lundi, juillet 18, 2005

Fantastic Four

On dirait que j'ai du mal à suivre les gros hits cette saisonet c'est avec presque 2 semaines de retard que je critique le film Fantastic Four.


Fantastic Four raconte l'histoire de 4 astronautes qui se font bombarder de rayons cosmiques et qui gagne ainsi des pouvoirs. Dans la version cinéma on en a profité pour ajouter un cinquième astronaute afin de ne pas avoir à expliquer trop dans le détail les origines du Dr Doom. Nos cinq larrons reviendront donc sur terre arborant un kyrielle de pouvoirs. Richard Reed (Mr Fantastique) peut allonger son corps à volonté. Susan Storm, la femme invisible, peut devenir invisible (vous ne l'auriez jamais deviné) et peut aussi créer des champs de force. Son frère, Johnny Storm (alias la torche humaine) peut voler et recouvrir son corps de feu. Ben Grimm, la chose, se transforme en pierre humaine et devient super-fort, super résitant et super orange. Le dernier lascar, Viktor von Doom (alias Viktor von Doom) se change en homme de métal et contrôle l'électricité.

J'aimerais pouvoir dire que j'ai aimé ce film. À défaut de cela j'aimerais pouvoir dire que je l'ai détesté avec une passion frôlant la folie mais ce film m'a laissé tellement indifférent que je suis un peu décontenancé.

Je vais donc essayer de critiquer comme je peux un film qui ne m'a absolument pas marqué.

L'histoire: que dire de l'histoire. C'est sûr que je ne m'attendais pas à de la grande trame dramatique mais je m'attendais au moins à autre chose que: 4 personnes avec des supers pouvoirs glandent à rien foutre dans leur appartement jusqu'à ce que le méchant décide de faire quelquechose. Quand un film compte 2 scènes dans une salle de bain, on sait que les auteurs cherchaient du matériel comique et n'en trouvaient pas.

La trame sonore: Il devait sûrement y avoir de la musique pendant les scènes mais rien qui n'accroche l'oreille. Rien non plus qui ne l'arrache. Je serais probablement incapable de sifflotter le thème musical même si on m'offrait 1 millions de dollars tellement il n'est pas mémorable.

Les dialogues: on tombe un peu plus dans le pas très bon ici. Mais c'est quand même un film de super-héros donc les répliques kitchs étaient attendues. J'ai toujours détesté la BD des 4 fantastiques pour cette habitude excécrable de certains personnages d'avoir une phrase qu'ils devaient dire à chaque épisode ("It's clobberin' time" pour la chose, "Flame On" pour la torche humaine, etc.)

Le jeu des acteurs: Du meilleur au pire on retrouve Ben Grimm, Johnny Storm et une troisième position difficile à séparer entre Dr Doom, Sue Storm et Reed Richards. Pas que l'acteur qui joue Johnny Storm soit si bon que ça mais c'est que les trois derniers sont si horribles que c'est difficile de faire pire.

On a d'un côté Mr Fantastique qui n'a jamais l'air d'avoir d'émotions. De l'autre, Dr Doom qui en a trop. Et au milieu Sue Storm qui n'a rien de brillant à dire ou à faire mais qui a quand même un décolleté plongeant.

Les effets spéciaux: assez chouettes. Je dirais même très bien. Du véritable bonbon de yeux (traduction libre de Eye Candy)

Je pense que je vais donner 2 ninjas à ce film, mais ces ninjas sont assez fantastiques pour quatre. Allez le voir, vous aurez probablement comme moi tout oublié du film le temps de vous rendre austationnement. Sauf peut-être le décolleté de Jessica Alba...

vendredi, juillet 15, 2005

Harry Potter

j'ai vu un article sur le site de la BBC qui m'a fait bien rigolé.

http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/lincolnshire/4682519.stm

Selon certains parents, donc, Harry Potter serait 'le mal'. Ils ont sûrement raison puisque même Benoît XVI semble abonder dans le même sens. Est-il nécessaire de souligner qu'il est infaillible?

Moi, je n'aime pas Harry Potter. Je ne le trouve pas méchant, je le trouve antipatique. En plus, il évolue dans un monde tout-à-fait incohérent. Remarquez que je base mon opinion sur ce que j'ai vu des films, ne réussissant pas à me résoudre à lire les livres.

Premièrement, on voit que Harry a passé les onze premières années de sa vie torturé psychologiquement et même parfois physiquement par son oncle et sa tante. Sa chambre consiste en un placard fermé sous les escaliers, il doit faire constemment des travaux ménagers, il n'est pas battu mais on sent qu'il n'y a pas très loin de la coupe au lèvres. On sait de plus que ses amis savent le traitement qu'il subit aux mains de sa famille adoptive. Pourtant personne ne lève le petit doigt pour le sauver. Ni ses amis, ni les responsables de son école ne sont foutus de simplement appeler les départements britaniques d'aide à la jeunesse.

Deuxièmement, on retrouve l'école où la majorité de l'action se trame. On a beau dire, c'est à onze ans qu'on force ses enfants dans les mondes des sorciers à choisir leur profession future. S'ils décident d'aller à l'école 'normale' un avenir morne de moldu les attends. sinon ils iront à Poudlard où il deviendront sorciers. Mais que fait-on de ceux qui abandonnent à mi-chemin. Ceux qui se rendent compte à 18 ou 20 ans que leur vie résidait plus dans le monde des moldus. Ils veulent devenir avocats ou encore docteurs. Ben ils peuvent oulier ça.

Pendant qu'ils apprennent leurs cours de potions et de défense des forces du mal, les petits étudiants apprennent les rudiments du calcul, de l'histoire et de leur langue parlée et écrite. C'est difficile de changer de carrière quand ton niveau de connaissance de l'anglais (ou du français), des maths et autres matières scolaires s'arrêtent à celles d'un enfant de onze ans.

Onze ans, c'est l'équivalent québécois d'une cinquième année. Donc, selon l'Unesco, les étudiants de Poudlard sont probablement considérés comme illetrés. Même Céline Dion s'est rendue en secondaire trois et elle ne pourra jamais se faire passer pour la lame la plus affutée du tirroir à couteaux. Imaginez si elle avait arrêté ses études au primaire.

Cette carence académique est peut-être la raison pourquoi les méchants du monde de JK Rowling sont si niais. Moi, à la place de Voldemort, j'aurais montré aux gens qui entourent Harry Potter que l'amour des parents ça laisse peut-être des cicatrices en forme d'éclair mais un calibre .38 ça laisse des trous que la médecine moderne à du mal à reboucher.

Évidemment je passe sous silence le gros du texte de Rowling qui laisse sous-entendre qu'on peut sorcier et cool ou moldu et insignifiant. Les moldus sont en effet décris comme étant sans intérêt, mesquin et un peu stupide. Comment ensuite expliquer à un enfant qui lit la série qu'il n'est pas sorcier mais qu'on l'aime quand même...malgré tout.

Évidemment, toutes ces critiques serait inutiles si au moins "l'oeuvre" de JK Rowling avait un tant soit peu d'originalité. Mais en 3 films ou me sert la même putain d'histoire, je ne trouve pas qu'il y a de quoi fouetter un chat.

"Mais les livre de Harry Potter amènent les enfants à la lecture". J'avoue, ça c'est un argument de taille. Mais quand j'aurai des enfants, je les initierai à la lecture avec des oeuvres bien mieux écrites, plus originales et tout aussi appropriées pour des enfants. Les chroniques de Narnia viennent à l'esprit, tout comme les livres mettant en vedette Tiffany Aching de Terry Pratchett. Je commence à avoir hâte que JK Rowling finisse son prochain livre. Au moins, on entendra plus parler de Harry pour un bout. Jusqu'à ce qu'elle se mette à laisser son nom à des séries de livres écrits par un paquet d'auteurs et qu'elle fasse de Harry Potter une franchise qui sera si mercantile et de si piètre qualité qu'elle donnera aux romans harlequin leurs lettres de noblesse.

mardi, juin 28, 2005

The Da Vinci Code (Le code de De Vinci)

Piqué de curiosité devant les ventes absolument astronomiques de ce bouquin, j’ai été un peu curieux et je me suis tapé la lecture de The Da Vinci Code.

Le livre raconte les péripéties de Jack Langdon, un américain spécialiste de la symbologie, qui est accusé d’avoir tué le curateur du Louvres, un certain Jacques Saunières. Accompagné de la petite-fille de sa présumée victime, il essaiera d’élucider l’énigme laissée par Saunières dans les derniers moments avant sa mort.

En avouant publiquement que j’ai lu ce livre, je me rends bien compte que je me suis mis à dos l’église catholique mais j’étais prêt à assumer le risque. L'Église est en effet un peu fâchée du message du livre qui prétend que Jésus-Christ était un type comme les autres, qu'il était marié et qu'il aurait même eu au moins un enfant.

Mais enfin, passons. J'ai trouvé le livre somme toute assez prévisible et je ne comprend pas tout l'engouement pour l'auteur. Le livre se lit très vite surtout parce que l'auteur a tendance à finir ses chapitres sur un coup de théâtre qui ne sera révélé qu'au chapitre suivant. On se dépêche donc de lire le chapitre entre le coup de théâtre et la révélation afin de savoir quelle est la réponse au suspense mais on est déçu à chaque fois. D'une déception ou révélation anti-climatique à l'autre, on fini par se lasser du style de l'auteur.

Et d'ailleurs, le titre du livre aurait dû être "the Jacques Saunières Code" parce que c'est son code à lui que les personnages principaux essaient de résoudre. Les peintures de Léonard de Vinci font plutôt office de toiles de fond et auraient pu être substituées par pas mal n'importe quel peintre. Quelques détails sont ajoutés sur l'œuvre de Léonard pour justifier le titre mais ces détails font "remplissage", comme si l'auteur essayait de remplacer la qualité du contenu par de la quantité. Certains trucs sont mentionnés et sont vraiment chouettes (comme le couteau fantôme dans la dernière Cène) mais l'auteur ne les amène nulle part, nous laissant nous demander pourquoi il les a mentionné en premier lieu.

D'ailleurs, l'auteur fait beaucoup de remplissage inutile. Par exemple: on mentionne la suite de Fibonace, le nombre d'or, les nombres complexes et quelques autres trucs mathématiques qu'on apprend pas forcément à la petite école mais ces détails ne viennent pas ajouter grand-chose à l'histoire (sauf la suite de Fibonace qui a son moment de gloire à un certain moment, mais c'est tout).

Si vous sentez le besoin absolu de lire ce livre, je ne peux pas trop vous suggérer la version illustrée. En effet, l'auteur fait allusion à plusieurs toiles et des dispositions architecturales et les photos permettent de bien voir ce que l'auteur essaie de nous relater.

Je donne 2 ninjas à The Da Vinci Code. Mais remarquez bien le sourire énigmatique de mes ninjas, les gens se demanderont pour les siècles à venir ce qu'ils ont à sourire. J'imagine qu'ils sourissent en pensant à ce bon vieux calembourg que je lègue à la postérité: C'est forgeant que l'on devient forgeron, c'est sciant que Léonard devint scie (dans le sens de, oui)

Batman Begins (Le début de l’homme-bâton)

Trois semaines d’abstention de cinéma en pleine saison des gros films, ça commençait à être long alors j’ai commencé mon ‘Rattrapage’ en allant voir le film Batman Begins.

Batman Begins raconte l’origine de Batman. Dans le film, Bruce Wayne est l’héritier d’une fortune de quelques milliards de dollars qui a vu ses parents se faire abattre sous ses yeux alors qu’il était enfant. Bruce grandira avec la soif de vengeance dans son cœur et partira s’entraîner avec un ordre secret quelque part en Asie en plein cœur des montagnes. Il reviendra ensuite dans sa ville natale où il assumera la personnalité de Batman, un justicier masqué qui punit les méchants.

Quand j’ai entendu parler qu’on voulait faire renaître la franchise de Batman sur le grand écran, j’ai eu peur. J’étais terrorisé à l’idée qu’on permette à Joel Schumacher de continuer de cracher sur les films plutôt chouettes que Tim Burton avait réalisé une troisième fois. J’avais détesté Batman Forever à un point tel que je n’ai jamais osé voir Batman and Robin. Mais les critiques de Batman Begins que je lisais sur le web semblaient relativement élogieuses. Je me suis donc pointé au cinéma avec des espoirs assez grands car j’ai toujours trouvé, en plus, que Batman représentait la quintessence du ninja.

En voyant qui jouait dans le film, mes espoirs grandissaient de plus en plus. Christian Bale, Morgan Freeman, Liam Neeson, Gary Oldman, Michael Caine et Rutger Hauer sont tous après tout des acteurs accomplis. J’aurais dû me douter qu’en mettant autant d’argent et de cachet dans la distribution, on devrait se contenter d’un singe attardé pour écrire le scénario. Pour citer Robin dans la vielle série des années ’50, "HOLY PLOT HOLE BATMAN !"

En effet le scénario est tellement plein de trous que toute la Suisse ne pourra pas pour des années à venir créer un gruyère qui lui arrivera à la cheville. Mais je reviendrai au scénario plus tard. Pour l’instant, je me contenterai de critiquer de façon à ne pas vendre de punchs.

Tout d’abord, comme je l’ai mentionné plus haut, la distribution est excellente. À part pour ‘la fille du film’ (Katie ‘Tom Cruise m’aime, bon’ Holmes) tout le monde fait un travail excellent. Il n’y a que Bale qui sonne un peu ridicule quand il fait la voix de Batman, mais ça on lui pardonne.

Les décors aussi sont à couper le souffle. On n’a pas droit aux décors néons absolument exécrables de Schumacher et le look fait un peu Burtonesque sans sombrer dans le kitsch.

Les gadgets de Batman ont généralement l’air assez cool mais la Batmobile n’est pas le modèle le plus élégant qui ait été porté à l’écran. Elle a l’air de l’enfant illégitime d’un Hummer et d’un tank. Certains aiment, d’autres détestent, moi je ris un peu de penser à la tête des conducteurs de tanks pendant que leur véhicule essaie de faire un petit au Hummer. Je crois que le plus triste pour la Batmobile, ce sont les scènes de chasse qui n’ont pas l’air d’être très rapides. En fait, tout le monde a l’air de rouler lentement sauf Batman qui roule peut-être un peu plus vite.

Évidemment, puisque Batman est un ninja, les batailles sont inévitables. Malheureusement, on a du mal à les suivre car la caméra va ça et là et comme tout est trop sombre, on n’a pas le choix d’attendre la fin du combat pour savoir qui a gagné.

La musique est, quant à elle, plus qu’oubliable et je ne peux pas me souvenir d’un seul morceau qui m’aurait marqué. Mais vient ensuite le scénario… Laissez-moi vous avertir que le scénario a des trous suffisamment grands pour que vous puissiez y construire votre Batcave.

NOTE : LE TEXTE QUI SUIT EN BLANC VEND DES PUNCHS DU FILM. SUIVEZ CE LIEN POUR SAUTER DIRECTEMENT À LA CONCLUSION.

Le scénario se tient relativement bien jusqu’à ce que Bruce Wayne soit sur le point de devenir membre de l’Ordre des Ombres. Son motif pour refuser est qu’il ne veut pas tuer un fermier meurtrier mais afin de l’épargner et de sauver sa peau, il tue au moins une trentaine de membres de l’Ordre dans sa fuite (et, vraisemblablement, le fermier qu’il voulait épargner).

L’arme ultime que les méchants utilisent est une sorte de gaz qui fait entrer quiconque le renifle dans une panique des plus complètes. Or, même si une bonne partie de la population est infectée au ‘Panic juice’, personne ne semble partir en courant dans une terreur aveugle. C’est plus un genre de terreur ordonnée qui fait en sorte que tout le monde s’acharne sur la même cible en même temps. C’est tellement ridicule que pendant quelques minutes, je me demandais si j’étais en train de me taper un film de zombies où tous les morts-vivants sautent sur le premier vivant qu’ils croisent.

D’ailleurs, quand le personnage de Katie Holmes est sur le ‘Panic Juice’ et qu’elle est à deux doigts de perdre son esprit (selon Batman et le Scarecrow), elle réussit à demeurer pas mal calme malgré le fait qu’elle est enfermée dans une auto qui va à 200 à l’heure avec un type tout habillé en noir qui ne fait pas d'efforts particuliers pour être rassurant.

Vient ensuite la scène où Gary Oldman embarque dans la Batmobile pour faire sauter les piliers du train afin de faire dérailler le mode de transport des méchants. Pourquoi diable Batman a-t-il cru bon d’aller confronter Ra's Al Ghûl (le méchant) dans le train s’il savait qu’il allait le faire dérailler? Il avait un besoin incontrôlable de claques sur la gueule? N’importe qui de sain d’esprit aurait fait dérailler le train d’abord pour ensuite aller foutre une raclée aux éventuels restes de méchants. Mais pas Bruce Wayne, il préférait être à bord du train lorsqu’il déraillait pour des raisons qui devaient être valables dans sa tête mais qui ne le sont pas dans la mienne.

Mais le pire reste l’outil de dissémination du ‘Panic Juice’. C’est une arme qui envoie des micro-ondes suffisamment fortes pour faire s’évaporer toute l’eau à quelques centaines de mètres à la ronde. Toute l’eau, sauf évidemment celle dans le corps des gens autour. Après tout l’être humain n’est constitué qu’à 70% d’eau.




FIN DES SPOILERS

J’avais de bons espoirs pour Batman Begins mais je ne lui donne que 2 petits ninjas. Évidemment, le film aurait pu facilement se faire un ninja de plus si chaque fois que Batman portait un coup on voyait en gros à l’écran des "BANG! ", "PAF!" et autres expressions de violence comme "MEUH!", "POUET!",et "BEDANG!". Mais tout espoir n’est pas perdu, la suite a déjà été annoncée et Katie Holmes a officiellement été radiée de la distribution, permettant à celle-ci de perdre son maillon le plus faible.

lundi, juin 20, 2005

Mise à jour

Je suis déménagé et je suis maintenant un banlieusard. j'ai affronté pour la première fois le traffic du matin et l'expérience était bien moins pire qu'on m'avais laissé l'entendre.

Après une semaine de peinture intensive et gossage de maison je peux affirmer que
1) je suis content de rentrer me reposer au bureau
2) je commence déjà à être écoeurer de voir l'intérieur du Rona l'entrepôt

Vu la quasi abscence de cinémas qui passent des films en VOA dans mon nouveau coin, ma consommation de cinéma devrait en théorie diminuer pas mal.

Le fait de devenir propriétaire a aussi fait évoluer mes lectures. Hier matin, je me suis surpris en lisant le catalogue de Canadian Tire et de trouver ça intéressant...

Premier choc culturel: À mon départ de Montréal à 10h le matin, mes voisins d'en dessous (qui avaient déjà 2 ou 3 bières dans le nez) était assis à faire des remarques de gars saouls pendant mon déménagement et essayaient de me vendre un vaissellier (comme neuf). À mon arrivée vers 13h en banlieue, le fils du voisin venait me demander s'il pouvait tondre mon gazon pour gratuit et il était vraissemblablement ajeunt.

2ième choc culturel: il n'y a pas de petits magasins, juste des gros. Des mégas-surfaces qui vendent de tout à toutes sortes de prix. Car les maisons de banlieue ont faim. Elles se nourissent de meubles et de vis et de tout plein de trucs.

Au moins les chats commencent à se retrouver un peu... Mais elles auront à affronter toute la semaine le chien de mes parents. Un charmant Yorkshire Terrier répondant au nom de Puce qui est composé de tout ce qui terrorise les minous. La semaine va surement promettre.

lundi, juin 06, 2005

Attention - danger

Si vous voulez avoir le coeur net sur ce que vous ne devriez pas lire, un groupe d'intellos de la droite américaine ont compilé une liste tout-à-fait pratique afin d'éviter que le petit peuple attrape la pensée critique. Cette liste c'est la liste des livres les plus dangereux du 19ième et 20ième siècle.

Suivez ce lien pour savoir si vous ou l'un de vos proches a été exposé à ses écrits odieux. (http://www.humaneventsonline.com/article.php?id=7591).

J'ai bien aimé voir que Darwin se mérite deux fois une 'mention honorable'

lundi, mai 30, 2005

L'attente est finie

Il n'y a pas que les fans de Harry Potter qui seront ravis cet été, il y aura moi aussi.

En effet, George RR Martin a annoncé sur son site qu'il a enfin terminer d'écrire le quatrième tome de l'excellente série A song of Ice and Fire.

Certains seront aussi content d'apprendre que malgré que la série semble partie pour ne jamais finir, un peu comme la série Wheel of Time de Robert Jordan, Martin songe finir la série au septième bouquin de la série.

Amazon.ca et chapers.ca prévoient la sortie du livre en Juillet 2005.

mardi, mai 24, 2005

Revenge of the Sith

Je n’ai pas assez aimé Star Wars Ep I et Ep II pour aller voir Revenge of the Sith la soirée de sa sortie mais j’ai quand même gardé un faible assez puissant pour cette série pour aller le voir la première fin de semaine. Ça m’aura prit 3 essais, mais j’ai réussi à le voir (la première fois, le son a flanché après environ 20 minutes, la deuxième je suis allé sans voir l’horaire au préalable et la prochaine représentation était 2 heures plus tard, la troisième fois fut la bonne).

Pour ceux qui vivent sous une roche depuis les 30 dernières années, la trilogie originale de Star Wars racontait l’histoire de Luke Skywalker, un jeune orphelin élevé par son oncle et sa tante qui devient le héros de la galaxie en la libérant du joug de l’Empire dirigé par l’Empereur Palpatine et l’imposant Darth Vader. En cours de route, il deviendra membre d’un ordre éteint, les chevaliers jedis, qui contrôlent une puissance mystérieuse, la Force (remarquez la majuscule), qui leur donne des pouvoirs sur tout ce qui les entoure. Ajoutez une princesse, des extra-terrestres, des robots, des épées laser, et des vaisseaux spatiaux et vous obtenez la trilogie originale.

Mais au début des années 2000, le producteur de la série, George Lucas, a décidé d’offrir aux fans une seconde trilogie qui servirait de prologue à la série originale. Les fans trépidaient d’impatience pour voir ce que leur gourou allait leur offrir. Et le résultat fut l’exécrable The Phantom Menace. Deux ans plus tard, c’est le très oubliable Attack of the Clones qui nous est livré. Et aujourd’hui nous avons Revenge of the Sith.

Sith se passe peu de temps après la conclusion de Clones et relate la transition finale entre Anakin Skywalker et Darth Vador. Ce film va donc chroniquer la transition d’Anakin de jeune adulte rebelle et arrogant à mégalomane avec des illusions de grandeurs.

Il ne faut pas se leurrer, ce film a été fait pour les fans de Star Wars. Tout ce que cette horde d’admirateurs fanatiques voulait voir y est. On a un combat à l’épée laser entre Darth Sidious et Yoda et la fameuse scène où Darth Vader se fait dévisager au point où son armure devient essentielle, sans oublier un petit détour sur la planète des Wookie (avec une petite apparition de Chewbacca). Si vous n’êtes pas un fan hardcore, vous serez sûrement déçu par ce film.

Tout d’abord : voyons ce qu’il y a de bon dans le film. On a bien sûr les effets spéciaux, gracieuseté d’Industrial Light and Magic qui sont une génération au devant de ce qui ce fait aujourd’hui. On a aussi quelques chorégraphies de combats à l’épée laser qui sont tout aussi chouettes.

C’est tout.

Passons maintenant au moins bon : en tête de liste vient le Général Grievous, le robot en chef de l’armée des droïdes. À part la scène où on le voit au combat, il n’est vraiment pas un personnage intéressant. Tout d’abord, c’est un robot qui tousse. Prenez le temps de bien lire cette dernière phrase : un robot… qui tousse. Oui, je sais, c’est boiteux. Ajoutons aussi le fait que l’acteur qui fait sa voix sonne étrangement comme Triumph the insult comic dog et vous finissez de combler le ridicule. Je m’attendais d'une seconde à l’autre à ce qu’il dise un truc du genre "The republic is a great thing… for me to POOP on".

Vient ensuite la relation entre Padmé (jouée par Nathalie Portman) et Anakin (joué par Hayden Christiansen). Il n’y a aucune chimie entre ces acteurs. On dirait que ni l’un ni l’autre n’a le goût d’être dans la même salle que leur collègue. Même si c’est en grosse partie cette relation qui provoque la chute d’Anakin vers le côté obscur, on ne peut pas y croire car quand il est avec Padmé, on dirait qu’il a juste hâte d’être ailleurs. Mais on ne peut pas trop en vouloir aux acteurs, les dialogues qu’on leur demande de réciter sont tellement nuls qu’on ne peut pas croire qu’ils proviennent d’un être humain normal.

Et d’ailleurs, malgré la présence d’acteurs d’un calibre reconnu, la plupart des performances oscillent entre correctes et exécrables. George Lucas ne fait que démontrer scène après scène sa totale absence de talent de directeur. On prend presque pitié des acteurs qui doivent endurer ce film et leur joie que ce film soit le dernier de la trilogie est presque palpable.

Le film accumule aussi les clichés de façon pénible. La dernière partie du film est particulièrement douloureuse à soutenir si vous êtes du genre à détester les clichés. Ceux qui ont vu le film vont probablement se réveiller dans la nuit en se rappelant avec dégoût la scène du ‘Noooooooooooooooooooooooon’.

Ajoutons à tout ceci une morale à la gomme, livrée subtilement comme un camion de vidanges qui tombe de quinze étages, sur ce que George Lucas pense de la politique de Bush et on s’assure que l’œuvre ne vieillira jamais aussi bien que la trilogie originale.

D’ailleurs, j’ai trouvé particulièrement agressant le manque de lien entre les films de la trilogie Ep I, II et III. Alors que dans la trilogie originale, ont fait des allusions à des trucs qui vont affecté les films qui vont suivre, chaque film du prologue est relativement contenu et rien ne laisse présager les menaces que les héros vont affronter. Un des trucs que j’ai détesté sur le robot qui tousse, c’est qu'il n'est jamais suggéré que l’armée de droïdes produisait des robots capables d’initiatives propres. On n’a jamais non plus introduit subtilement Darth Saruman (ou compte Dooku si vous préférez). On dirait que pour chaque film George Lucas c’est tout simplement assis et dit "qu’est-ce qui serait cool dans ce film là…. Ah oui, un robot qui tousse". L’effet est que chaque film semble encapsulé mais il ne l’est pas vraiment.

Dans la trilogie originale, on avait quand même des allusions aux événements qui vont suivre. Par exemple : Jabba the Hutt est mentionné dès le premier film. Le fait que Han Solo est recherché par des chasseurs de primes aussi est mentionné, etc.

Je donne finalement 2 ninjas à Star Wars Revenge of the Sith. Mais remarquez bien qu’un de ces ninjas est composé entièrement de l’affection que je porte à cette série et de souvenirs nostalgiques de mon enfance. Allez le voir à vos propres risques.

mardi, mai 10, 2005

hitchicker's guide to the Galaxy (Le guide du routard galactique)

Si vous êtes comme moi, vous vous demandez sûrement : mais comment pourrais-je donc voyager dans la galaxie pour 30 dollars Altariens par jour ou moins? Heureusement pour vous (et moi), il existe un guide qui nous explique comment faire. Ce guide, c’est le guide du routard intergalactique mais tout le monde l’appelle tout simplement "Le Guide". Et maintenant l’œuvre de Douglas Addams est disponible pour votre bon plaisir au cinéma.

L’histoire de Hitchicker’s guide to the Galaxy (H2G2) raconte l’histoire d’Arthur Dent, un brit’ bien ordinaire qui passe un bien mauvais mardi. Il a la gueule de bois, sa maison va être détruite par la voirie pour la construction d’une autoroute et la Terre va exploser avant la fin du chapitre 3. Mais heureusement pour lui son voisin et meilleur ami, Ford Prefect, est un extraterrestre qui va l’amener avec lui pour se sauver de la Terre avant le gros boum. En chemin, il rencontrera le président de la galaxie, des extra-terrestres et un robot qui est impatient de voir l’arrivée du cyber-prozac.

C’est difficile de faire un résumé de H2G2 parce que bien que le bouquin soit hilarant, l’histoire est souvent un peu décousue. Les dialogues délicieux et le rythme effréné du livre ne se transmettent pas bien à l’écran. La pire victime de ce transfert sur celluloïd c’est Zaphod Beeblebrox qui passe de type plus cool que cool à crétin attardé. Et puisque ça coûte très cher d’avoir un Zaphod à 2 têtes, on introduit un personnage joué par John Malkovitch qui vient juste enlever la seconde tête (qui est superposée à la première et non sur l’épaule comme dans la série).

Mais là où le bât blesse, c’est l’ajout de l’histoire d’amour mièvre entre Arthur et la dernière terrienne du monde. On aurait dit que la personne qui a fait l’adaptation s’est fait avertir de rajouter une sorte de tension qui n’existait pas entre les personnages dans le bouquin et le résultat, c’est une histoire d’amour un peu moche et horriblement clichée. Les auteurs de l’adaptation ont beau essayé de donner un peu de profondeur aux personnages de Addams, ils ne réussissent qu’à nous taper sur les nerfs.

Mais on ne peut pas dire que du mal de ce film. La chanson du générique (du début et de la fin) est assez rigolote et risque de me trotter dans la tête pour quelques années. (So long and thanks for all the fish…)

Visuellement, le film est assez chouette et je dois dire que j’apprécie que la majorité des créatures extra-terrestres soient l’œuvre du studio de Jim Henson et non pas un paquet d’animations de pacotille. Il y a quand même un peu d’animation (certaines scènes de dauphins, la baleine qui tombe du ciel, les scènes dans l’espace) mais ce n’est pas surutilisé comme dans plusieurs films de SF récents.

Mis à part la seconde tête de Zaphod, le film ressemble pas mal à la vision que j’avais de l’univers de Addams. La seule exception est probablement le vaisseau ‘Heart of Gold’ qui n’a pas la forme d’une chaussure.

Reste que comme je pensais, ils ont réécrit le film de fond en comble. Je suis bien d’accord pour dire que la prémisse du livre était légère mais le film vient l’alourdir pour rien et prend des détours pas tous très comiques.

Malgré tout, il y a quand même un gag du film que j’ai bien ri : "I’m british, if there’s one thing I know how to do it’s queue."

À la demande de mon éditeuse (coucou chérie), je rajoute un petit paragraphe sur Marvin. Côté personnalité, j’ai trouvé que Marvin faisait plus enfant gâté que complètement déprimé. Physiquement, sa tête de smilie inversé me laisse mi-figue, mi-raisin mais j’imagine que le jouet dérivé du film va avoir l’air chouette.

Je donne en finale 2 ninjas de l’espace à H2G2. Ces ninjas sont assez plaignards mais il faut comprendre que tous les diodes de leur côté gauche font mal. Attendez sa sortie en vidéo pour vous taper la chanson du générique et vous ne regretterez pas.


En passant, je suis conscient de la faute dans "éditeure", mais je trouve le nom ‘éditeuse’ trop drôle alors je le laisse là, nah!

jeudi, mai 05, 2005

Lettre ouverte à la personne qui a gribouillé ‘Earth First’ sur mon auto

Sans Préjudice :

Cher crétin,

Je ne sais pas quel était ton but de gribouiller ‘Earth First’ au marqueur permanent sur la fenêtre de mon automobile. J’imagine que tu essayais de me sensibiliser aux méfaits de l’automobile sur la terre mais je ne peux pas m’empêcher de me demander : « pourquoi moi? ».

La raison de mon interrogation c’est que j’ai bien fait attention à l’achat de mon auto de prendre un modèle à la consommation d’essence minimale justement parce que je ne voulais pas trop impacter mon environnement. Les deux seuls modèles qui avaient une meilleure consommation d’essence que mon auto était la Prius et la Honda Civic hybride. Je n’ai pas opté pour ces 2 modèles surtout pour des raisons purement pécuniaires puisque le modèle de base de ses deux marques coûtait, à la date de mon achat, dix mille ou quinze mille de plus.

Et j’ai quand même essayé de me passer d’automobile. J’ai passé 5 ans à Montréal sans auto. Mais ma belle-famille habite à l’extérieur de l’île dans un endroit où le service du transport en commun est presque inexistant. Donc les demandes constantes de la relation entre ma fiancée et sa famille ont rendu l’achat d’un véhicule presque indispensable. Ajoutons à ceci mon besoin à moi de me déplacer en Gaspésie de façon périodique pour voir ma propre famille et l’obtention d’un véhicule devient pratiquement essentielle.

Ne penses-tu pas que le temps que tu as pris pour vandaliser mon véhicule aurait pu être mieux investi, d’une manière plus constructive qui aurait probablement mieux transmit ton message? Tu aurais pu écrire à ton député fédéral ou provincial afin de demander des incitatifs à la vente de véhicules plus efficaces au niveau de la consommation d’essence. Tu aurais pu même te consacrer à bien réussir à l’école afin de pouvoir accéder à des études supérieures qui pourraient te permettre à moyen ou long terme de découvrir soit une source d’énergie renouvelable ou, du moins, plus efficace que les combustibles fossiles. Mais non, tu as préféré juste barbouiller ‘Earth First!’ dans la fenêtre d’auto d’un quidam.

Est-ce que ton message m’a sensibilisé à ton point de vue : non. J’ai juste été fâché parce que j’ai vu que mon auto a été vandalisée. Et d’ailleurs, j’extrapole en pensant que tu prenais comme cible mon auto et la consommation connexe de biens polluants. Peut-être essayais-tu de te proclamer ‘Terre Premier, premier Pape de l’Église Naturiste’ ou peut-être même es-tu membre d’une espèce extra-terrestre et ce message est un avertissement pour me dire que toi et ta race allez envahir la Terre en premier. L’ambiguïté et le manque de contexte de ton message viennent appauvrir ton point de sorte qu’on ne sait pas ce que tu veux dire. Pour citer Chomsky : "Le medium, c’est le message".

Mais ce qui me fait le plus chier dans toute l’affaire c’est que j’habite dans un quartier francophone. Le français est tellement répandu que même le caissier asiatique du dépanneur du coin parle un français presque impeccable (et n’importe qui à Montréal peut te dire à quel point c’est rare). Malgré la saturation du français dans le voisinage, tu as écrit en anglais sur mon auto.Et en plus, même si tu croisais ce texte sur Internet (et la probabilité est pratiquement nulle) tu serais probablement trop taré pour comprendre un traître mot de ce que j’ai pu dire parce que tu étais trop incapable pour écrire ‘Terre en premier’ sur mon auto. Donc j'aurai écrit toute cette diatribe pour rien mais toi aussi parce que le marqueur permanent, ça s'efface quand même facilement d'une fenêtre.

Veuillez agréer l’expression de mon envie de vous en sacrer une,
Lucre