chansonnier du Québec.

Je suis gaspésien et je n'ai jamais entendu cette chanson avant d'émigrer vers Québec où on me demandait si les gaspésiennes ont vraiment le sang chaud. Pire encore, je connais quelqu'un qui a fredonné cette chanson devant un gaspésienne noire avant de se rendre compte du lien entre son auditoire et la chanson.

C'est donc il y a au moins 5 ans qu'on peut retracer l'histoire de la chanson vulgaire au Québec. Si on compte Plume Latraverse, poête parmi les poêtes, on peut voir que son oeuvre remonte à 1971.

Et malgré l'influence néfaste de ces artistes, je pense que je n'ai pas trop mal tourné.

En fait, la sexologue et l'animateur ont fait un point selon moi important qui vient un peu modérer le propos. Ils ont parlé de la compréhension et de l'interprétation que les jeunes font de cette musique. C'est sûr qu'en tant qu'adulte on a un certain filtre qui se dévelloppe qui nous fait comprendre que ce n'est pas parce qu'un musicien le dit que c'est vrai ou c'est cool. Mais les adolescents et les plus jeunes n'ont pas nécessairement ce filtre.

Donc le meilleur moyen de protéger vos jeunes c'est de les éduquer. Ils écoutent de la musique horrible, assoyez-vous avec eux et faites une petite mise en contexte. Ne condamnez pas leurs choix musicaux, ça ne ferait que changer l'album en fruit défendu. Mais expliquer leur ce que vous trouvez répréhensible. Faites leur bénéficier de votre expérience et de votre filtre. Ne laissez pas Musique Plus et les disquaires éduquer vos enfants à votre place que diable!

Cet appel compte double quand on regarde un peu la méthode utilisée de tout temps pour vendre des disque: le scandale. Les Beatles on eu les cheveux longs, Elvis se tortillais, Kiss se maquillait comme des démons, Ozzy mangeait des chauves-souris, Mercyful Fate glorifiait Satan, Boy George s'habillait en femme et Marylin Manson a fait tous ces trucs en même temps. Dans cette quête continuelle du "shock value" l'aboutissement logique c'est Black Taboo. On pourrait même se demander lequel fait plus de tort à la condition féminine: une bande de mysogines comme Black Taboo ou une fille à moitié à poils qui se trémousse en chantant "I'm a slaaaaave for you" comme Britney Spears?

Ce ne sont pas Black Taboo qui sont à blâmer, ni même leur maison de disques. Ce sont les générations d'acheteurs de disques qui ont payé pour être choqués. Et je me compte dans ce nombre.

Le phénomène ne peut aller qu'en s'amplifiant probablement jusqu'au jour ou nous ferons face à l'inévitable: l'espcae alloué pour le scandal dans notre cerveau va déborder et comme dans n'importe quel système informatique le nombre trop grand sera interprété comme un nombre négatif. C'est alors que naîtrons les groupes de comptables qui séduiront notre jeunesse avec leurs chansons sur les vertues de réduire son réduire son ratio dette sur capital.

mardi, juin 06, 2006

The Omen

Ceux qui comme moi se souviennent des bons vieux films d'horreurs des années soixante-dix se rappellent probablement de The Omen. Moi je m'en souviens surtout à cause d'une pub qui passait tout le temps à super-écran où le présentateur commençait à commenter le film avec la phrase: "Damien Thorn est le fils de Satan...". Je ne me souviens plus du reste de l'annonce mais je me souviens du timbre de voix de l'annonceur. C'est en ressassant ces souvenirs que je suis allé voir le remake de The Omen qui vient de sortir en salle le 6 du 6 '06. Pour ceux qui ne savent pas, la même gammick a été utilisée quandle film est sorti originalement le 6 juin 1976.

The Omen raconte l'histoire de l'ambassadeur américain en Angleterre, Robert Thorn et de son fils Satan jr. Lorsque sa femme accouche d'un bébé mort né, Robert Thorn accepte une offre d'un prêtre qui est peut orthodoxe. Afin de ne pas faire déprimer la mère, on offre à l'honorable Mr Thorn de remplacer son bébé par un autre dont la mère vient de mourir en couche. Robert Thorn accepte l'échange mais est loin de se douter de ce qu'il vient d'accepter. En effet, l'adorable poupon qu'il a adopté n'est nul autre que l'Antichrist lui-même venu nous servir une bonne portion d'armageddon frais. Quand il découvrira la vérité, Robert Thorn sera mis devant le choix entre: sauver l'humanité et tuer son fils ou vice-versa.

Ceux qui ont vu le film original de '76 récemment, n'allez pas voir le nouveau. C'est pratiquement une copie carbone. On change quelques détails, on modernise les dialogues, on rend les personnages féminins un peu plus forts, et on réemballe le tout.

Par contre, si vous avez manqué l'original et que vous aimez les films d'horreur ce film est pour vous. Le film reste relativement effrayant sans sombrer dans le gore extrème. Par contre, contrairement à l'original le film est plus un film "à sauts". Vous allez souvent vous retrouver au milieu d'une scène calme quand TOUT À COUP!!!

Même si j'ai bien aimé l'ensemble du film, j'aimerais que quelqu'un m'explique pourquoi on utilise le même chien pour toutes les scènes où Satan vient mettre son museau. Dans l'original, on a des rotweiller pour l'ensemble du film mais dans la nouvelle mouture on a un breger allemand au début. Le changement de toutou n'est jamais expliqué mais c'est tellement mineur que je me sens ridicule de le mentionner.

Un autre truc qui m'a agacé c'est que la nouvelle mouture n'a pas utiliser de chant grégorienesques. Dans l'original, la musique vient ajouter une bonne dose de tension. La musique dans la nouvelle version est bonne mais pas autant que les chants latins qui ponctuaient l'original.

Je donne donc 4 ninjas à The Omen mais ces ninjas chantent en coeur: Sanguis Bibimus, Corpus Edimus, Tolle Corpus Satani. Et pour ceux qui trouvaient que l'acteur qui faisait Damien dans l'original était inquiétant à cause de ses yeux verts pénétrants, n'ayez pas peur. Le nouveau à l'air plus rigolo qu'autre au point où certains membres de l'auditoire s'esclaffaient quand on faisait un gros plan sur sa bette satanique.

Et en réponse à Jean-Louis qui se demandait sur MSN: "Si Bébé-Loup naît aujourd'hui, doit-on le nommer Damien?" je répondrais que ça dépends plusieurs facteurs. Je dirais oui si l'un ou plusieurs de ces facteurs sont vrais:
  • Il est né à 6h
  • Il est né à 7h06 (qui est l'équivalent de 6h66)
  • Il a une tache de naissance en forme de 666 caché sur son corps qui risque d'être velu comme son papa
  • Sa mère est une chacale
  • Sa nanny est la fameuse Rosemary qui a accouché de ce qui devait être son cousin à l'époque (Mia Farrow joue la nanny dans le nouveau film)
  • C'est le plus adorable petit bébé du monde.
  • Papa et maman ne veulent pas prendre de chance d'offusquer la voix dans ma tête (qui prétend parfois être satan)

jeudi, juin 01, 2006

X-Men : The Last Stand

Parce qu’il y a des films de super héros, il y a des fanboys qui vont vouloir aller les voir. Je suis donc allé voir le dernier film de la franchise X-Men hier.

X-Men : the Last Stand (X-M :tLS) poursuit l’histoire des films précédents. Dans un monde habité d’humains « vanille » et de mutants possédant des superpouvoirs, une polémique survient quand un vaccin anti-mutant est inventé par une firme pharmaceutique. S’ensuit un affrontement entre deux groupes de mutants : le premier mené par le professeur Xavier prône une co-habitation pacifique entre les mutants et les humains tandis que l’autre, mené par Magneto, croie que les mutants sont supérieurs aux humains et il déclare la guerre au créateur du vaccin.

Les deux premiers films de la série ont été créés et dirigés par Brian Singer. C’est Brett Ratner qui prend le volant pour cette nouvelle production et le film en souffre cruellement. Sur plusieurs points. Le film a subi une « blockbuserisation » qui fait mal.

Un des trucs qui a attiré les gens vers la franchise des X-Men c’est la découverte de nouveaux personnages et de leurs pouvoirs (parfois cool, parfois moins cool). En vrai mentalité Blockbuster, on a pris la logique de "Si un nouveau mutant c’est cool, 200 nouveaux mutants c’est 200 fois plus cool". Le résultat final c’est qu’on a pas le temps de vraiment découvrir les mutants qu’on nous présente. La plupart sont réduits à rien de mieux qu’une apparition caméo glorifiée. On les voit, ils se battent un peu, on s’en fout.

Cette surenchère de personnages amène aussi un autre élément blockbusteresque : le dialogue à une ligne. Chaque personnage semble livrer ses répliques dans le seul but d’être cool. Et souvent ses répliques se limitent à une seule ligne livrée avec de l’attitude (prononcé attitoude parce comme ça c’est plus extrême). Le pire exemple de ce problème c’est Juggernaut joué par Vinnie Jones qui ne fait qu’émettre quelques pitreries. Si seulement ces dialogues était vraiment cool. Mais ils oscillent entre le cliché triste et le ridicule.

L’amalgamation de ces deux éléments (le surplus de personnages et le dialogue en mode "One-liner") contribue à un phénomène vraiment attristant. Plusieurs personnages relativement importants ne disent pratiquement rien. Si on prend Callisto, Kid Omega, Pyro, Juggernaut, Angel, Kitty Pride, Rogue, Cyclops, Colossus, Leech et Warren Huntington II on peut compter pour cette kyrielle de personnages de 20 à 30 phrases de dialogue. Même Jean Grey ne parle pratiquement pas et elle est quand même un élément clé du film.

Un autre truc symptomatique du blockbusterage c’est le titre. On a eu X-Men et X-Men 2 mais X-Men 3 sera X-Men : The Last Stand. J’ai horreur de cette mode qui fait en sorte qu’on a plus des numéros d’épisodes mais des titres qui ne disent rien sur l’ordre où devrait voir les films.

Par contre, l’effet positif de l’effet blockbuster, c’est les effets. Le film regorge d’effets spéciaux et le look est vraiment cool. Sauf Beast. Je n’ai pas réussi à embarquer dans le personnage de Beast et je passais mon temps à me dire que ce n’était pas Frasier Crane (le personnage que l’acteur jouait dans la série Cheers et Frasier) sans trop de succès. Mais la scène climatique est vraiment cool malgré la cu-cusité du dialogue.

Mais on voit quand même que la production a coupé quelques coins ronds dans le département des effets spéciaux. Quand on voit un paquet de mutants qui déambulent dans la ville (pour ou contre le fameux vaccin), on ne voit pas de mutants vraiment différents de l’humain moyen. Pas de Toad, de Blob, ou de Nightcrawler.

Et il y a l’histoire de l’hécatombe. Laissez-moi vous dire qu’on peut voir qui avait signé seulement pour trois films. Mais comme on parle quand même de l'univers Marvel, il faut s'attendre à ce que la mort soit beaucoup moins définitive que pour vous et moi.

Il y a aussi quelques trous dans l’histoire comme pourquoi Magneto voyant que le groupe qui l’oppose comprend Wolverine (qui a un squelette de métal) et Colossus (qui a la peau en métal) n’a pas tout simplement mis ces deux combattants hors d’état de nuire en les faisant léviter à 10 mètres du sol. J’imagine qu’il trouvait ça plus drôle de regarder ses sbires se faire exploser la gueule.

Mais ceux qui vont détester le plus le film, ce sont les vrais fans des X-Men. Qui seront le plus déçu. Dans la BD, Juggernaut n’est pas un mutant. C’est le demi-frère du professeur Xavier et il lui voue une haine sans bornes. Juggernaut tire son pouvoir d’un artéfact magique qui s’appelle le Joyau de Cyttorak et il n’est pas du genre à accepter des ordres d’un type comme Magneto. Le film ne prend aucune de ces considérations et on voit un Juggernaut stupide, qui en a rien a foutre de Xavier et qui de surcroît est un mutant. On ne l’entend même pas dire sa phrase typique "Nobody can stop the unstoppable Juggernaut". Il sera remplacé par l’oubliable :"I’m Juggernaut, bitch!".

Et Leech est beaucoup moins verdâtre que dans la BD. Mais ça fait plus cute de voir le petit kid l'air tout vulnérable dans sa chambre d'hopital.

Je donne donc 2 petits ninjas esseulés à X-Men. Si vous êtes un fanboy, enlevez un demi-ninja. Brian Ratner n’a pas compris ce qui faisait un bon film de super héros Il est correct pour faire des films avec Chris Tucker et Jackie Jackie Chan mais il devrait laisser les genre des supers aux autres.

Les franchises de films de super héros ont généralement une suite jusqu’au premier film médiocre de la série +1 (le théoreme de Batman). Donc selon ce théorème il ne reste que potentiellement un seul film dans la série mais il va peut-être en avoir deux puisque X-M :tLS a connu un succès monstre au box-office donnant ainsi naissance à un film avec le pouvoir mutant de survivre à la médiocrité.

lundi, mai 29, 2006

Si j'étais adolescent

Je ferais des pieds et des mains pour visiter ce parc

http://www.nps.gov/grte/index.htm

juste pour le nom.

En fait, si ce n'étais pas si loin j'essairais quand même d'y aller juste parce que je connais un type dont l'attitude générale en ferait une mascotte idéale pour le parc.

mardi, mai 23, 2006

Tsé qu'ça va ben quand....

La boule de stress que t'as dans le ventre depuis 2-3 jours est remplacée par une colère froide qui remet tout en place tout correct, tout beau.

C'est l'heure de mettre mon CV à jour...

Le film de la fin de semaine

Je me suis dirigé vers le cinéma en fin de semaine pour le film dont le monde parlait vendredi dernier. Je parle bien sûr de Over the Hedge, le dernier film d’animation de Dreamworks.

Over the Hedge est une adaptation long-métrage de la bande dessinée du même nom ( United Media publie les archives de la BD du dernier mois ici ). La bande dessinée raconte l’histoire d’une bande d’animaux qui habites dans un petit boisé près d’une banlieue. La seule chose qui les séparent des humains c’est une haie.

Le film, quant à lui, nous présente une sorte de prologue de la BD. Il raconte l’histoire de RJ, un raton laveur, qui fait la rencontre des autres héros (Verne la tortue, Stella la moufette, une famille d’opossums et une famille de porc-épic ) qui trouvent la haie à l’éveil de leur hibernation. RJ va berner le groupe afin qu’ils l’aident à refaire le stock de nourriture d’un gros ours mal léché à qui il a dérobé ses réserves.

Un petit mot d’avertissement : si vous lisez la BD et que vous voulez aller voir le film, vous devrez vous préparer à voir un prologue à la BD. RJ se joint à peine au groupe, la petite fille que les animaux « éduquent » est remplacée par une sorte de mégère qui habite la maison qui donne sur le terrain où les animaux vivent leur aventures.

L’animation est faite à l’ordinateur dans ce film. Mais on ne sent pas que Dreamworks essayait d’y mettre le paquet côté technique. Les textures sur les animaux sont correctes, tout ce qui est organique est bien rendu mais pas trop et on ne voit d’effets « complexes » pour une animation 3-d comme des reflets dans l’eau ou du feu ou des jeux d’ombres complexes. Ce sont les humains qui souffrent le plus de cette économie de temps de « rendering ». Tout le monde semble avoir a même couleur de peau, les traits ne sont pas détaillés du tout, les cheveux sont généralement immobiles, etc. L’effet final est bien mais pas super.

Côté histoire, si on prend le film comme entité unique c’est assez bien. Si on regarde ce qui se fait comme film semblable, on se rend compte que plusieurs gags sont des calques d’autres films. L’un des gags de la fin est une reprise d’un gag du film Hoodwinked. On a aussi quelques gags pet et de rots dignes de Shrek qui feront rigoler les plus petits mais dont les parents se seraient sûrement passer. Même la scène avec le chien n’est pas sans rappeler les mouettes de Finding Nemo.

Mais là où le film brille c’est dans le choix des voix. William Shatner dans le rôle d’un opossum qui donne dans les excès quand il fait le mort est une perle. Gary Shandling fait un Verne impeccable et même Avril Lavigne tire son épingle du jeu pas trop mal. Mais c’est Hammy l’écureuil, joué par Steve Carrell, qui vole toutes les scènes. Oubliez Bruce Willis et son RJ qui n’a rien de remarquable, c’est l’écureuil qui fait le show. D’ailleurs le film aurait probablement été particulièrement ennuyeux si ce n’eut été de Hammy.

Sommes toutes, Over the Hedge est un bon petit divertissement qui peut être apprécié en famille. Plusieurs gags visuels vont amuser les plus petits et la tentative de critique sociale sur la consommation va plaire aux plus grands. Soyez avisé, si vous lisez la BD, que la critique est généralement moins mordante dans le film.

Je donne donc à Over the Hedge 3,5 ninjas. Et si vous hésitez entre Over the Hedge et Da Vinci Code : le graal se cache dans le musée du Louvres, sous les deux pyramides inversés et Audrey Tautou est la moult fois arrière petite-fille de Jésus.

J’imagine que le paragraphe précédent aurait du avoir un avertissement. Alors faites attention avant de le lire.

vendredi, mai 19, 2006

Ce midi à Radio-Canada

Lors d'une discussion sur le film Da Vinci Code l'un des intervenants a tenu les propos suivants (paraphrasés car je l'ai entendu d'une oreille dìstrète): "Ce n'est pas l'idée d'un prophète qui fait des actes charnels qui dérange les gens. Après tout, le film La vie de Brian montrait un prophète qui avait des actes charnels avec une femme et personne ne s'est offensé".

Quand on se rappelle à quel point le personnage principal du film insiste sur le fait qu'il n'est pas prophète et qu'il veut que les gens lui foutte la paix avec cette idée saugrenue, c'est doublement comique de voir cette comédie citée comme argument dans un débat qui se veut sérieux.

Au moins il n'a pas mentionné Bigus Dickus.

Alway look on the bright side of life, comme ils disent.